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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Hugo B. » Lun 4 Juin 2018 14:41

Est-ce surprennant quand on voit l'influence du marché asiatique sur l'inflation des vins de Bordeaux ?
Carruades de Lafite est épuisé (presque) partout à 159 Euro HT.
Je posais la question sur la partie primeurs mais qui va acheter Ă  ce prix lĂ  si ce n'est pour avoir Lafite Rotschild d'Ă©crit sur la bouteille ?
Qu'importe le prix qu'ils choisiront il y aura toujours des gens pour acheter et c'est bien triste pour les jeunes amateurs dont je fais partie qui ne pourront pas découvrir ce cru (non pas par soucis financiers mais parce que je peux acheter tellement de bons vins pour le prix d'une seule bouteille qui je pense ne me donnera pas autant d'émotions).
Le second problème c'est que ca va inciter les autres à suivre le mouvement et je crains de voir (entre autre) le prix de sortie de Cos d'Estournel que je compte acheter pour ma petite Marlene.
Heureusement que le prix des Sauternes reste "raisonnable" :cheers:
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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mar 5 Juin 2018 11:39

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Congrès des Œnologues
Focus sur la lumière
Le 58ème congrès des œnologues de France s’est déroulé à Reims du 30 mai au 1er juin avec pour thème « lumière sur nos vins ». Face sombre avec les goûts de lumière et face lumineuse avec la mise en valeur des vins.




« Lors d’un apéritif au soleil, c’est le goût de lumière assuré dès la troisième minute ! », rappelle avec humour Michel Valade, responsable du service vin au Comité Champagne. La lumière sous tous ses aspects, positifs et négatifs, a été au centre des débats du congrès rassemblant 350 oenologues. « Nous avons choisi ce thème car le goût de lumière est un problème national, explique Wilfrid Devaugermé, président des œnologues de Champagne. Nous voulions élargir ce thème à ce que la lumière peut apporter de positif dans notre filière ».
Le Comité Champagne a rappelé les résultats de ses essais sur les effets négatifs de la lumière sur les bouteilles blanches. S’il est possible de mettre des LED de couleur ambre dans les zones de stockage des vins, « pour les zones de travail, il faut chercher une lumière blanche compatible avec une bonne qualité de travail tout en préservant la qualité des vins, souligne Michel Valade. Mais le principal problème se situe lors de la vente chez les cavistes ou en grande distribution. Il faut éduquer les vendeurs à l’importance de la lumière pour que la qualité de nos vins soit préservée ».

Effet rapide

Pour mettre en évidence l’effet rapide de la lumière, plusieurs ateliers étaient proposés, avec une dégustation comparative d’un même vin, sans exposition à la lumière et avec une exposition de 4 heures. Cette expérience a été menée sur un champagne, un prosecco, un vin blanc tranquille et un rosé. Pour chacun de ces vins, l’altération du goût (vers un goût de choux fleur) était très perceptible. Dans un autre atelier, les œnologues ont pu déguster le même champagne dans une ambiance de lumière bleue, puis de lumière rouge. La perception du vin est alors significativement différente.

Vu qu’il est difficile de maîtriser le parcours des bouteilles une fois qu’elles sont vendues, le principal conseil pour éviter les goûts de lumière est de ne pas choisir de bouteilles blanches, ou à défaut de les emballer dans un papier protecteur de couleur orange ou bronze.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mar 5 Juin 2018 11:43

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Bayer supprime la marque Monsanto
Bayer prévoit de finaliser l'acquisition de Monsanto le 7 juin. La nouvelle entreprise conservera le nom de Bayer.




Le groupe allemand de pharmacie et d'agrochimie Bayer compte supprimer la marque Monsanto après l'acquisition du géant américain des OGM et des pesticides, a-t-il annoncé lundi 4 juin. Le groupe de Leverkusen a par ailleurs indiqué qu'il comptait boucler le 7 juin son rachat de Monsanto valorisé près de 63 milliards de dollars, précisant que toutes les autorisations nécessaires des régulateurs ont été obtenues.

Le nom d'entreprise Monsanto ne sera plus utilisé

"Bayer demeurera le nom de l'entreprise. Monsanto en tant que nom d'entreprise ne sera pas maintenu", indique un communiqué de Bayer publié lundi. Les marques des produits vendus par Monsanto vont en revanche subsister. Aucune justification n'est donnée par Bayer pour la suppression du nom Monsanto, alors que depuis l'annonce du projet de mariage avec l'américain à la mi-2016, les défenseurs de l'environnement ont fait pression sur les autorités en organisant des protestations et manifestations à travers le monde.

Ces derniers associent le nom de Monsanto à l'utilisation de produits agricoles jugés néfastes à l'environnement. Un débat est en cours en France sur une interdiction du glyphosate d'ici 2021, le principe actif du Roundup de Monsanto. "Nous allons écouter ceux qui nous critiquent et travailler ensemble", mais "le progrès ne doit pas être stoppé en raison d'un renforcement des fronts idéologiques", a déclaré Werner Baumann, PDG de Bayer, dans un communiqué.

L'acquisition de Monsanto, lancée en septembre 2016, est valorisée près de 63 milliards de dollars (53,8 milliards d'euros) en se basant sur la valeur de l'endettement de la cible en février 2018.

Feu vert des autorités de la concurrence

Les autorités de la concurrence aux États-Unis et en Europe ont déjà donné leur feu vert à l'opération tout en imposant d'importantes cessions d'activités au rival allemand BASF, pour une valeur de près de 9 milliards de dollars (7,7 milliards d'euros).

L'ensemble agrochimie de Bayer va totaliser un chiffres d'affaires de près de 20 milliards d'euros, en tenant compte des cessions d'activités à BASF qui pèsent pour environ 2 milliards d'euros de ventes.

Bayer a annoncé dimanche soir procéder à une augmentation de capital de 6 milliards d'euros pour l'aider à financer son achat, en émettant près de 75 millions de nouveaux titres au prix de 81 euros l'unité, la souscription devant avoir lieu entre le 6 et le 19 juin.

Des emprunts obligataires pouvant aller jusqu'Ă  20 milliards d'euros vont par ailleurs boucler le montage financier.

Le rapprochement entre Bayer et Monsanto avait été accueilli au départ avec réserve par les autorités de la concurrence, en raison de la position dominante qu'aura la nouvelle entité en matière de produits agricoles.


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Messagepar Lalex » Mer 6 Juin 2018 11:46

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Fortes pluies
Attaque virulente de mildiou dans le Gard
Dans le Gard, de nombreux viticulteurs se sont fait surprendre par une attaque foudroyante de mildiou. Une déveine pas vue depuis 2008.




Adrián Arias, du groupe Coopérative agricole Provence Languedoc, n’en revient pas. En attaquant cette année les grappes par surprise, le mildiou a déjoué ses certitudes acquises en 33 ans de métier. « Le mildiou, c’est habituellement franc comme maladie. Ce n’est pas sournois comme l’oïdium ou le black rot. Je n’avais jamais vu une attaque de grappes aussi foudroyante sur du grenache, sans signe avant-coureur sur les feuilles ». Que s’est-il passé ? Un débourrement opéré vers les 10-12 avril, une maturité des œufs d’hiver de mildiou acquise vers les 17-20 avril, suivis de nombreuses et fortes précipitations en mai. « On savait que c’était mûr, on avait la pluie et les flaques. Mais quasiment pas de taches sur feuilles. Les premiers symptômes sont apparus sur grappe entre le 20 et le 21 mai, j’ai aussitôt prévenu les vignerons. On n’attendait pas une sortie si précoce. Ceux qui ont pu traiter entre la pluie du 29 avril et celle du 9 mai ont sauvé les grappes. Ceux qui ont démarré la protection après la grosse pluie du 13 mai, sont dans l’embarras. Les traitements ont été lessivés. 80 % ont des attaques sur grappes».

« J’apprends à mes dépens»

Edouard Sentex, jeune vigneron à Vauvert, ne parvient pas à éradiquer le mildiou dans une parcelle d’un hectare de grenache mené en bio. «Il s’agit d’une mouillère. Comme je l’ai prise en fermage l’an dernier, j’ai mal anticipé cet inconvénient combiné aux pluies de cette année ». Fin avril, il plante son tracteur jusqu’au pont. « Je n’étais pas inquiet, j’ai décidé de laisser passer un premier traitement ». La parcelle toujours pas ressuyée, il acquière une brouette solo. Quand il commence à traiter vers la mi-mai, la 2e contamination a déjà eu lieu. « C’est devenu exponentiel ! Il régnait dans la vigne une vapeur d’eau très favorable au mildiou, avec de grosses pluies battantes par 13° et du soleil chaud quelques heures après ». Autour de 70% des grappes sont touchées. Sur les autres parcelles de ce domaine de 5,5 ha, les taches sur grappe semblent déjà desséchées sous l’action du cuivre et des défenses que possède naturellement la vigne. « Mais sur cette parcelle, rien n’y fait. J’apprends à mes dépens. Je ne vais pas m’acharner et risquer de tuer la nature, je veille juste maintenant à préserver le feuillage pour permettre une bonne mise en réserve des bois l’année prochaine ». « Une année à mildiou serait une année à raisin », dit-on dans le pays. C’est ce qu’espère Edouard Sentex pour minimiser la perte.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mer 6 Juin 2018 11:49

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[Portrait] Loïc Jamet : éclosion d’un grand vigneron
Arrivé sans fracas dans un domaine familial aussi discret que mythique, Loïc Jamet forme désormais un duo de choc aux côtés de son père et s’affirme déjà comme un vigneron incontournable en Côte-Rôtie. Portrait publié dans Terre de vins n°52 de mars/avril.




Du haut de ses 24 ans, Loïc Jamet a hérité de ses parents une certaine discrétion mais aussi une générosité et une sincérité au moment d’évoquer son amour du vignoble. Ces vignes, ce ne sont pas n’importe lesquelles. Le domaine Jean-Paul et Corinne Jamet, du nom de ses parents, est unanimement reconnu comme l’un des référents de l’appellation Côte-Rôtie. Un statut qui aurait pu être pesant.
Mais Loïc se sent bien dans les vignes. Tout petit déjà, il aimait accompagner sa mère pendant les livraisons. Un premier pied dans l’univers des gens du vin. Un univers attirant qu’il a un temps mis en balance avec celui de la cuisine avant de décider de poursuivre l’aventure familiale.

D’autant qu’avec le départ en 2012 de son oncle qui était associé au domaine, trouver sa place a certainement été plus simple. Une fois son BTS en poche après deux années riches à Beaune, Loïc s’est aguerri au cours de deux stages, en Bourgogne puis dans le Var. De sa vinification bourguignonne, il va intégrer une meilleure compréhension de la gestion particulière d’une mosaïque de terroirs assez proche de la diversité présente sur ses collines natales. Les côtes de Provence seront l’occasion d’appréhender une manière différente de travailler et de vendre les vins. Un point non négligeable aujourd’hui pour un vigneron qui doit maîtriser toutes les facettes, y compris commerciales, d’un métier devenu plus global.

De l’Afrique du Sud aux collines granitiques d’Ampuis

La France et ses richesses vont toutefois vite s’avérer insuffisantes pour un jeune homme d’une vingtaine d’années rêvant de confronter son quotidien à une tout autre réalité. Il aurait pu faire comme beaucoup le choix des États-Unis ou de la Nouvelle-Zélande, mais il décidera de s’envoler pour ce bout d’Afrique rude mais tellement riche d’enseignements. Le domaine qu’il va choisir produit et achète des raisins de terroirs et de climats très variés. Une aubaine pour remettre en question des certitudes acquises avec la syrah et le viognier de la vallée du Rhône septentrionale. Syrah, grenache, chenin, cinsault en provenance tantôt de vignobles profitant de l’influence maritime, tantôt de climats beaucoup plus arides. Un kaléidoscope dans lequel Loïc va se découvrir un attrait tout particulier pour le chenin, cépage fantastique mais compliqué. Et au fond de la tête, l’idée un jour de pouvoir le retravailler. Mais en attendant, point de chenin sur les pentes escarpées des collines toisant le Rhône autour d’Ampuis qu’il va retrouver début 2015, date prévue de son installation officielle.

Un échange intergénérationnel intelligent et constructif

Dès le départ, Loïc va œuvrer en étroite collaboration avec son père, Jean-Paul. Ce dernier souhaite échanger, écouter, et tenter certaines expérimentations voulues par son fils. Une vinification de marselan (croisement de cabernet-sauvignon et de grenache noir) a ainsi été réalisée sans toutefois se montrer probante. 2015, premier millésime, sera aussi formateur pour Loïc. Cette année chaude et solaire nécessitait une vigilance à la vigne. « Nous avons effeuillé juste ce qu’il fallait pour pouvoir maintenir un maximum de fraîcheur dans les vins rouges. » Et une attention tout aussi grande sur les blancs dont s’occupe plus particulièrement Loïc depuis son arrivée.

Le résultat sur Condrieu est tout simplement impressionnant en 2015. Une matière superbe, dynamique avec une bouche dense et droite, sans pesanteur. Une bouteille qui en dit long sur les capacités de ce jeune homme à produire de très belles cuvées. Mais l’humilité chez les Jamet n’est pas un vain mot et Loïc rappelle sans cesse la parfaite collaboration avec son père. « Il n’y a pas de changements fondamentaux. Toutes les décisions de vinification sont prises en commun. À la vigne, j’essaie de pousser pour un travail encore accru des sols même si nous piochons déjà beaucoup ces terres pentues difficiles à travailler. » Les amateurs peuvent être rassurés. L’avenir du domaine Jamet est entre de bonnes mains. Et qui sait, Loïc sera peut-être celui qui, après Côte-Rôtie et Condrieu, permettra au domaine d’acquérir ses lettres de noblesse sur une originale cuvée de chenin rhodanien !


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mer 6 Juin 2018 11:54

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Benoît Gouez : "La Champagne est une histoire d'adaptation permanente"
Raisin bio, concurrence des mousseux, nouvelles attentes des amateurs de vin, recherche scientifique... Le chef de cave de Moët & Chandon aborde les questions qui agitent l'appellation.




Il officie depuis vingt ans chez Moët & Chandon. Deux décennies durant lesquelles les modes de production ont évolué à grande vitesse tant à la vigne que dans les chais, tandis que les profils des consommateurs se diversifiaient. Le tout sur fond de réchauffement climatique. Précis, posé, passionné, Benoît Gouez explique au Figaro comment sa maison réagit aux changements ou les anticipe.


LE FIGARO. - Vous achetez une part importante de votre raisin Ă  des vignerons. Exigez-vous des raisins bio ?
Benoît GOUEZ
. - Du point de vue des approvisionnements, nous essayons d'inciter un maximum de partenaires à suivre les procédures qui mènent à la certification "viticulture durable" et "haute valeur environnementale". La plupart d'entre eux se rendent bien compte, au-delà du rapport client-fournisseur, qu'il faut être le plus vertueux possible. Dans ce cadre, nous leur proposons un accompagnement technique. Cette politique passe aussi par des primes à l'achat des raisins certifiés "viticulture durable".

Pour le chef de cave, quelle est la différence entre un raisin bio et un non bio ? Cela a-t-il une incidence sur la qualité du vin ?
Non, cela ne fait pas une grande différence sur le vin, mais a une incidence sur le paysage, sur l'environnement.

La concurrence doit être rude entre les différentes maisons pour obtenir des approvisionnements. Comment fidélisez-vous vos vignerons fournisseurs ?
Certains travaillent avec nous de père en fils. D'autres sont intéressés par des avantages que nous pouvons leur fournir grâce aux diverses branches de LVMH. En outre, aujourd'hui, il semble que les champagnes de vignerons soient en déclin. Nous pouvons parler d'un phénomène de réengagement du vignoble, c'est-à-dire que les vignerons sont plus nombreux à s'engager avec notre maison.

Vos approvisionnements sont mutualisés et arrivent chez Mercier, Moët & Chandon et Dom Pérignon. Comment les attribuez-vous à telle maison plutôt qu'à une autre ?
Dom Pérignon a des crus prédestinés et certains approvisionnements, selon les circonstances, sont attribués à l'un ou l'autre. En règle générale, les jus sont goûtés, classifiés et attribués. Mais il existe une hiérarchie de valeur.

Et en cas de mauvaise récolte ?
Les mauvaises années n'existent plus. Sur les vingt dernières années, nous aurions pu faire un champagne millésimé chaque année, sauf en 2001. Cela n'est pas dû au hasard. Dès les années 1970, les Champenois ont replanté pour augmenter le rendement. À partir des années 1990, nous avons fait beaucoup de progrès techniques à la vigne et dans les chais. Et puis le changement climatique rebat les cartes et nous est plutôt favorable. Depuis 1988, le taux de sucre du raisin à la vendange est en croissance. Même 2003, année de la canicule, a donné naissance à un superbe millésime.

Vinifiez-vous en fonction des nouvelles attentes du public ?
Certains consommateurs veulent moins de sucre. D'autres demandent plus de fruit... Il faut surtout trouver un subtil équilibre entre l'authenticité, le respect, l'histoire et la contemporanéité de la marque. Notre style, et notamment celui du Moët Imperial, implique un palais savoureux, une maturité élégante et du fruité. À partir de cette donne, nous pouvons évoluer. Les modes de vie changent, nous aussi.

Le champagne rosé obtient un succès croissant. En produisez-vous d'avantage ?
En vingt ans, le champagne rosé est passé de 2 % à 20 % de notre production. En fait, ce qui était la faiblesse de ce vin - son côté pas sérieux - est devenu sa force. Le fait de n'être ni un rouge ni un blanc et de passer pour un vin de barbecue s'est avéré être un atout. Nous avons vraiment décollé dans les années 1980 avec le Rosé Imperial. En outre, le rosé a un caractère universel. Ce n'est pas un seul marché qui a fait son succès : c'est la France, les États-Unis, l'Afrique du Sud, l'Inde.

Comment réagissez-vous face au succès des mousseux italiens, espagnols et d'ailleurs ?
Plus le monde de la bulle grossira, plus nous aurons d'opportunités. Il faut juste savoir se situer en haut de la pyramide et continuer à élever notre niveau d'exigence. Et s'améliorer. L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne. Respecter la tradition, c'est avoir des acquis et les faire évoluer. Le succès du mousseux constitue une saine émulation. La Champagne est une histoire d'adaptation permanente. En outre, la région a la chance d'avoir un terroir propice sur une grande échelle. Nulle part ailleurs dans le monde nous ne retrouvons cette unicité de terroir dans ces dimensions.

Réalisez-vous des recherches sur le matériel végétal ?
Nous avons planté nos propres vignes mères pour nos besoins de porte-greffes, car nous manquions de garanties sanitaires en achetant à l'extérieur. Le prochain sujet sera celui des clones : nous voudrions retrouver des clones avec plus d'identité et plus de résistance. Nous étudions de nouvelles variétés, comme le pinot noir à grappe lâche, présentant de meilleures résistances aux maladies. Mais produire des raisins sains ne suffit pas. Il faut qu'ils soient bons. Nous procédons donc à des essais sur 30 hectares, sur des parcelles très différentes les unes des autres.

Les choses changent-elles aussi dans les chais ?
Nous nous sommes beaucoup spécialisés. Certains sont dédiés à tels types de vinification. Nous avons une personne chargée uniquement du suivi de l'analyse des fermentations... Nous commençons à parler d'oenologie de précision.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mer 6 Juin 2018 11:58

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Jennifer Le Néchet, itinéraire d’une jeune prodigue
Une année aura suffi à Jennifer Le Néchet pour remporter le Diageo World Class à Miami et devenir la meilleure barmaid du monde. 2 ans plus tard, la jeune prodigue du Café Moderne ouvre son bar, dans le 20e arrondissement de Paris.


Après de long mois de recherches et de travaux, Jennifer Le Néchet va ouvrir dans quelques semaines son propre bar à Paris, au 42 rue de Ménilmontant (20ème arrondissement). C’est derrière le comptoir de ce bel espace convivial et lumineux que la jeune barmaid de 31 ans va pouvoir exprimer toute sa créativité.





LE FIGARO : Vous étiez initialement destinée à une carrière dans la littérature et la civilisation hispanique, comment vous est venue cette passion pour la mixologie ?
Jennifer LE NECHET
: Cette passion m’est venue par hasard. J’ai arrêté mes études après ma licence, je ne savais pas quoi faire comme métier. Par la suite, j’ai travaillé avec mon meilleur ami dans une brasserie à Bercy. J’ai commencé en tant que serveuse, sans même savoir tenir un plateau, puis que je suis passée derrière le bar. A cette époque-là, je ne faisais pas de cocktail, je servais uniquement de la bière, du vin et des softs. J’ai travaillé là-bas quelques mois et ensuite j’ai voulu rester au bar.

Ensuite je suis allée au Café Charlot, encore une brasserie. Il y avait quelques cocktails et un peu de création, mais ça restait minime, donc j’ai décidé de partir pour aller au Café Moderne. Un vrai bar à cocktails, avec de vrais spiritueux.

LE FIGARO : Qu’est-ce qui vous a poussé à participer en 2016 au Diageo World Class à Miami ?
J. LN
: Quand je suis arrivée en avril 2015 au Café Moderne, je ne connaissais pas du tout ce concours-là. Mon patron y avait participé l’année précédente et avait fini 3ème à la finale mondiale. Il m’a demandé si je voulais moi aussi tenter ma chance. J’ai longuement hésité en me disant que c’était trop tôt, qu’il valait mieux attendre quelques années. Finalement en juillet je me suis rendue à la finale France à Paris. Et j’ai adoré.

Quelques mois plus tard, je me suis entrainée un peu pour le concours France, sans en parler à personne, en me disant que si j’avais quelques choses de correct à présenter je tenterai le concours, sinon non.
Finalement j’ai tenté l’expérience et en octobre, j’ai été sélectionnée pour la finale France qui avait lieu en juin. Et je l’ai remporté. Je suis ensuite partie à Miami affronter les 57 gagnants des autres pays.

LE FIGARO : Quelles ont été les répercussions de cette victoire sur votre carrière ?
J. LN
: En rentrant à Paris après le concours, j’ai continué à travailler au Café Moderne, tout en étant ambassadrice World Class. J’ai été appelée dans les différents pays qui organisent le concours pour faire des Masterclass, des démonstrations ou être membre du jury. En un an j’ai parcouru plus de 20 pays (Europe, Etats-Unis, Russie, Canada…).

LE FIGARO : Est-ce que vous comptez participer à d’autres concours ?
J. LN
: Je ne pense pas. Celui-ci je ne peux plus y participer. Pourquoi pas des concours par équipe. Mais lorsque l’on passe membre du jury, c’est difficile de se re présenter quelque part ensuite.

LE FIGARO : Vous créez énormément de cocktails. Où puisez-vous votre inspiration ?
J. LN
: C’est uniquement de la création. Sur la finale monde, j’ai dû en créer 40 rien que pour le concours. Je fonctionne au feeling et je m’inspire de la cuisine, surtout au niveau des techniques et de l’association des goûts. Je puise mon inspiration dans les films, livres et jeux vidéo. Il faut savoir que l’on ne créé pas seulement un cocktail, mais aussi un univers autour de celui-ci. Et pour moi, au niveau de l’association des goûts, il n’y a pas de règle.

LE FIGARO : Pour vous qu’est-ce qu’un cocktail réussi ?
J. LN
: C’est totalement subjectif. Nous n’avons pas tous la même perception. Mais de façon générale, il faut qu’il ait tout ce qui se relie aux sens. Il faut un beau visuel, une bonne texture et qu’il sente bon.

LE FIGARO : Quels sont pour vous les cocktails culte ? (Historiques)
J. LN
: Le mojito (rire), mais ça fait des années que je n’en ai pas fait et le Spritz. Mais aujourd’hui, les choses ont changé. Les gens veulent découvrir des nouveautés, des créations sur mesure.

Le cocktail qui m’a marqué c’est le "El Taco Tojo". Je m’étais inspirée d’une Margarita mais en reprenant les éléments d’un tacos. C’était sur le thème de la Pool Party, j’avais fait tout un univers mexicain. J’ai infusé de la téquila au maïs grillé pour recréer le goût de la galette, j’ai fait un scrub aux poivrons rouges avec du citron vert, des herbes etc. Et j’avais commandé sur-mesure des verres en forme de tacos. Ce cocktail est encore servi au Café Moderne.

LE FIGARO : Quel va ĂŞtre le concept de votre bar ?
J. LN
: Nous sommes 3 associés. Cela va être un bar à cocktail et restaurant. Nous serons ouvert midi et soir, avec une thématique autour du partage, d’inspiration méditerranéenne. Concernant la décoration, c’est clair, lumineux et très végétal.

Le midi il va y avoir une formule classique qui change tous les jours. Avec une ardoise restreinte ; deux entrées, deux plats et deux desserts. Et le soir, tables, cocktails et nourriture se partagent avec ses amis.
Il y a un peu plus de 50 places assises, la moitié sont des mange-debout et le reste, ce sont des vraies tables.

LE FIGARO : Quels accords mets/cocktails pensez-vous faire ?
J. LN :
Il n’y aura pas de menu type avec un plat et un cocktail. Mais nous conseillerons les gens bien évidemment.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Ven 8 Juin 2018 11:57

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Les Brouilly et CĂ´te de Brouilly visent le classement en 1er crus
Les vignerons des crus du Beaujolais Brouilly et Côte de Brouilly travaillent depuis 5 ans à produire des vins revendiqués en lieux-dits. L'idée étant de pouvoir à terme obtenir auprès de l'Inao le passage en 1er crus d'une partie d'entre eux.




Les vignerons de Brouilly et Côte de Brouilly avaient donné rendez-vous à la presse ce lundi 4 juin 2018 à Paris. Outre la dégustation des trois derniers millésimes, l'objectif était aussi de lui présenter leur démarche de revendication de nouveaux « lieux-dits » pour une partie de leurs vins. L'objectif visé : le classement, d'ici plusieurs années, d'une partie d'entre eux, en 1er cru.
Depuis cinq années, les vignerons s'attachent en effet à vinifier et à revendiquer de façon séparée, sur leur déclaration de récolte et leurs étiquettes, des parcelles de vigne à partir des lieux-dits définis par le cadastre. Pour l'appellation Brouilly, c'est actuellement le cas de 41 lieux-dits, sur un total de 86 répertoriés. En Côte de Brouilly, 17 lieux-dits sur 19 le sont. « Il y a cinq ans, il n'y en avait que deux...Les vignerons se les sont donc bien appropriés », constate, satisfait, Robert Perroud, co-président du cru.


"Accompagner les ventes en bouteilles"


Cette démarche a pour but de créer un « historique de production », condition essentielle pour qu'un certain nombre, les plus qualitatifs d'entre eux, obtienne à terme leur classement en 1er cru par l'Inao. Mais cette ultime étape ne devrait pas se concrétiser avant plusieurs années : « Il faudra je pense une dizaine d'années...Nous avons fait environ la moitié du chemin à parcourir », estime celui-ci.

L'idée a germé en 2010, avec la décision de cartographier, d'un point de vue géologique, les 10 crus du Beaujolais. Le travail a débouché sur l'édition de cartes en 2014, qui ont permis de mettre en lumière « l'extrême diversité et complexité des sols ».

Cette volonté de monter en gamme est aussi née du constat que les ventes en bouteilles se développent de façon très importante dans ces deux appellations, au dépend du vrac.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Ven 8 Juin 2018 12:02

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Rencontre chef-vigneron à La Bussière-sur-Ouche
Le restaurant 1131, à l'Abbaye de la Bussière-sur-Ouche, fait se rencontrer grands vins et grande cuisine.



Rencontre chef-vigneron à La Bussière-sur-Ouche
Les événements de l'Abbaye de la Bussière, à La Bussière-sur-Ouche (21) sont placés sous le signe de la rencontre. Rencontre entre le chef Guillaume Royer et un vigneron. La prochaine édition de ces déjeuners-dégustations se tiendra le vendredi 29 juin à midi. Après le domaine Senard (Aloxe-Corton), le domaine invité est le domaine Lucien Jacob, implanté dans les hautes côtes de Nuits, à Echevronne, avec 16 hectares plantés à Beaune, Pernand-Vergelesses, Savigny-les-Beaune, Gevrey-Chambertin, Chambolle-Musigny et dans les Hautes-Côtes. La dégustation sera accompagnée d'une cuisine du terroir généreuse et pleine de saveurs. Jean-Michel et Christine Jacob feront partager leur savoir-faire vigneron. L'ambiance de ces rencotres est conviviale, détendue, loin de tout protocole et la gastronomie de haute volée.
Nombres de places limitées.
80 € par personne tout compris.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Lun 11 Juin 2018 12:06

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Anjou
Jo Pithon cède son domaine
Le vigneron angevin vient de vendre ses 9 ha et son activité de négoce à Ivan Massonnat, un financier, passionné de vins, qui constitue avec d’autres rachats, un domaine de 25 ha.




C’est une figure du vignoble angevin. Un de ceux qui depuis plusieurs décennies ont milité pour la valorisation des vins de l’Anjou, ceux de chenin sec en particulier, et ardent défenseur de la viticulture bio. Jo Pithon a décidé de passer la main et vient d’annoncer qu’il cède son domaine à Ivan Massonnat, un investisseur parisien, originaire de Savoie, passionné de vins. Les deux hommes se sont rencontrés lors du dernier Salon des vins de Loire en février à Angers. L’un cherchait à vendre son activité de viti-négoce, l’autre concrétisait une envie de plusieurs années : reprendre un domaine viticole. C’est un autre vigneron, bien connu du vignoble, Patrick Baudouin, qui les a mis en relation.
Un nouveau domaine de 25 ha

Outre les 9 ha de Jo Pithon, l’investisseur, associé dans un cabinet de capital-investissement, a racheté également 10 ha à Pascal Laffourcade dans les meilleurs crus angevins : Quarts-de-Chaume grand cru, et Coteaux du Layon 1er cru Chaume. “Via la Safer, nous avons également repris 6 ha supplémentaires. Nous arrivons à 25 ha, ce qui me semble une taille critique ici”, précise Ivan Massonnat.

A l’instar du travail mené par Jo Pithon depuis des années, le futur domaine – dont le nom n’est pas encore arrêté – prévoit de se focaliser sur le chenin vinifié en sec. “On misera sur des vins équilibrés, et avec une bonne capacité de vieillissement, pour l’export et le CHR français en belle gastronomie”, résume l’investisseur, qui souhaite axer le développement par la valorisation, mais aussi, créer une cuvée d’entrée de gamme du domaine à un prix abordable.

Reste désormais à structurer la société – avec le recrutement de deux à trois personnes, dont un(e) responsable – les trois salariés de Jo Pithon seront conservés, et lui-même interviendra comme consultant pour accompagner la reprise.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mar 12 Juin 2018 11:53

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GrĂŞle dans le Bordelais : les aides ne pourront pas compenser toutes les pertes
Les aides et allègements qui seront consentis aux viticulteurs et autres exploitants de Gironde touchés par l'épisode de grêle en mai "ne compenseront jamais la totalité des pertes subies", a averti mercredi 6 juin le préfet de Nouvelle-Aquitaine, Didier Lallement, incitant l'interprofession à développer l'assurance contre les aléas climatiques.





"Même si les chiffres du nombre d'assurés progressent, ils sont encore très largement inférieurs à ce qu'ils devraient être et il y a des gens qui sont dans des situations de détresse parce que, pour la deuxième année, ils ont des pertes qui ne sont pas assurées", a déploré le préfet à l'issue d'une "cellule d'urgence" avec des représentants de la filière agricole.

Lors du dernier week-end de mai, de violents orages de grêle ont dévasté près de 7.100 hectares de vignes dans le Bordelais (sud Médoc, Côtes de Blaye, Côtes de Bourg) et plus de 10.000 ha dans le bassin Charente-Cognac. Les exploitants touchés devraient bénéficier d'un allègement des cotisations sociales et d'une exonération fiscale sur le foncier non-bâti.

En 2017, après l'épisode de gel du mois d'avril qui avait touché 60.000 hectares de vignes, "ce sont plus de 7 millions d'euros qui ont été exonérés pour la seule Gironde, ce n'est pas une mesurette", a souligné Didier Lallement. Ces mesures ont été saluées par les participants à la réunion mais restent insuffisantes, selon le président de l'appellation Côtes de Bourg.

CONSTITUER UNE "RÉSERVE CLIMATIQUE"

Car "l'année dernière, il n'y avait pas eu le cumul des deux mauvaises saisons, des deux accidents climatiques", a souligné Stéphane Donze. Les viticulteurs réclament surtout de pouvoir augmenter les réserves de vin qu'ils sont autorisés à constituer lors des années fastes. Ces stocks (volume complémentaire individuel ou VCI) sont pour l'instant limités par la réglementation à une vingtaine d'hectolitres par an par exploitation.

Les professionnels voudraient pouvoir doubler cette quantité, ce qui permettrait d'utiliser ces stocks en cas d'année de "cataclysme climatique", a insisté Hervé Grandeau, président de la fédération des grands vins de bordeaux (FGVB). Il souhaite également une "évolution fiscale" pour permettre aux viticulteurs de "constituer une réserve climatique" dans leurs bilans comptables.

"C’est-à-dire pouvoir épargner une partie des bénéfices d'une bonne année, les mettre dans un compte d'attente sans fiscalisation ou prélèvement sociaux, et pouvoir réinjecter ces réserves dans le chiffre d'affaires" en cas d'aléas climatiques durant les années suivantes.

(Avec AFP)


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mer 13 Juin 2018 12:03

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2017 : un grand millésime à Chablis
Dans l'Yonne, le gel a de nouveau sévi en 2017 et l'été s'est chargé de mûrir les raisins restant. Au final, Chablis tient un grand millésime !



Et si c'était tout au nord de la Bourgogne, dans l'Yonne, qu'il fallait aller chercher les vins blancs les plus réussis du millésime 2017 ? On sait maintenant que les rendements ont été élevés et parfois même un peu plus en Bourgogne en 2017... sauf dans l'Yonne, et tout particulièrement à Chablis, où le froid s'est chargé au printemps de faire le « travail » de régulation des rendements ; avec férocité dans le nord du vignoble, avec plus de douceur ailleurs, mais globalement les rendements ont donc été partout faibles, à très faibles. Un domaine dont les vignes sont réparties dans les différentes zones du Chablisien, a produit autour de 35 hectolitres/hectare en moyenne, pas plus.

Résultat, avec le bel été ensoleillé et chaud, les raisins ont mûri, se sont concentrés en restant frais et on obtient un pourcentage global de réussite tout à fait exceptionnel (74%) que Chablis n'avait encore jamais enregistré dans nos pages. Il faudra attendre bien sûr de regoûter un peu plus tard ces vins et d'autres en bouteilles, mais Chablis tient très probablement avec 2017 un grand millésime, à la fois riche, « solaire » et tendu ! Le rêve...Quant aux rouges d'irancy, aux blancs de saint-bris et vézelay, les résultats sont également très solides renforçant la « thèse » du grand millésime pour l'Yonne.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Ven 15 Juin 2018 12:09

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Pression mildiou
La situation s'aggrave dans tout le vignoble
Les pluies incessantes continuent de favoriser le mildiou. Les cycles s’enchaînent. Les symptômes continuent de progresser, notamment dans les parcelles où il y a eu des défauts de protection. Les bios sont mis à rude épreuve.




Les vignerons sont débordés. Partout les pluies incessantes mettent leurs nerfs à rude épreuve. La pression du mildiou est phénoménale et ils doivent jongler pour trouver des fenêtres d’intervention. Dans plusieurs vignobles, il a tellement plu que passer dans les vignes devient très compliqué. C’est le cas en Côte d’Or. Dans ce département, sur les quinze derniers jours : un seul n’a pas vu de pluie, relate le bulletin Vitiflash du 12 juin, élaboré par la Chambre d’Agriculture. Les cumuls sont phénoménaux : 136 mm à Chambolle, 125 mm à Chassagnes. Le double de la précipitation moyenne en juin… Des conditions idéales pour le mildiou.
Dans la région, la situation restait néanmoins saine dans la majorité du vignoble mais les techniciens s’attendaient à ce qu’elle évolue dans les prochains jours. Les bios sont mis à rude épreuve. Ils n’ont parfois pas eu d’autres choix que de renouveler leur traitement alors que la végétation était encore humide. Les techniciens leur recommandaient donc de vérifier régulièrement l’état sanitaire de leur parcelle, des défauts de protection ayant pu avoir lieu compte tenu de ces conditions exceptionnelles.

Les défauts de pulvérisation ne pardonnent pas

En Champagne, la situation évoluait également avec une nouvelle sortie de symptômes. Dans l’ensemble, elle restait sous contrôle, excepté dans les parcelles où il y a eu des défauts de pulvérisation dans la zone des grappes.

Dans le Bordelais, le mildiou est particulièrement virulent. Le BSV Nord Aquitaine du 12 juin signale de nouvelles attaques sur feuille et sur grappe mais qui restaient dans l’ensemble contenues et de faible intensité. Toutefois, il fait état de situations ponctuellement plus compliquées avec d’importants symptômes sur feuilles et grappes dans le Blayais, l’Entre-deux-Mers, le Libournais, le Sauternais, le Médoc, et le Pays Foyen.

Peu de parcelles indemnes dans le Gard

Dans le Midi, la situation est critique. Dans le Gard, elle s’est à nouveau aggravée. Le BSV Languedoc-Roussillon du 12 juin précise que dans ce département « Seule une infime minorité de parcelles sont encore indemnes (Bassin Alésien) et le nombre de parcelles très touchées avec perte partielle de récolte s’est encore accru. La partie sud du département (Costières, Sables et Plaine Littorale) reste encore la plus significativement touchée. Parmi les parcelles les plus touchées, le grenache est largement prédominant ». Dans l’Hérault, les symptômes ont aussi augmenté avec apparition de rot brun et de mildiou mosaïque. « La fréquence des symptômes peut atteindre, dans certaines parcelles observées, la totalité des grappes. Des pertes de récolte sont régulièrement notées », indique le BSV.

Situation explosive dans le Var

Situation explosive également dans la Var où la moitié des 45 parcelles observées cette semaine par la chambre d’agriculture dans le cadre du réseau de référence présentaient des symptômes sur grappe à des fréquences variables, selon les informations de son bulletin du 13 juin.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Ven 15 Juin 2018 12:15

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Éric Carrière, entretien foot et vin
Coup d’envoi aujourd’hui de la 21ème Coupe du Monde FIFA en Russie. Pour accompagner cet événement sportif planétaire, nous avons rencontré l’ancien international français Éric Carrière. Désormais consultant pour la chaîne Canal+, il a surtout amorcé une reconversion réussie dans le vin. Entretien.



Né en 1973 en Ariège, Éric Carrière a suivi une carrière de footballeur singulière, avec des débuts professionnels « sur le tard » à 22 ans avant de s’illustrer dans des clubs tels que le FC Nantes, l’Olympique Lyonnais, le RC Lens et le Dijon FCO. Dix fois sélectionné en Équipe de France (5 buts), ce milieu de terrain a raccroché les crampons en 2010. Depuis, les abonnés à la chaîne Canal+ ont pu le voir déployer ses talents de consultant. Quant aux œnophiles, ils seraient bien avisés de jeter un œil du côté des Caves Carrière, l’activité de négoce et de vente de vin lancée il y a huit ans par le jeune retraité. A l’heure où le monde entier va avoir les yeux braqués vers la Russie où commence aujourd’hui la 21ème édition de la Coupe du Monde FIFA, Éric Carrière a accepté de nous parler de sa passion du vin… où le ballon n’est jamais loin.





Éric, comment votre passion pour le vin est-elle née ?
Mes grands-parents étaient paysans, je suis né en Ariège et j’ai grandi dans le Gers, j’en ai gardé un fort attachement à la terre, au terroir, aux bons produits. Mon père achetait un peu de vin mais ses moyens ne lui permettaient pas d’ouvrir de « grandes bouteilles ». C’est plutôt durant ma carrière de sportif que j’ai vraiment découvert le vin. Lors de mes années nantaises, et surtout à Lyon. En 2002, nous avons fait une excursion dans le vignoble de Côte Rôtie, chez Stéphane Ogier. Il nous a fait déguster sur fût, goûter de vieux millésimes. J’ai été séduit par la personne, par ses qualités humaines, auxquelles j’attache beaucoup d’importance. La rencontre avec Stéphane a été un déclic. Nous sommes devenus amis et quelques années plus tard, lorsque je jouais à Lens, il m’a proposé que l’on achète des vignes ensemble, 1,2 hectare en Condrieu et 40 ares en Côte Rôtie. C’était important pour moi de « m’ancrer » ainsi sur une terre viticole.

Comment vos goûts ont-ils évolué au fil du temps ?
La passion s’est rapidement développée, j’ai commencé à acheter de plus en plus de vin. Un peu de bordeaux, mais surtout des bourgognes. J’ai fait là-bas de superbes rencontres. Le premier domaine dont j’ai acheté et bu les vins est le domaine Méo-Camuzet, c’était plutôt un bon début ! J’ai fait également la connaissance de François Tessonneau, un excellent caviste basé à Saint-Yrieix la Perche près de Limoges, qui m’a fait découvrir beaucoup de grands vins. Enfin j’ai eu la chance de terminer ma carrière à Dijon. J’ai eu un coup de cœur pour la région et pour le monde du vin bourguignon.

Puis vous décidez de franchir le pas en faisant du vin un métier…
Naturellement j’ai eu envie d’en faire ma « deuxième vie » professionnelle, et j’ai créé les Caves Carrière en 2010, après avoir quitté les terrains. Je suis allé voir des dizaines de domaines en Bourgogne pour leur acheter du vin, et beaucoup ont répondu positivement. Au départ il m’était impossible d’avoir une boutique physique, on a donc tout misé sur le réseau. Puis j’ai été rejoint par un associé en 2013, ce qui a accéléré nos développements. Il était important pour nos vignerons partenaires de savoir que l’on aurait un véritable lieu de stockage et de vente, c’est ainsi que nous avons construit il y a deux ans un espace de 700 m2 à Dijon. Cela nous donne une meilleure visibilité mais aussi plus de légitimité. Nous avons aussi des sites de stockage en Ariège, à Lyon et près de Limoges.

Quelle est l’activité des Caves Carrière aujourd’hui ?
De la vente de vin aux particuliers et aux professionnels, à peu près à parité. Nous comptons plus de 3000 références, avec une forte représentation en Bourgogne : bien sûr les grandes maisons comme Louis Jadot, Joseph Drouhin, Bouchard Père & Fils, mais aussi des domaines rares comme Ramonet, Mugnier, Comtes Lafon, Etienne Sauzet, Hubert Lignier, Trapet (voir le détail ici). Nous nous diversifions de plus en plus avec des ouvertures vers Bordeaux, le Rhône, la Champagne, l’Italie et l’Espagne. J’ai la chance d’être extrêmement bien entouré, et nous avons vocation à devenir la cave référence en Côte d’Or et au-delà, avec une offre riche et des prix attractifs pour nos clients.

Quels sont vos plus beaux souvenirs de dégustation ?
C’est toujours délicat, il y en a beaucoup. Je vais vous faire partager un souvenir. Lorsque j’ai démarré mon activité, l’un des premiers à m’avoir répondu est Jean-Charles Cuvelier, le bras droit d’Aubert de Villaine à la Romanée Conti. Il est pourtant plus fan de rugby que de football ! J’ai eu le privilège d’être reçu – avec mon ami Stéphane Ogier – et de déguster sur fût. Jean-Charles nous a ouvert un Montrachet 1974, c’était exceptionnel. Par la suite, en dégustant de plus en plus, j’ai réalisé que la Bourgogne, ce sont bien sûr de grands rouges, mais surtout des blancs fabuleux. Aujourd’hui j’ai beaucoup de mal à boire des blancs d’autres régions, je l’avoue. Hier encore, un bâtard-montrachet 2013 de Vicent Girardin… Pour autant, je n’ouvre pas que des grandes bouteilles, cela dépend des moments, j’adore aussi me régaler d’une simple syrah d’Ogier. Tout est affaire de circonstance. Le vin ce n’est pas qu’une question de prix, et en cela on peut dresser un parallèle avec le foot. Parfois on paie très cher pour un joueur surcoté, et parfois il y a de vraies pépites recrutées à des prix très raisonnables. Et comme pour le marché des transferts, il y a le jeu de l’offre et la demande, la rareté, l’image, le rêve…

Justement, que vous apporte votre expérience de footballeur dans votre nouvelle vie ?
Le football, c’est d’abord la science du collectif. L’être humain est naturellement tourné vers lui-même, et le management consiste justement à amener les gens à « se faire des passes ». Mettre l’équipe au-dessus de l’individu, savoir orienter pour que chacun aille dans le même sens, c’est une dimension du football qui peut servir dans le monde de l’entreprise. Le monde du sport a beaucoup évolué à ce niveau, par rapport à mes débuts. Un entraîneur aussi renommé que Jean-Claude Suaudeau (le grand FC Nantes des années 1980 et 1990, NDLR) explique lui-même qu’à son époque il concentrait tout sur la partie « jeu ». Or il faut prendre le temps d’expliquer, de s’adapter aux joueurs comme aux collaborateurs. Certains ont besoin qu’on verbalise beaucoup, d’autres qu’on leur laisse le champ libre. Il faut parfois travailler à l’affect, comme le font des grands entraîneurs comme Guardiola ou Zidane. Et quand ça tangue, il faut rester ensemble…

La notion de compétition, c’est aussi une dimension qui reste chevillée au corps ?
Le fait d’avoir connu une carrière de sportif de haut niveau, cela implique des épreuves psychologiques et athlétiques. C’est parfois éprouvant mais ça renforce, ça donne beaucoup d’assise. Pour ma part, j’ai commencé ma carrière pro sur le tard, à 22 ans, je peux vous dire qu’il faut faire ses preuves et cela forge le caractère. On apprend à tirer le meilleur de soi et des autres.

Et l’hygiène de vie d’un sportif est-elle compatible avec l’amour du vin ?
Chacun doit trouver le juste équilibre. Encore pour mon cas, le fait d’avoir accédé au très haut niveau sur le tard par rapport à d’autres joueurs a mis mon corps à rude épreuve. J’ai été suivi par un thérapeute, j’ai dû beaucoup me discipliner pour éviter les problèmes musculaires. Il est évident qu’il faut éviter les extras, mais plus on apprend à se connaître, plus on s’autorise parfois quelques écarts. Il n’était pas rare que le dimanche, je m’autorise à ouvrir une bonne bouteille (pas trop de blanc, c’est très déconseillé pour les sportifs). Et puis le sport est tellement exigeant qu’il faut savoir parfois relâcher la pression, cela passe par bien manger, bien boire. A Lyon, on était quelques-uns à partager ça, avec Greg Coupet, Christophe Delmotte, Pierre Laigle. On a partagé aussi de bons moments à table avec Olivier Monterrubio et Nicolas Gillet à Lens. Je sais que Christophe Jallet, aussi, est un passionné de vin et de cognac, c’est d’ailleurs sa région.

Aujourd’hui c’est le coup d’envoi de la Coupe du Monde. Vous avez un pronostic ? Jusqu’où voyez-vous aller les Bleus ?
L’Equipe de France a le potentiel pour gagner la compétition. Le talent est là. Le talent est nécessaire, mais pas suffisant. Il faut que chacun se mobilise à 100%, ne pas juste se concentrer sur le beau geste ou sur l’exploit, mais travailler la solidarité, le jeu sans ballon. Il faut aussi savoir gérer ses émotions, garder la tête froide, encaisser l’importance de l’enjeu. Quand on arrive à ce niveau, tout se joue dans les détails. Mais le sélectionneur Didier Deschamps est un compétiteur et il sait tout ça. Parmi les autres prétendants au titre, je vois surtout l’Espagne et l’Allemagne, ce sont deux formations expérimentées qui ont un fort collectif. Des équipes comme le Brésil ou l’Argentine reposent davantage sur leurs individualités, et je ne crois pas à une grosse surprise comme la Belgique ou l’Angleterre. Il faut de l’homogénéité, il faut du banc, et des équipes comme la France, l’Espagne et l’Allemagne ont tout ça. On ne dira jamais assez à quel point la victoire de l’Allemagne en 2014 a impacté en bien le foot moderne, ça se retrouvait même dans le Real de Zidane. Cette verticalité, ce jeu spectaculaire, direct, c’est ça qu’on veut voir sur un terrain. En tout cas on espère tous que les Bleus vont nous faire vibrer. On célèbre en ce moment les 20 ans de France 1998, cela nous rappelle à quel point une telle victoire peut avoir un effet sur le moral d’un pays, et sur sa mémoire collective.



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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Lun 18 Juin 2018 11:48

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Les dernières bouteilles du « Roi du Bourgogne » Henri Jayer ont toutes été vendues à Genève
Elles étaient au nombre de 1.064. Les ultimes bouteilles et magnums du « Maître du Pinot noir » Henri Jayer ont toutes été vendues dimanche à Genève par les filles du vigneron bourguignon, décédé en 2006 à 84 ans, pour près de 30 millions d’euros, un montant pulvérisant les attentes.




Cette vente historique, qui a duré six heures et demi et s’est déroulée dans le domaine de Châteauvieux sur les hauteurs de Genève, « s’est conclue sur un chiffre d’affaires de 34,5 millions de francs suisses (29,8 millions d’euros) », a déclaré la maison d’enchères genevoise Baghera Wines qui la présente comme un montant record pour une vente unique.

L’ensemble des flacons mis en vente étaient estimés par les experts entre 6,7 et 13 millions CHF (entre 5,7 et 11,2 millions d’euros).

« Douze ans après son décès, les vins signés par le célèbre artisan-­vigneron bourguignon restent incontestablement les vins les plus chers au monde », a relevé Baghera Wines.

Une centaine d’enchérisseurs provenant du monde entier ont cherché à s’emparer, que ce soit sur place, au téléphone et sur internet, des ultimes flacons du « Roi du Bourgogne ». Tous les lots ont été vendus et ont été « très très disputés », a assuré à l’AFP une porte-parole de la maison d’enchères, Emilie Drouin. Les 855 bouteilles et 209 magnums réunis dans cette vente inédite constituaient la totalité des flacons que Henri Jayer avait patiemment accumulés tout au long de sa vie, dans la cave de son domaine à Vosne-Romanée.

Trois lots ont déchaîné les passions, selon Baghera Wines, une jeune maison de vente créée en 2015.

Le lot 160, le plus cher – une série de quinze magnums de Cros-Parantoux, Vosne-Romanée Premier Cru, allant de 1978 à 2001 – a pulvérisé les estimations, le lot ayant trouvé preneur à plus de 1,16 million CHF (plus d’un million d’euros) alors qu’il était estimé entre 280.000 et 480.000 CHF (entre 237.000 et 406.000 euros)

Le lot 135 – six magnums de Cros-Parantoux, Vosne-Romanée Premier Cru de 1999 – a également fait monter les enchères. Estimé entre 110.000 et 220.000 CHF (entre 93.230 et 186.450 euros), il a finalement été vendu à 528.000 CHF (457.285 euros).

Enfin, un autre lot remarquable, le 212, une bouteille Richebourg 1986, est parti pour 50.400 CHF, alors qu’il était estimé entre 8.000 et 16.000 CHF (entre 6.780 et 13.560 euros).

Selon Baghera Wines, les conditions de conservation des bouteilles sont telles que les vins pourront encore être conservés de nombreuses années avant d’être dégustés… pour ceux qui sauront être assez patients.


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