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La vigne vue par ceux qui la suivent de près.

Le terroir est lié au travail de l'homme

Messagepar Jean-Pierre NIEUDAN » Mer 25 FĂ©v 2009 18:01

Claude Barreyre travaille au château de la Croix à Ordonnac appartenant à la famille Francico. Cette propriété est dans la famille depuis 1870. Elle s'étend sur 32 hectares et compte approximativement 210 000 pieds de vigne. C'est une densité élevée mais assez courante dans le Médoc. Cette entreprise compte huit personnes salariées employées toute l'année. Le cépage est pour 40 % du merlot, le reste est du cabernet franc et sauvignon avec une dominante pour ce dernier.

La taille

Il nous explique : « Le travail de la taille a ceci d'important, c'est lui qui va déterminer la future récolte. Nous, on a comme mode de taille le ''Guyot''. On a deux bras sur lesquels il va falloir garder deux ''astes'' (ou flages en Entre-deux-Mers) ». Pour certains médocains, il faut deux astes et un cot à deux yeux systématiquement. Le cot va permettre de raccourcir un peu pour éviter que les pieds se croisent, ce qui diminue le volume foliaire donc l'humidité pour éviter d'avoir des maladies cryptogamiques (champignons) qui va faire pourrir les grappes à terme. On laisse un nombre de bourgeons précis correspondant à la vigueur du pied. Les bourgeons les plus fructifères se situent vers le haut. Tout en faisant une démonstration il précise : « Je garde les bourgeons les moins fructifères pour avoir un rendement faible pour la qualité si non on va faire de grosses grappes diluées pas forcément intéressantes au niveau qualitatif ». C'est vraiment au moment de la taille qu'est évalué le potentiel qualitatif et quantitatif de la future récolte.

Le vin

Au niveau du vin c'est un processus traditionnel. Pour Claude Barreyre « 90% du vin c'est le travail de la vigne... chaque détail a son importance et c'est au final quand vous rentrez la vendange à pleine maturité, parce que quand vous travaillez bien ça vous permet de l'attendre au maximum sans avoir le souci de la maladie. Si vous ramassez mûr vous aurez forcément du vin qui reflète la maturité.

Le millésime 2008

En 2008, une fois n'est pas coutume, c'est une année du vigneron qui avait beaucoup travaillé dans ses vignes parce que les conditions climatiques étaient épouvantables jusqu'à mi-septembre. Au château de la Croix on nous explique : « C'est un travail de fond que nous avons mis en place l'année dernière et cette année encore pour arriver, quelles que soient les conditions climatiques, à avoir un potentiel qualitatif sur le raisin. Le travail effectué nous a permis d'obtenir au moment de la vendange quelque chose de sain. Nous avons attendu deux semaines de plus pour vendanger afin d'attendre au maximum la maturité que l'on détermine surtout gustativement. Le travail a payé, on a une très très bonne couleur, un très bon équilibre en bouche et au niveau nez c'est des nez de fruits mûrs. On a réussi quelque chose de très très bon... Nos terroirs demandent beaucoup de travail, il est intimement lié au travail de l'homme ».

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Jean-Pierre NIEUDAN
 
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