Si ce n'est par idéologie (et dans ce cas il ne consomme que du labelisé), pourquoi un consommateur lambda arrivant sur BDE aurait-il besoin de deviner quelque chose qui n'affectera en rien la qualité du produit final?
"Imagine, tu mets du trèfle à Beaucastel, le consommateur lambda peut interpréter ce logo comme un vigneron en cours de certification bio (d'ailleurs comment prouver qu'il a fait sa demande?) sauf que ça se trouve, sur le 2007, il est 100% bio et sur le 2008, il a utilisé deux ou trois produits fongicides...comment le consommateur peut-il le deviner?"
oui et alors? qu'est-ce qui compte, ce qu'il y a dans le verre ou les 2 ou 3 passages effectués pour sauver une récolte? Pontet-Canet est-il moins bon depuis qu'il a traité en 2007? N'est-ce pas la vérité dans le verre qui compte? je ne parle bien sûr pas des ultra chimique qui à mon sens ne peuvent faire bon mais de ceux qui sont très raisonnés et font de grands vins, il y en a tant.
"Se garder la possibilité d'un traitement conventionnel si besoin ne me semble pas être un argument"
Je ne partage pas ton avis sur ce point Jean-Louis. Tout dépend de la situation financière du domaine, des investissements en cours etc... Certains peuvent se permettre d'être jusqu'au boutistes, et il faut les féliciter, d'autres non, pas pour autant que leurs vins ne seront pas superbes.
Enfin, entre dépasser les doses de soufre en bio et mettre 2 ou 3 traitements pour assurer la récolte sur une année difficile quand on est raisonné, je crois savoir ce qui est le plus nocif pour les sols!
Mais merci d'avoir lancé ces propositions intéressantes.
