La viticulture bordelaise traverse une période particulièrement difficile.
Si l’on excepte les grands crus, qui ne représentent que 5% de la production girondine totale, et les marques fortes de la propriété et du négoce, tout un pan de l’économie viticole est mis à mal par la mévente, la stagnation de cours très bas, l’existence de stocks importants (plus de 8 millions d’hectolitres avant vendanges), et la forte baisse des marchés de l’exportation.
Cette situation crée de graves soucis chez les exploitants, et plusieurs centaines de vignerons sont aujourd’hui en difficulté, ne pouvant payer leurs cotisations, leurs impôts ou leurs remboursements, faute de pouvoir vendre leurs vins. Pour les aider à traverser cette période que l’on veut croire provisoire, le CIVB, Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux, a décidé de mobiliser toute la filière.
A partir du 15 octobre, le vigneron en panne de solutions pour s’en sortir pourra appeler un numéro de téléphone gratuit, le 0 805 56 20 20, baptisé «Numéro Vin». Un correspondant écoutera sa demande, notera avec précision le besoin exprimé, et les transmettra à un médiateur. Il s’agit de M. Bertrand de Balanda, personnalités bien connue en Gironde, où il exercé plusieurs fonctions dans les organismes viticoles.
Le médiateur s’efforcera alors de trouver une solution avec tous les partenaires concernés, qu’il s’agisse des banques, mutuelles, collectivités, chambres consulaires, syndicats professionnels, services de l’état, ou tout autre organisme viticole et administratif mobilisé pour l’occasion.
Il ne s’agit pas de se substituer à un guichet déjà existant, mais de faciliter des démarches, parfois contraignantes, et d’apporter une aide et des informations à un professionnel (négociant ou producteur) qui rencontre un gros souci dans sa vie professionnelle.
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