Vin n° 1 : Château Tirecul La Gravière Cuvée Andréas :
Un vin blanc aux bords clairs et un centre davantage soutenu. Le nez se présente aimablement avec des senteurs de chèvrefeuille, de thym léger, d’acacia. Fort beau. Peut-être le vieillissement le fera t-il évoluer vers des notes agréablement champignonnées ? Vive entrée de bouche, et suite pleine, fruitée, légère. Agréable amertume. Une pointe d’alcool en trop à mon goût. Un vin de gastronomie. 15.5
Vin n° 2 : Sejana 1999 Afrique du Sud :
Robe profonde, évoluée, légèrement trouble. Un nez puissant, sur la prune, le cuir. Impressions de gras, de crème. Splendide. Quelques illustres y trouvent aussi des senteurs de menthe, de réglisse, qui les font se tourner vers l’hémisphère sud. La bouche est toute en douceur et distinction, avec un prolongement goûteux et parfaitement exquis. Tout est presque (alcool) parfaitement en place. Vin remarquable. 17
Vin n° 3 : Domaine HBC ? Vin de Hongrie 1999:
Robe vive d’un beau carmin. Fruits rouges, traces de vanille et cuir caractérisent le nez de ce vin. La bouche est souple, équilibrée et d’un prolongement correct. Un vin jeune, alerte sans être tempétueux, comme on trouve prés de chez nous. Cépages ? Il fallait simplement voyager. Un bon plaisir qui mérite un 15.5.
Vin n° 4 : Château de Franc 2005 – Les Cerisiers :
Bords atténués, robe au centre profond. Nez sauvage, mystérieux mais pénétrant. Bois( ?), impression de vanillé encore un peu perceptible. La bouche est très dynamique, hélas l’alcool est à mon goût dominant. Tannique aussi et une certaine maigreur. Un bon goût d’ensemble. Note de 14 qui sera ultérieurement réévaluée.
Vin n° 5 : Château Beauséjour 2005 – Cuvée 1901 Montagne Saint-Emilion:
Vin toujours violacé, profond. Nez mûr, enjôleur, large spectre olfactif. Une expression racée en bouche et une douce chaleur. Un vin lourd dans le meilleur sens du terme qui laisse apparaître quelques traces d’élevage. Harmonie, excellence, grande cuvée manifeste. Un peu de sécheresse ? 17
Vin n° 6 : La Tour Saint Bonnet 2000 - Médoc:
Vin plutôt clair au nez monolithique, poivron absolu. En bouche le vin reste sur sa ligne de goût, sans apporter une moindre variabilité ni d’émotion particulière. Un vin humble, laconique. 14.5
Vin n° 7 : Château Phélan Ségur 2004 – Saint Estèphe:
Robe intense, obscure. Fort beau nez classique de la rive gauche girondine. Cacao, coulis, un peu de cèdre. A mon avis la bouche n’est pas tout à fait en phase, car j’y perçois une légère déviance aromatique. Celle-ci demeure toutefois équilibrée et puissante sur une structure juste. 15.5
Vin n° 8 : Domaine de Mas Daumas Gassac 96 – Côteaux du langedoc:
Robe moirée mais franche. Le nez est un peu retenu, sur des senteurs de fraise dominantes. L’agitation laisse imaginer d’autres parfums secrets, complexes. Rondeur, élégance, et équilibre marquent cet excellent vin. 16
Vin n° 9 : Château d’Armailhac 2005 - Pauillac:
Robe brillante aux contours atténués. Fruits rouges faciles au nez, senteurs de tabac. Beau et encore très jeune. La bouche pourtant fondue m’apparaît moins jolie en raison d’amers et de tanins trop marqués. Une certaine rusticité et sans longueur particulière. Sans doute de la difficulté pour moi de jouir d’un cru en à attendre. 15.5
Vin n° 10 : Hermitage 2001 – Cave de Tain:
Robe foncée, aux reflets mats. Nez mûr, sur la chicorée, les épices. La bouche est élégante et alerte. Les mêmes senteurs sont subtilement reprises et offrent un vin chic. 16
Vin n° 11 : Château Léoville Las Cases 1993 – Saint Julien:
Robe vive, moirée et qui laisse apparaître quelques îlots de bouchon. Non mais qui a ouvert ce cru ? A écarteler ! Les senteurs au nez sont complexes, torréfiées, liqueur de cassis. La bouche est sensuelle, d’une puissance domestiquée, beaux parfums tertiaires, de sous-bois. Charme dominateur. 16.5
Evidemment une soirée des plus sympa que la diversité des crus et l’absence de fil conducteur a rendu très instructive. Le prochain thème devrait être du même tonneau afin que chacun appréhende le championnat de France des dégustateurs dans de bonnes conditions. Comme Ju et moi sommes déjà prêts
.Loup.
. Ceci étant, je ne qualifierais pas la finale de minérale mais plutôt d’astringente. Il est à mon sens (et je pense celui de Patrick ?) question d’une notion tactile plus que de minéralité. Je ne remets pas l’existence de cette dernière en question, mais la perception décrite (je pense) relève plus de la trame tannique que de l’impact du terroir... Je ferai cependant attention à cela la prochaine fois!