Quelques vignerons habitués, et d'autres que je n'avais jamais croisés bd Haussmann.
La liste des vins est ici, avec les notes données sur le moment. A prendre avec des pincettes, évidemment, le contexte n'est pas à la grande concentration, j'essaie plutôt de saisir des impressions.
Ceux que j'ai découvert, et bien aimé :
* clos des Grillons (deux articles sur le net, ici et là ). Un ancien prof d'histoire-géo, qui a vinifié son premier millésime en 2008. Deux jolis blancs (un CdRhône générique, et un VV s'appuyant sur certains pieds qui remontent à 1901, donnant leur nom à la cuvée), faisant la part belle au Bourboulenc. Les rouges sont un peu en retrait.
* Ferme St-Martin : deux rouges au fruité concentré mais digeste, avec une belle intensité en bouche. Très bon rapport q/p
Ceux que j'ai découvert, et moins aimé :
* La Grande Colline (ici, ou là ) : les deux Canon (blanc et rouge) sont, surtout pour le blanc, un exemple typique de ce qui passe à mon goût pour le côté obscur de la force "naturelle" : nez pas net, une pointe d'oxydation, peu de gourmandise ... je ne comprends pas ce genre de vins.
* Mouressipe : même impression que ci-dessus sur la cuvée Pitchounet, hybride rouge/rosé (50% cinsault, 50% grenache) trouble (mais pas que visuellement). Les deux autres rouges (Cacous et Pitchounet) sont plus "raisonnables", au fruité croquant, d'une très grande buvabilité
Ceux que je connaissais déjà , avec une impression mitigée :
* Domaine du Mazel : deux rouges un peu ingrats en l'état, mais avec une matière sérieuse et un bel équilibre, sans doute un beau potentiel
* Romaneaux-Destezet : je pense avoir déjà mieux goûté les vins d'Hervé Souhaut. Le St-Joseph Sainte-Epine, notamment, me semblait avoir un petit souci de bouteille. Son petit frère générique s'en sortait mieux, avec un jus bien fait.
* Dard et Ribo : j'ai bcp aimé les deux blancs (Crozes et Saint-Joseph, 2011), même si Yair Tabor, croisé au même moment, me disait être gêné par leur réduction. En rouge, pas convaincu par le Crozes "C'est le printemps" 2012, en revanche le Saint-Jo 2011 (en relisant ma note de 14 je la trouve bien sévère) et l'Hermitage 2011 sont de jolis vins.
* Gramenon : goûté Sierra, Papesse et Sagesse. Homogénéité du style des trois vins, chacun avec leur personnalité, c'est bien fait, manque d'un petit quelque chose pour que ce soit vraiment emballant.
Ceux que tout le monde connait déjà :
- Allemand : grosse différence de style entre les deux cuvées, avec un Chaillots 2010 plutôt fin, déjà ouvert, et un Reynards 2010 doté d'une matière serrée, à attendre sans doute looongtemps. Tout cela est très bon, mais trop cher pour moi.
- Vieille Julienne : pas trop fan de Clavin blanc (2011), par contre un beau Clavin 2010 en rouge, corsé, structuré, avec un bel avenir. Très beau nez sur le Châteauneuf 2009, en revanche une attaque manquant un peu de franchise, puis un milieu de bouche plus conforme au standing de ce vin.
- Stéphan : ce n'est pas le vigneron le plus sympathique du plateau, mais en-dehors de sa Côte Rotie 2011 qui ne m'a pas paru en place, coup de coeur pour Tupin 2009, tout ce qu'il faut là où il faut, nez complexe, envoûtant, un superbe toucher de bouche. Bassenon 2009, au nez peut-être encore plus expressif, mais (sans doute desservi par l'ordre de service) une bouche un peu plus fluette (c'est relatif ...).