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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mer 23 Mai 2018 08:46

Bonjour Thierry,

On me qualifie souvent de personnage de mauvaise foi.


Je ne te connais pas personnellement mais j’ai plutôt l’image d’une personne honnête et objective te concernant. ;)

J'ose dire qu'en buvant 2 ou 3 verres de vin par jour, voire 4, on n'est pas alcoolique, si on ne boit pas d'autres boissons alcoolisées.
Et je situe le danger au dessus de 5 verres.
Alors que les grands alcoologues actuels vous font passer pour un malade alcoolique dès deux verres quotidiens ;)


Je n’ai ni ton expérience ni ton recul pour pouvoir apporter un jugement sur ce sujet qui me parait, en plus, assez délicat et/ou parfois grave.

Je me suis déjà poser la question : ou placer le curseur pour savoir à partir de quand on est alcoolique ou pas ?
J’ai déjà lu ou entendu qu’a partir du moment ou l’on buvait du vin à chaque repas sans pouvoir s’en passer, on pouvait être alcoolique…
J’ai dans mon entourage proche des gens qui boivent, chaques jours, deux à trois verres de vin ou déjeuné et au diner….je n’ai pas l’impression qu’ils soient alcoolique pour autant…( ? ).

J’aurais plutôt tendance à parler d’alcoolisme lorsqu’un mal être se cache derrière l’alcool...mais la encore, je n’ai aucunes certitudes.

Alex,
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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Thierry Debaisieux » Mer 23 Mai 2018 10:28

Bonjour Hugo, Bonjour Alex.

Merci pour vos réponses.
Le rouge a meilleure réputation que le blanc en raison, je pense, des polyphénols, dont les anthocyanes, qu'il contient et qui ont, entre autre, un effet préventif des maladies cardio-vasculaires par exemple.
Le blanc doit sa moins bonne réputation en raison du soufre qu'il contenait parfois en bonne quantité, il n'y a pas si longtemps encore.

Quand à la mauvaise foi, c'est parce que je suis un des rares médecins à dire que le vin ne fait pas grossir... Sous certaines conditions. ;)

Amicalement,
Bien cordialement,
Thierry Debaisieux
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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mer 23 Mai 2018 12:46

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Condrieu entame une procédure de révision simplifiée de son aire
L'appellation Condrieu a entamé une procédure de révision simplifiée de son aire. Cela devrait aboutir à un accroissement de ses surfaces de quelques hectares.




L'ODG de l'appellation Condrieu, dans la vallée du Rhône septentrionale, a entamé une procédure de « révision simplifiée » auprès de l'INAO, le mois dernier. « Nous nous sommes rendus compte que certaines parcelles, situées à l'intérieur de l'aire d'appellation, n'avait pas fait l'objet de demandes de classement à l'époque de la délimitation, et sont donc actuellement en IGP, témoigne Christophe Pichon, son président. La démarche vise donc à supprimer ces aberrations ».
D'autres parcelles feront aussi l'objet d'une demande et seront donc susceptibles d'intégrer l'aire d'appellation : celles situées en bordure immédiate de la zone classée et qui répondent bien-entendu aux critères du cahier des charges, notamment en terme de topographie et d'exposition.

"Environ 6 ha de plus"

La surface totale potentielle concernée n'est pas encore chiffrée précisément. « Je pense que cela concerne environ 6 ha », estime Christophe Pichon. Mais elle ne dépassera pas, quoi qu'il arrive, les 12 ha, sur une surface totale délimitée de 270 ha : la procédure de révision simplifiée limite en effet à 5% maximum le taux d'accroissement de l'aire.

Cette demande correspond donc plus à un « réajustement » qu'une réelle volonté d’accroître le potentiel de production à des fins commerciales. « Mais nous pouvons le faire car le contexte est propice : la santé économique de l'appellation est bonne et nous parviendrons à absorber le surplus », précise l'élu.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Jeu 24 Mai 2018 12:40

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Le Luberon frappé par la grêle
Un orage de grêle d'une rare intensité a frappé le Luberon ce samedi 19 mai 2018. Des centaines d'hectares de vignes ont été touchés, pour partie totalement détruits. En Gironde, la grêle a provoqué des dégâts limités.




L'appellation Luberon a subi un très gros orage de grêle samedi 19 mai 2018 vers 16 heures. Les premières estimations chiffrent à 300 hectares la surface de vignes touchées, soit 10% des surfaces de l'AOC. Elles sont endommagées à différents degrés, parfois jusqu'à 100%, et sont situées essentiellement sur les communes de Bonnieux, Lacoste et Apte (sud Vaucluse), située à l'Est de Cavaillon.

Les vignerons ont déjà connu par le passé des épisodes de grêles, mais pas de cette ampleur : « Ce qui a été impressionnant, c'est la largeur de la bande, d'environ 4 km, et l'intensité : cela a duré très longtemps, plus de 10 minutes... Je n'avais jamais vu cela en 20 ans », témoigne Laurent Bouet, directeur de la cave coopérative de Bonnieux, qui a été très touchée. Sur les 650 ha de vignes qu'elle détient, entre 150 et 200 ha, en AOC Luberon, ont été grêlées. Sur certaines, il ne reste plus rien en dehors des bois, sur lesquels des impacts de grêlons sont désormais visibles, notamment sur la Syrah, plus marquée que le Grenache. « Il y avait eu une belle sortie malgré le gel de l'an dernier », regrette le responsable.

"Les cerisiers détruits aussi"

Le domaine voisin, le Château la Canorgue, a, lui-aussi, été frappé de plein fouet. 80% de ses surfaces, totalisant 40 ha, ont été abîmées. Parmi elles, une trentaine d'hectares est très fortement détruite, « avec 80 à 100% de dégâts ». « En 40 ans, j'ai déjà eu 3 ou 4 fois de la grêle, mais jamais comme cela », se désole Jean-Pierre Margan, son propriétaire. Un désespoir d'autant plus grand que le domaine a déjà connu l'an passé le gel et la sécheresse, avec une récolte 2017 amputée de moitié. « On ne sait pas comment on va faire... », conclut le vigneron.

Quelques parcelles en AOC Ventoux ont aussi été impactées, de même que les parcelles de cerisiers, nombreuses dans cette région. Pour mesurer l'impact réel sur la récolte future, les vignerons devront attendre trois semaines environ, la floraison, avec ses risques de coulure, n'étant pas encore passée.

Ce même week-end, des épisodes localisés de grêles se sont également produits en Gironde : dans le Libournais, dans l'Entre-deux-mers, le Sauternais, à Listrac, Moulis, ou encore Léognan. Mais les dégâts seraient limités.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Ven 25 Mai 2018 12:03

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Beaune : Albert Bichot est décédé
Très apprécié des acteurs de la vie locale beaunoise, Albert Bichot, 87 ans, est décédé. Retour sur le riche parcours d’un homme original et passionné.




Né le 5 octobre 1930, Albert Bichot a porté le même prénom que son arrière-grand-père et son grand-père. Une transmission symboliquement forte, puisqu’il s’agit de celui de la maison de négoce familiale, implantée au cœur de Beaune.

Diplômé d’une école de commerce

Aînée d’une fratrie de quatre garçons (Albert, Bernard, Bénigne et Jean-Marc), il a suivi des études à l’école supérieure de commerce de Dijon, avant de vivre sa première expérience professionnelle chez Lubeck, un importateur de vins. Il a poursuivi son exil professionnel en Angleterre pendant plusieurs mois, avant de rejoindre la maison familiale à 22 ans, où il a travaillé avec son frère Bernard. Trilingue français-anglais-allemand – « une rareté à l’époque », observe Albéric Bichot, son neveu et dirigeant actuel du négoce – il s’est affirmé comme un voyageur passionné du monde viticole. Il a participé au développement commercial de l’entreprise familiale et au développement de l’export de vins de Bourgogne dans les pays germanophones et d’Europe du Nord. Comme beaucoup d’hommes de sa génération, son élan professionnel a été coupé net lorsqu’il a été appelé en Algérie, en 1956. Il a alors passé de nombreux mois sur les terrains d’opération. Quelques années plus tard, il recevra d’ailleurs la médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en Algérie.

« Un homme avant-gardiste, très intuitif »

De retour à Beaune, il a ajouté à sa responsabilité commerciale celle de la direction technique de la maison de vin familiale. Il la conservera jusqu’au début des années 1990, avant de devenir président du conseil de surveillance de la maison Albert-Bichot. « C’était un homme avant-gardiste, très intuitif », dit de lui son neveu Albéric quand il évoque le goût prononcé d’Albert pour les vins de Chablis, et ce dès les années 1980 : « C’était, pour lui, une région d’avenir et de développement pour la Bourgogne ». L’un de ses souhaits le plus cher était de conserver l’indépendance de la maison familiale, afin d’assurer la transmission à la génération suivante, relate son neveu : « Il voulait assurer une forme de continuité et laisser une trace. Ses onze neveux et nièces étaient ses enfants par procuration ».

L’homme ne s’est jamais marié et n’a jamais eu d’enfant, mais était très tourné vers les autres : « La vie locale était sa seconde famille, sourit Albéric Bichot. Tout le monde le connaissait, c’était un grand ami du vigneron volnaysien Hubert de Montille. Sa culture était immense ». Féru d’histoire, notamment bourguignonne, Albert Bichot laissera le souvenir d’un homme singulier, qui se déplaçait uniquement à pied depuis une quarantaine d’années.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Ven 25 Mai 2018 12:36

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Et de trois !
Nouvelle grĂŞle en Champagne
Deux orages de grêle se sont abattus sur le village de Damery dans la Marne, occasionnant environ 50 % de pertes sur les parcelles touchées.




Après le Vitryat et l’Aube, c’est au tour de la région d’Epernay d’être touchée par la grêle. Le mardi 22 mai, deux violents orages ont éclaté à Damery, l’un vers 16 h et le second vers 21 h. « L’épicentre de l’orage s’est situé au centre de Damery, précise David Goutorbe, viticulteur et président de la section locale du SGV (syndicat général des vignerons) de ce village viticole. Il a impacté les vignes, avec 50 % de dégâts, dans un rayon de 2 km ». D’autres parcelles ont été touchées au-delà de ce périmètre, mais avec moins de force (20 à 30 % de pertes).

"Avec les grĂŞlons, toute la plaine Ă©tait blanche"

Le vignoble de Damery comprend environ 400 ha et l’on peut estimer que 200 ha ont été détruits à 50 %. Le village de Vauciennes a également été touché, comme en témoigne Daniel Etienne, viticulteur à Cumières et administrateur au SGV. « J’exploite une parcelle de 18 ares détruite à 100 %, explique-t-il. Avec les grêlons, toute la plaine était blanche, ce qui est très rare ». Il est trop tôt pour estimer précisément la perte de récolte. « Il est plus facile d’évaluer les pertes quand l’orage de grêle se produit après la fleur, estime David Goutorbe. La fleur n’ayant pas encore débuté, on ne sait pas comment vont se comporter les raisins partiellement touchés ».

Prudence sur l'évaluation des dégâts

Pour Daniel Etienne, la prudence sur l’ampleur des dégâts est également de mise. « L’impact de la grêle est toujours spectaculaire et désolant, ce qui nous amène souvent à surestimer les pertes quand une parcelle est partiellement touchée, analyse-t-il. D’autant que l’on sait qu’ensuite le travail sera plus long et plus difficile pour une récolte moindre. Le point positif est que le potentiel de récolte est important cette année. Et nous avons la chance d’avoir la réserve individuelle qui apporte de la sérénité ».


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Lun 28 Mai 2018 11:59

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Orage de grêle dévastateur à Bordeaux
Décidément, la météo n’est pas tendre avec le vignoble bordelais. Samedi après-midi un violent orage de grêle s’est abattu sur la ville de Bordeaux, provoquant quelques inondations, mais surtout drapant la chaussée d’une couche épaisse de grêle. Les grêlons, pas très gros, mais très nombreux, pouvaient atteindre jusqu’à 2 à 3 centimètres.



C’est ce même orage qui est remonté du sud vers le nord et a touché les vignes de Bourg et de Blaye, faisant d’importants dégâts notamment sur les communes de Berson, Mombrier et Bourg.
La vigne aurait pu fleurir la semaine prochaine, mais c’est désormais un paysage ravagé qui s’offre aux vignerons déjà bien affaiblis par le gel printanier de l’année dernière.

Selon les premières constations, certains propriétaires sont très touchés comme Pierre-Henri Cosyns à Château Grand Launay en Côtes de Bourg qui aurait perdu la quasi-totalité de la récolte 2018 selon son compte Facebook.

Chez nos confrères du journal Sud-Ouest, Franck Jullion, le Président de l’appellation Blaye-Côtes-de-Bordeaux, confirme que « c’est tout le sud de l’appellation qui est touché. C’est un visage de désolation, les vignes sont retombées en hiver ». Un spectacle confirmé par Didier Gontier, le directeur du Syndicat Viticole des Côtes de Bourg.

Pour l’instant, l’orage aurait en partie épargné le Médoc, mais néanoins touché le sud de l’appellation Haut-Médoc où Jean-Luc Zell de Château d’Agassac, nous a informés de dégâts sur ses vignes sans connaitre encore l’ampleur totale du phénomène.

Déjà, lundi dernier, un précédent orage s’était abattu dans le Médoc, à Moulis, mais aussi à Bégadan et à Couquèques, avec près de 20% à 30% de parcelles touchées.

Une partie de la Charente-Maritime a également été touchée du côté de Saint-Jean-d’Angély et d’Asnières-la-Giraud où les vignes ont particulièrement souffert.

Les vignerons bordelais et français risquent de vivre des heures terriblement angoissantes, car des orages sont annoncés toute la semaine prochaine.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mer 30 Mai 2018 11:52

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Les notaires bousculent le statut du fermage
Redéfinir l’activité agricole, rendre cessible les baux ruraux, remplacer les Safer et le contrôle des structures… Réunis en congrès à Cannes, les notaires ont présenté le 28 mai 2018 leurs propositions pour moderniser l’agriculture.




Succédant aux starlettes sur la Croisette, les notaires de France se sont retrouvés à Cannes pour leur 114e congrès, du 27 au 30 mai 2018. L’occasion pour eux de mettre sur le tapis (rouge) leurs propositions pour « une libéralisation raisonnée de l’agriculture de demain ». Louant la logique d’entreprise appliquée à l’exploitation, ils se sont attaqués au statut du fermage avec la volonté de bousculer le cadre historique pour intégrer les nouvelles facettes du métier d’agriculteur. En particulier celles liées aux enjeux de diversification, avec la production d’énergie renouvelable à titre professionnel.

Élargir la définition de l’activité agricole

Les notaires proposent notamment d’élargir la définition de l’activité agricole (stipulée à l’article L. 311-1 du code rural) aux activités économiques annexes ayant pour support l’exploitation, à condition que celles-ci soient réalisées « soit par une personne physique inscrite au registre des actifs agricoles, soit par une personne morale dont le dirigeant est inscrit au dit registre ». Et ainsi d’assurer la sécurité juridique des agriculteurs qui souhaitent se diversifier, en posant le registre comme garde-fou. « Je crois que la nouvelle génération d’agriculteurs est prête à ces évolutions et souhaite les accompagner », appuie Guillaume Lorisson, notaire à Dijon, alors que l’assemblée adoptait la proposition.

Rendre tous les baux cessibles

Dans la foulée, après avoir souligné l’augmentation du nombre d’installations hors cadre familial et les problèmes de rémunération du capital foncier, les notaires se sont prononcés pour une « libéralisation encadrée de la cessibilité des baux soumis statut du fermage ». En d’autres termes, ils proposent de « supprimer purement et simplement le principe d’incessibilité des baux ruraux », qui constitue selon eux « un frein à la reconnaissance de l’entreprise agricole ». De les rendre cessibles en dehors même du cadre familial, donc, avec l’accord du bailleur.

Les baux retrouvant par conséquent une valeur vénale, l’existence des pas-de-porte, tels qu’ils sont encore pratiqués dans certaines régions, serait reconnue et validée, dans la limite de 30 % pour éviter les abus. « Nous ne voulons pas continuer à fermer les yeux sur des pratiques généralisées. Il est indispensable que l’entreprise agricole puisse prendre une valeur, telle qu’on la connaît en matière commerciale », justifient Guillaume Lorisson et Rachel Dupuis-Bernard, rapporteurs.

« Je suis très inquiète, je ne suis pas sûre que les propriétaires voudront continuer à louer dans ces conditions », réagit dans la salle Josiane Béliard, représentante des propriétaires ruraux de la FNSEA. Réponse des notaires : « Un certain nombre de jeunes exploitants ne sont pas en mesure d’accéder aux terres. Nous voyons cette proposition comme une mesure d’équité. Pourquoi est-ce que je pourrais céder mon bail si mes enfants décident d’exploiter, et pourquoi je ne pourrais pas le faire s’ils ne font pas ce choix ? Nous avons conscience que cela bouscule les habitudes, c’est un choix ambitieux, mais le monde agricole doit s’ouvrir pour répondre aux défis qui l’attendent. »

Fusionner Safer et contrĂ´le des structures

Autre mesure choc que les notaires souhaiteraient voir transformée en loi : le remplacement des Safer et du contrôle des structures par un organisme unique, chargé à la fois de la régulation de l’appropriation et de l’exploitation des terres agricoles. Une idée déjà évoquée lors du colloque de Poitiers sur le foncier, en février 2018.

« Les outils actuels manquent de cohérence et d’efficacité », justifient les notaires. Cet organisme unique serait chargé de défendre des objectifs conciliant « intérêt général et intérêts particuliers en toute transparence ». À savoir : « garantir la viabilité économique des entreprises agricoles, éviter la concentration excessive des terres et exploitations, lutter contre la spéculation foncière, faciliter la transition agroécologique, lutter contre l’artificialisation des sols, encourager les activités liées à la multifonctionnalité du territoire rural et contrôler les compétences des agriculteurs ».

Cette dernière mesure a reçu l’approbation de 95 % des voix de l’assemblée. Elle et les autres votées à Cannes seront transmises à la suite du congrès aux différents ministères concernés. Les notaires seront par ailleurs reçus à l’Assemblée nationale et à l’Élysée en juin pour présenter leurs propositions dans le cadre de la future loi foncière. Si elles étaient entendues, elles constitueraient une vraie révolution dans les campagnes.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mer 30 Mai 2018 11:56

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Bordelais
Premier bilan de la grĂŞle du 26 mai
Suite à l’épisode de grêle du 26 mai, une réunion de crise était organisée mardi à Saint-Christoly de Blaye. L’occasion de faire un état des lieux des dégâts et d’évoquer les premières mesures à prendre.




Ils sont venus très nombreux, les viticulteurs impactés par les terribles orages de grêle du 26 mai à la réunion de crise organisée par la chambre d’agriculture de la Gironde à Saint-Christoly de Blaye. Le décompte des dégâts est en cours.

En Gironde, « On est sur 7100 ha impactés dont 3400 ha à plus de 80 % où la récolte 2018 est et même celle de 2019, lorsque les bois sont très atteints », précise Hervé Grandeau, président de la Fédération des grands vins de Bordeaux.

"A Blaye, 1000 ha touchés à 100%"

Les secteurs du Blayais et des côtes de Bourg sont les touchés. Dans les côtes de Blaye, les premières estimations font état de 2500 ha touchés sur les 4000 ha de l’appellation dont un millier d’ha à 100 %.

Sur les côtes de Bourg, les pertes de récolte devraient être autour de 40 % : 2500 ha sur les 6000 de l’appellation sont impactés à 80 %. Dans le Médoc, 1200 ha sont concernés dont 40 % à 80 %. Globalement, 5 % du vignoble bordelais est touché.

Pour venir en aide aux vignerons sinistrés, des mesures fiscales et sociales, devenues courantes en cas d’intempéries, vont être prises : dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti, chômage partiel pour les salariés, reports de cotisation MSA, prise en charge des intérêts d’emprunt.

"Il faut penser Ă  l'avenir"

Pour bon nombre de viticulteurs, dont Cyril Giresse qui exploite le château Gravettes Samonac, à Samonac, « il faut penser à l’avenir et se préoccuper de la récolte 2019, éviter les risques de mildiou, de maladie. Celle de 2018, c’est foutu. »

A la fin de la réunion, deux conseillers viticoles sont intervenus sur les travaux à mettre en œuvre au vignoble. « Il faut faire preuve de bon sens, tenir compte de la météo mais ne pas abandonner toute intervention de protection. Un soin particulier devra être apporté aux jeunes plantes, précise Bruno Samie, conseiller viticole.



Taux de pertes viticoles ( carte Ă  visionner sur le site Vitisphere )


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mer 30 Mai 2018 12:08

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Champagne: un millier d'hectares entièrement détruits par la grêle
Les orages de grêle successifs en avril et mai ont endommagé 1.800 hectares dans le vignoble champenois, dont un millier ont été entièrement détruits à cause de ces phénomènes "précoces" et "violents", a annoncé mercredi le Comité Champagne.



"A ce jour 1.800 hectares ont été touchés dont 1.000 détruits à 100 %, soit 3 % du vignoble total", a déclaré dans un communiqué le Comité Champagne, l'organe de l'interprofession champenoise.

L'appellation a connu quatre épisodes orageux accompagnés de grêle les 29 avril, 12, 22 et 27 mai.

Les secteurs les plus endommagés se situent autour de Vitry-en-Perthois, dans la vallée de la Marne et surtout dans la Côte des Bar qui comptabilisait 700 hectares sur lesquels les bourgeons ont été anéantis, a-t-il indiqué.

Trois des cinq départements de l'AOC - Marne, Aube, Haute-Marne - ont été placés en vigilance orange pour orages violents jusqu'à jeudi, selon Météo France.

"Des destructions du vignoble par la grêle, ce n'est pas rare: ce qui est inhabituel, ce sont la précocité et la violence des orages connus jusqu'ici", a déclaré à l'AFP le Comité Champagne, qui rappelle que la vigne, actuellement en fleur, est sensible à ces phénomènes météorologiques.

Selon cette source, ces épisodes "exceptionnels" n'auront toutefois pas de réel impact sur les futurs volumes de bouteilles commercialisées car la Champagne peut compter sur sa réserve, un système de stockage du vin unique dans le vignoble français qui permet de maintenir le niveau de production du champagne malgré les aléas climatiques.

La réserve "jouera à nouveau son rôle pour pallier les pertes de récolte même si quelques situations individuelles pourraient être difficiles, notamment dans le vignoble de la Côte des Bar, déjà fortement impacté par les gelées en 2016 et 2017", a précisé l'organisme champenois.

Par ailleurs, quelque 7.100 hectares de vignes dans le Bordelais et plus de 10.000 ha dans le bassin Charente-Cognac ont été endommagés samedi par les violents orages de grêle, ont indiqué lundi les interprofessions, précisant qu'environ 3.500 hectares avaient été touchés à plus de 80 % dans chacun de ces deux vignobles.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Thierry Debaisieux » Mer 30 Mai 2018 14:00

Bonjour Alex,

Ce sont des infos qui me désolent.
Bon courage aux vignerons concernés. :(
Bien cordialement,
Thierry Debaisieux
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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Ven 1 Juin 2018 11:43

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Saint-Émilion impose une démarche environnementale dans son cahier des charges
Lors de son Assemblée Générale du 15 mai dernier, le Conseil des Vins de Saint-Émilion a voté la nouvelle rédaction du cahier des charges, prévoyant l’obligation d’une certification environnementale de tous les viticulteurs au plus tard pour le 1er janvier 2023.




960 viticulteurs des appellations Lussac Saint-Emilion, Puisseguin Saint-Emilion, Saint-Emilion et Saint-Emilion Grand Cru sont réunis sous la bannière du Conseil des Vins de Saint-Emilion. Ce dernier tenait, le 15 mai dernier, une Assemblée Générale au cours de laquelle a été confirmé l’engagement environnemental qui se dessinait déjà depuis un an. En effet, dès mai 2017 comme le rappelle un communiqué, les viticulteurs avaient voté la mise en place d’un ensemble de mesures respectueuses de l’environnement, dont l’obligation pour chaque viticulteur d’être engagé dans une démarche environnementale. Afin d’accompagner cette évolution, le Conseil a mis en place un cycle de 26 réunions vec des intervenants spécialisés pour échanger avec des petits groupes de 10 à 12 viticulteurs sur les spécificités de chaque engagement. Plus de 250 personnes ont participé à ces réunions d’échanges et de nouvelles sessions sont déjà prévues pour la rentrée prochaine. C’est donc la continuité d’un travail de fond mené par la Commission Environnement du Conseil des Vins de Saint-Emilion, en collaboration avec l’INAO et avec le soutien de la FGVB, de Bernard Farges, président du CRINAO Aquitaine et de la Cnaoc (confédération nationale des producteurs de vins et eaux-de-vie de vin à AOC).

Pour aller plus loin, le Conseil a voté, le 15 mai dernier, la nouvelle rédaction du cahier des charges telle que proposée par les services de l’INAO, prévoyant l’obligation d’une certification environnementale de tous les viticulteurs au plus tard pour le 1er janvier 2023. Rappelons que le terroir de Saint-Emilion a été inscrit en 1999 par l’UNESCO comme premier paysage viticole au patrimoine mondial de l’humanité.

Parallèlement, le Conseil d’Administration du jeudi 17 mai a renouvelé à sa présidence, pour la 4ème année Jean-François Galhaud (propriétaire du château La Rose Brisson).


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Ven 1 Juin 2018 11:46

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Les dernières bouteilles d’Henri Jayer, « Maître du Pinot noir », en vente à Genève
Les ultimes bouteilles du « Maître du Pinot noir », Henri Jayer, vont être mises aux enchères le 17 juin à Genève, lors d’une vente qui tournera la « dernière page » du domaine du vigneron bourguignon, vénéré par les amateurs de grands crus.




« C’est de toute évidence la dernière page du Domaine Henri Jayer qui se tournera », ont expliqué dans un mail à l’AFP, Lydie et Dominique, les filles du viticulteur décédé en 2006 à 84 ans, qui seront présentes pour assister à la dispersion de leur héritage.

Seront ainsi mis aux enchères par la maison genevoise Baghera Wines 1.064 vins prestigieux (855 bouteilles et 209 magnums), des millésimes de 1970 à 2001 dont plusieurs lots du Cros-Parantoux, un Vosne-Romanée Premier Cru, qui compte parmi les vins les plus chers du monde. Ces vins proviennent tous de la cave d’Henri Jayer.

« Ces bouteilles et magnums de sa réserve personnelle étaient un peu comme son laboratoire… une manière de voir vieillir ses crus au fil des ans », racontent ses filles qui ajoutent: « il nous est apparu naturel – n’étant pas en capacité de boire toutes ces bouteilles – de les proposer à la vente afin que les amateurs (…) puissent les acquérir et les boire, à sa mémoire ».

« Emblème de la Bourgogne »

Henri Jayer a vu sa notoriété s’établir à la fin des années 70 lorsque ses vins ont été classés parmi les meilleurs du monde par des revues spécialisées anglo-saxonnes.

Et au fil du temps, il est devenu « un peu l’emblème de la Bourgogne aux yeux d’un public assez large », raconte à l’AFP le critique suisse Jacques Perrin qui a connu le vigneron.

Un vin Henri Jayer, c’est « toute la grâce du Pinot, le délié, la structure, la finesse aromatique, il a tout fait pour préserver ça », décrit-il.

« La grande force des vins d’Henri Jayer, quand on a la chance de déguster ce genre de vins, c’est vraiment le fruit », renchérit Michael Ganne, le directeur de Baghera Wines. « On a un fruit d’une élégance et d’une finesse incroyables ».

Et cette qualité fait qu’aujourd’hui ses crus sont parmi les plus recherchés du marché…. et atteignent des prix astronomiques.

Le lot 160, le plus cher des enchères du 17 juin – une série de quinze magnums de Vosne-Romanée Cros-Parantoux allant de 1978 à 2001 – est par exemple estimé entre 280.000 francs suisses (237.000 euros) et 480.000 CHF (406.000 euros).

Et au total, l’ensemble des flacons mis en vente pourrait récolter entre 6,7 et 13 millions de francs suisses (entre 5,7 et 11 millions d’euros), des sommes qui font tiquer certains.

« Pour être dégustés »

« Il y a un effet spéculation qui est indéniable, un effet collection, (…) derniers vestiges du patrimoine, un côté presque relique », estime M. Perrin.

« Les acheteurs de ce type de vins sont des collectionneurs généralement assez connus », explique de son côté M. Ganne. « On aura sûrement des acheteurs asiatiques, américains et quelques collectionneurs européens, estime-t-il.

Chaque bouteille est équipée d’un scellé qui garantit sa traçabilité et son authenticité.

« Vu le niveau de prix (…) je ne sais pas si le jeu en vaut totalement la chandelle », juge M. Perrin, qui regrette cette pure logique d’investisseur.

Les filles d’Henri Jayer encouragent de leur côté les potentiels acquéreurs à ne pas se contenter d’admirer leurs futures bouteilles dans leurs caves.

« Nous espérons qu’elles iront rejoindre la cave d’amateurs qui sauront ouvrir et boire ces vins », disent-elles, ajoutant : « N’oublions pas que le vin est synonyme de partage et que ces vins ont été produits pour être dégustés avant toute chose ».


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Ven 1 Juin 2018 11:50

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Belles enchères : un vin jaune du Jura 1774 adjugé à 103 700€
Une bouteille de vin jaune du Jura, millésimée 1774, a été adjugée 103 700€ samedi dernier, à Lons-le-Saunier, ainsi que deux autres flacons du même millésime à 76 250€ et 73 200€. Un record pour cette région qui, depuis quelques années, est au cœur d’un engouement touchant autant les amateurs que les propriétaires de domaines.


L'intégralité de l'article à lire sur: www.idealwine.net


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Lun 4 Juin 2018 11:42

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Cristal Roederer 2008, le plus beau millésime depuis 30 ans
Le nouveau Cristal 2008 de la maison Roederer est émouvant. C’est ce qu’a voulu exprimer à la soirée de lancement au palais de Tokyo le directeur de la maison depuis une décennie, Frédéric Rouzaud. Et pourtant le représentant de la 7ème génération en a connu quelques-uns, des millésimes de Cristal, puisqu’il a grandi près des caves de la maison dirigée à l’époque par son œnologue de père Jean-Claude…




Ce 2008 a ému Frédéric Rouzaud parce qu’il est décalé et qu’il s’est fait attendre, la maison ayant choisi de sortir le 2009 avant lui. Il n’y a d’ailleurs pas de Cristal tous les ans, pas de 2001 ni 2003, et on sait déjà qu’il n’y aura pas de 2011. « Avant, le 2008 n’était pas prêt et il devait traîner encore un peu en caves à la recherche du meilleur de lui-même pour devenir une merveille parmi les merveilles » estime le maître de la maison. On devait en attendre beaucoup de ce millésime réputé l’une des meilleures années en Champagne depuis le début du siècle, le préféré en tout cas du chef de caves Jean-Baptiste Lecaillon. Il estime qu’il a élaboré avec ce 2008 son plus beau millésime depuis trente ans ; il lui rappelle un peu les beaux 1996 et 1998.

La première cuvée de prestige

Le Cristal de Louis Roederer, la première cuvée de prestige de l’Histoire, avait été élaboré en 1876 pour plaire au tsar Alexandre II ; à l’époque Louis Roederer exportait surtout aux États-Unis et en Russie. Au Palais de Tokyo, il a ravi les papilles d’Amélie Nothomb, Élodie Frégé, Philippe Starck, Yann Queffelec…

La cuvée est élaborée à partir d’un assemblage de pinot noir et de chardonnay (en général un peu plus du premier), issus des dix meilleurs crus du vignoble familial. Une belle complexité due à la diversité des 45 parcelles qui la composent, principalement des vignes d’au moins un quart de siècle, de la montagne de Reims et d’Aÿ, en vendanges manuelles. Ces dix ans de vieillissement lui offrent une remarquable maturité. Vineux et d’une étonnante fraîcheur sur des notes légèrement briochées, une touche de poivre blanc sur un fruité précis et une finale tendue et saline. Le vignoble (aujourd’hui plus d’une centaine d’hectares sur les 240 de la maison) est travaillé selon des principes de biodynamie sous l’impulsion du chef de caves (seulement une petite partie certifiée). 190€.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Lun 4 Juin 2018 11:46

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Des ballons chargés de sels contre la grêle, ennemie n°1 des vignes
"Les orages de grêle, c'est le pire. Tout est déchiqueté", explique l'un des vignerons des prestigieuses appellations de Côte-Rôtie et de Condrieu, qui ont adopté un système de lutte innovant contre ce fléau avec radar et ballons intelligents chargés de sels.





"C'est un projet collectif, ça c'est important. Du jamais vu à cette échelle dans la viticulture française. Nous sommes 260 adhérents et 60 personnes formées au dispositif, dont certaines particulièrement habilitées à tirer les ballons en cas d'alerte", détaille Michaël Gerin, coprésident de l'appellation Côte-Rôtie, sous un ciel noir menaçant, au coeur des vignes.

Dès qu'un orage est détecté par le radar, implanté par la société Selerys en un point stratégique sur la rive opposée du Rhône, les vignerons sont prévenus par texto ou courriel 30 minutes avant son arrivée. Ils peuvent suivre sur leurs téléphones l'avancée des cellules orageuses.

Les "vignerons tireurs" peuvent alors se rendre sur les 26 zones de tir réparties dans le vignoble qui s'étage sur des pentes abruptes et donnera les fameux nectars de la Vallée du Rhône Nord.

AU COEUR DE LA CELLULE ORAGEUSE

"Les « tireurs » sont d'astreinte par roulement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7", témoigne l'un d'entre eux, Roland Grangier. "Dans nos voitures, tout est prêt: la valise contenant le dispositif avec les torches chargées de sels hygroscopiques (qui absorbent l'humidité de l'air, ndlr) et une bonbonne d'hélium pour gonfler le ballon".

Lancés à 600 mètres d'altitude, les ballons agissent au coeur de la cellule orageuse avec précision, au moment adéquat, et font précipiter le nuage avant la formation des grêlons.

"Ici, nous sommes au carrefour de quatre départements. Notre système de protection couvre 2.800 hectares dont 900 hectares de vignes, avec ses appellations Saint-Joseph, Condrieu, Côte-Rôtie et une partie de Vitis Vienna", poursuit le vigneron du domaine Grangier. "Cela protège également les cultures maraîchères et arboricoles, mais aussi les maisons, les voitures...".

Bien sûr, cette arme antigrêle respectueuse de l'environnement baptisée Skydetect a un coût: quelque 200.000 euros, dont 60.000 euros pour le radar.

COFINANCÉ PAR LES VIGNERONS

"Tout a été cofinancé par les vignerons, les collectivités locales et la région Auvergne-Rhône-Alpes", souligne-t-il.

Chaque tir revient à 380 euros. "Dimanche dernier, nous en avons tiré une dizaine et nous avons chassé la grêle".

"C'est un très gros investissement", reconnaît Michaël Gerin. "Mais c'est efficace. Et comparé aux préjudices causés par la grêle sur un vignoble comme le nôtre, il ne fallait pas hésiter. "D'ailleurs, on voudrait bien une participation des assureurs".

En cas d'orage de grêle, c'est la récolte en cours qui peut être perdue mais aussi une grande partie de la suivante à cause des dégâts sur les ceps de vigne.

Le week-end dernier, plus de 7.000 hectares ont ainsi été gravement endommagés par la grêle dans le vignoble bordelais et 10.000 à Cognac. Le vignoble champenois a aussi subi des dégâts depuis avril.

ÉPISODE ÉLECTRIQUE

La France n'avait jamais connu autant d'impacts de foudre pour un mois de mai depuis près de 20 ans et le pays connaît un épisode électrique digne d'un mois d'août.

C'est dire s'il importe de se prémunir contre cet ennemi ravageur.

Autrefois, "on utilisait des fusées chargées de sels". "Mon grand-père s'en servait, mais c'était dangereux de se balader avec des explosifs et moins efficace", raconte le jeune vigneron.

Dans un passé encore plus lointain, on faisait sonner les cloches des églises ou on priait Saint-Vincent, patron des vignerons... Depuis sont apparus les filets étendus autour des grappes pour limiter l'impact des grêlons, l'iodure d'argent, les canons antigrêle qui envoient des ondes de choc dans les nuages...

Chaque année, environ 10 hectares étaient détruits par les orages sur les appellations Condrieu et Côte-Rôtie, l'équivalent de près de 50.000 bouteilles du précieux breuvage.

(Avec AFP)


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Lun 4 Juin 2018 11:49

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La Quinta Da CĂ´rte, sentinelle sur le Douro
Né de la rencontre entre le Bruxellois Philippe Austruy et le Parisien Pierre Yovanovitch, le domaine portugais s'est doté d'un chai ultracontemporain et d'une maison d'hôtes pleine de charme.




Un vignoble est une histoire d'amour. Elle se fait à deux. Il faut d'une part un coup de foudre de celui qui a décidé d'acheter des terres, cultiver la vigne et construire un chai. De l'autre, une sérieuse envie de se surpasser pour celui qui va concrétiser ce rêve. Le Belge Philippe Austruy et le Français Pierre Yovanovitch étaient faits pour se rencontrer. Le pari était loin d'être gagné d'avance. Mais les deux hommes se connaissaient déjà pour avoir oeuvré à la création de la Patinoire royale (le Royal Skating), transformée en une immense galerie d'art et inaugurée en 2015, à Bruxelles.

Pour Pierre Yovanovitch - cet architecte d'intérieur de 52 ans a commencé sa carrière en 1990 dans la mode masculine chez Pierre Cardin à Bruxelles, puis à Paris, avant de lancer son agence en 2001 -, faire un chai était une première. Sur la réserve, discret, observateur, il possède pourtant un réseau bien construit (94.000 d'abonnés sur Instagram !), et, devant l'afflux des projets, il vient d'ouvrir en mai une antenne à New York. En juin, il sera à Art Basel, puis à Design Parade à Toulon. Cet amoureux du luxe sans ostentation a créé sa propre ligne de mobilier. Il soigne la ligne, les volumes, la rigueur des formes.

Et c'est parce qu'il mélange à merveille le vintage et le contemporain, comme dans son château des Alpes-de-Haute-Provence, que tous les clients se l'arrachent.

Né de parents médecins, Philippe Austruy a construit sa carrière dans le secteur de la santé. Ses sociétés leader sur le marché sont spécialisées dans la prise en charge de la dépendance à tous les âges de la vie. Passionné de vins et rêvant un jour d'avoir son propre domaine, il a acquis à 50 ans la Commanderie de Peyrassol, un grand côte-de-provence. Après avoir restauré ce lieu unique et créé un fantastique parc de sculptures, il a construit un pôle vin. D'autres propriétés se sont ajoutées ; comme le château Malescasse dans le Haut-Médoc, la Tenuta Casenuove en Toscane et, aujourd'hui, la Quinta Da Côrte, dans la Vallée du Douro, au Portugal.

Quatrième vendange

Propriété des familles Pacheco & Irmaos, la Quinta produisait seulement quelques lots de vins qu'elle vendait à de grandes maisons comme Delaforce, Croft, Taylor's et Ramos Pinto. Le site est à couper le souffle, perché sur sa montagne, pour mieux dominer le lit du fleuve qui serpente tout en courbes depuis sa source en Espagne jusqu'à son estuaire sur l'Atlantique, entre Porto et Vila Nova de Gaia.

Juste en bas de la Quinta Da Côrte, on embarque à Pinhao sur l'un de ces bateaux à fond plat, hérité des "barcos rabelos" à gréement carré, sur lesquels jadis voyageait le vin. Une navigation paisible - sur ce fleuve tourmenté, assagi par des dizaines de barrages -, au coeur d'un paysage sauvage classé par l'Unesco en 2001. Sur l'une des boucles du fleuve, le groupe Six Senses y avait transformé la Quinta Vale de Abraao en un hôtel de luxe.

"J'ai voulu réveiller cette belle endormie, explique Philippe Austruy. C'était il y a six ans, je me promenais dans cette vallée et je suis tombé en arrêt sur cet endroit rude en hiver, riant en été, où les écarts de température passent de 10 à 42 °C. Je pensais qu'on y faisait du porto, mais pas du vin. J'ai visité plusieurs domaines, et celui-là m'a totalement séduit, car tout était à faire. J'ai eu le choc de ma vie. Ce fut comme un coup de poing dans la cage thoracique. Le paysage est masculin, d'une grande brutalité, à l'opposé de celui, féminin, de Toscane." Il lui a fallu un an de patience pour finaliser son acquisition auprès d'une multitude d'héritiers et entamer les travaux. Les premiers vins, millésimes 2013 et 2014, ont été prometteurs. C'est la quatrième vendange.

Sur ces 24 hectares, les vignes étaient déjà plantées sur leurs terrasses, où seules des charrues à l'ancienne tirées par des chevaux ont la place de labourer la terre. Chaque parcelle a été arrachée, au prix d'un travail forcené, à la roche couverte d'une végétation méditerranéenne de broussailles et de chênes-lièges nains brûlés par le soleil. Le moindre rang de vigne témoigne de la victoire de l'homme sur la nature. Un combat de titans. Il a fallu briser à la pioche le schiste clair pour dégager d'étroits plateaux, les fameuses "banquettes", retirer les pierres, ramener la terre arable à la pelle, planter, tailler, arroser...

Pour Philippe Austruy, le défi était de traiter le vin autrement, améliorer sa qualité, innover en matière de vinification et, bien sûr, créer un chai tout neuf à côté de l'ancien. Pour cela, il a fallu creuser à plus de 25 mètres de profondeur dans la roche pour faire sortir un bâtiment cathédrale (voir ci-dessous). Ce dernier avait d'abord pensé prendre un architecte portugais, et puis il s'est tourné vers Pierre Yovanovitch, dont le savoir-faire pouvait donner au lieu une vraie signature. Philippe Austruy a aussi voulu créer une maison d'hôtes et un espace de dégustation, en respectant les traditions de la région. Une table haute en béton bleu et métal cohabite avec des canapés en bois massif recouvert de coussins tissés à la main, des petites tables basses en pierre de lave, de grands tapis qui réchauffent l'atmosphère.

L'endroit est sans fioriture : simple, fonctionnel, mais très raffiné. Parce qu'il est lui-même collectionneur, Pierre Yovanovitch a marié l'ancien et le contemporain, dans un esprit maison de famille. Il a réussi un savant mélange de pièces chinées en brocante, de mobilier design français, italien ou scandinave, de créations originales dessinées en exclusivité pour la Quinta par des artisans locaux ou de renom. On accède à la Casa par une route pavée sinueuse qui plonge dans la colline au beau milieu des vignes. La maison originelle date du XIXe siècle. Flanquée de fenêtres et de volets à l'ancienne, la vieille bâtisse semble habitée par l'âme de ses propriétaires successifs. Celle-ci a retrouvé son éclat d'antan tout en gardant sa couleur locale, avec des matériaux de la région, tels qu'azulejos, pierre de schiste, jouant des teintes locales avec du jaune et du vert.


Quinta da Corte


La Casa compte douze chambres d'hôtes (têtes de lit "portugaises" inspirées par des archives de la Fondation Calouste Gulbenkian et tapis artisanaux) réparties dans la maison principale et dans deux petits bâtiments annexes que l'on rejoint par d'étroits escaliers. Parquet au sol, murs blanchis à la chaux et plafonds peints de doux coloris pastel habillent les pièces où se mêlent masques africains et assiettes de faïence portugaise accrochés au mur. Les salles de bain sont entièrement carrelées de faïence artisanale du cru, dans un esprit délicatement rétro, vert forêt, bleu roi ou rose pâle. Une cheminée monumentale trône dans la cuisine aux murs aussi parés de carreaux de faïence. Au centre de cette pièce à vivre au sol en terre cuite, une table de cuisine en chêne massif surmontée d'un plateau en carreaux de faïence réalisée sur mesure par l'artiste Laura Carlin. Au-dessus de la table, une suspension poétique avec des ballons soufflés réalisée par le maître verrier Matteo Gonet ressemble à une grappe de raisins. Sur la grande terrasse, la table d'hôte à l'ombre de la tonnelle est cernée de pruniers, citronniers, oliviers, amandiers, orangers, figuiers qui courent jusqu'à la piscine. Dans cette halte paisible, le temps est comme suspendu. Dans cette halte paisible, le temps est comme suspendu.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Lun 4 Juin 2018 11:52

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Henri Dubosq "Je suis l'un des pionniers du style actuel de Saint-Estèphe"
Le propriétaire de Château Haut-Marbuzet représente une génération de vignerons historiques.




Le Figaro Vin - Quel est le climat actuel au sein de l'appellation Saint-Estèphe ?
Henri Dubosq
- Le climat est très favorable, car Saint-Estèphe fait partie des quatre plus grands terroirs du Médoc avec Pauillac, Saint-Julien et Margaux. Il est privilégié de nature. Nous avons une chance énorme : un viticulteur ici bénéficie de l'un des plus beaux terroirs du monde. Il l'est d'autant plus que, depuis une vingtaine d'années, des femmes et des hommes de compétence ont mis tout leur savoir-faire au service de cet immense privilège. Au privilège de la nature s'additionne un privilège climatique ; les millésimes 2015 et 2016 ont été exceptionnels, tout comme 2017 car l'appellation Saint-Estèphe, qui longe l'estuaire, est protégée du gel. Comme si les forces supérieures de la nature étaient si heureuses et fières de leur création qu'elles l'avantagent !

LFV - L'arrivée de nouvelles têtes représente-t-elle une opportunité pour Saint-Estèphe ?
HD
- Certains hommes peuvent être en osmose avec l'appellation et c'est ce que nous constatons avec les nouveaux venus, qui apportent des compétences. Je suis très content de ces nouvelles arrivées qui servent l'amélioration de la qualité et font bénéficier l'appellation d'un pouvoir financier considérable. Comme l'énonce le dicton : "Il vaut mieux accompagner une charrette chargée d'or que de fumier, car ce qui en tombe est beaucoup plus valorisant."

LFV - Le style des vins de Saint-Estèphe a-t-il changé ?
HD
- Il a évolué, et je suis certain d'être un pionnier de ce nouveau style. Il y a cinquante ans, j'ai décidé d'amignonner les tanins un peu sévères. J'ai fait école, et de plus en plus de producteurs offrent des saint-estèphe plus séduisants.

LFV - Quels types de viticulture et de vinification permettent d'aboutir Ă  ce style ?
HD
- Cela passe par des vendanges effectuées quand les raisins ont une maturité suffisante, un encépagement adapté à la réalité du sous-sol, avec le cabernet sauvignon cultivé sur les graves profondes et le merlot planté sur les argiles des bords d'estuaire, mais aussi le bon choix de barriques en fonction de la typicité des tanins et des élevages un peu moins longs.

LFV - Quelle est la force actuelle de Saint-Estèphe par rapport aux autres appellations du Haut-Médoc ?
HD -
Nous sommes beaucoup plus vastes que les appellations du Haut-Médoc, ce qui fait que nous avons des terroirs au sein d'une même propriété. Cette diversité permet d'offrir une gamme de saveurs et de senteurs étendue. Nous sommes les seuls à ne pas avoir de premier grand cru classé. Cela s'explique par le fait qu'en 1855, les conditions climatiques étaient très différentes de celles d'aujourd'hui. Jusqu'en 1920, les vendanges se faisaient autour de la mi-octobre. A ce moment-là de l'année, les pluies étaient importantes et le sous-sol de Saint-Estèphe, riche en argile, gardait l'eau avant les vendanges, les rendant difficiles et irrégulières. Avec le réchauffement climatique, cet inconvénient s'est transformé en avantage. Nous vendangeons désormais à la mi-septembre et non plus en arrière-saison. Les années de canicule et de sécheresse, les grands terroirs de graves profondes ont tendance à voir leurs vignes souffrir de façon excessive, ce qui empêche la maturité parfaite des raisins par trop de stress hydrique. Ici, elles ne souffrent plus lors de millésimes chauds, ce qui fait que les saint-estèphe ont peut-être une supériorité climatique sur les autres grâce à cette argile souterraine.

LFV - Les crus classés et bourgeois collaborent-ils aisément ?
HD
- Il y a une phrase que j'aime : "On chasse en groupe, on conquiert seul." Je me plais avec mes confrères, qu'ils soient classés ou bourgeois, mais j'avance seul. Pour moi, le vrai classement est celui du public. J'ai un slogan : "Ni bourgeois ni classé et pourtant préféré".


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Lun 4 Juin 2018 11:56

.
Bernard Magrez "Nous allons faire un trésor"
L'homme d'affaires aux 42 châteaux explique le projet qu'il entame à Saint-Estèphe.




Le Figaro Vin - Qu'est-ce qui a motivé votre investissement récent à Saint-Estèphe ?
Bernard Magrez
- Fin 2017, nous avons acheté un terroir que nous convoitions depuis une dizaine d'années : les 7 hectares du Château La Peyre. Il inclut 2 hectares très bien placés, au plus haut point de l'appellation, et bénéficie d'une typicité de terroir remarquable. A partir des raisins cultivés sur cette parcelle, nous allons faire un trésor. C'est dans un projet un peu spécial que nous nous lançons à Saint-Estèphe, mais aussi à Saint-Emilion, dans le Languedoc (où nous avons acquis un terroir voisin de la Grange des Pères) ainsi qu'en Espagne, dans la région du Toro. Nous y produirons des cuvées confidentielles de 10.000 à 12.000 bouteilles seulement. Cela se fait beaucoup en Napa Valley aux Etats-Unis, en Italie ainsi qu'en Espagne, où des propriétaires confectionnent des cuvées spécifiques produites en très petits volumes sur les meilleurs terroirs. Le vin issu des 5 autres hectares acquis du Château La Peyre sera quant à lui commercialisé sous le nom de Château Magrez-La Peyre.

LFV - Etes-vous satisfait de la qualité de votre première vendange à Saint-Estèphe ?
BM
- Elle a eu lieu en 2017 et la qualité ne trompe pas, elle est en adéquation parfaite avec ce que nous pressentions.

LFV - Comment cette cuvée sera-t-elle vinifiée ?
BM
- Elle sera vinifiée en partie en barriques et en partie en amphores de terre cuite. L'amphore apporte une pénétration de l'oxygène sans que le vin soit marqué par le bois.

LFV - Qu'avez-vous changé dans la gestion de la propriété ?
BM
- Beaucoup de choses. Chaque propriétaire a sa façon de mener les choses et nous avons fait la même chose qu'au Château Pape Clément : nous avons pris des initiatives qui font que la qualité ne pourra qu'augmenter. Nous avons limité les rendements, changé la taille, pratiqué des élevages et des vinifications plus longues que par le passé.

LFV - Comment se nommeront ces microcuvées ?
BM
- Leur nom proviendra de la mythologie grecque. Pour l'instant, nous avons déposé trois noms sur le plan mondial et j'en choisirai un dans les mois qui viennent. Cela crée une histoire, et les produits comme le vin qui s'inscrivent dans le subjectif ont besoin d'avoir une histoire ancienne. Comme nos autres vins, ils seront signés, sûrement avec une signature en travers de l'étiquette, très identifiable.

LFV - Quelle clientèle visez-vous ?
BM
- Celle qui a l'habitude d'acheter des grands crus classés de Bordeaux pour les découvrir, par obligation professionnelle parfois, mais aussi pour se singulariser. Ces gens qui ne boivent que de très grands vins, ceux que l'on nomme les "ultrariches" et qui ne sont pas gênés de s'offrir ce type d'émotion. Cette clientèle se trouve en Asie - à Shanghaï et à Hongkong - mais aussi aux Etats-Unis et en Europe de l'Est.

LFV - Comment ces microcuvées seront-elles distribuées ?
BM
- Elles ne seront pas commercialisées avant début 2020. Un lieu unique dans chaque pays sera chargé de distribuer ces quantités limitées par le biais du négoce. Un seul magasin à Hongkong, à Shanghaï, en Belgique, en Suisse, en Angleterre et aux Etats-Unis, vendra ces bouteilles.

LFV - Ces cuvées ne seront donc pas disponibles en France ?
BM
- Peut-être dans un second temps. Mais nous les dédions surtout à l'exportation car c'est sur ces marchés-là que nous avons identifié la demande.

LFV - En quoi l'appellation Saint-Estèphe s'est-elle réinventée ces dernières années ?
BM
- Des tiers sont entrés dans les investissements, comme la famille Bouygues au Château Montrose, Michel Reybier à Cos d'Estournel, Jacky Lorenzetti, ou encore le groupe Suravenir Assurances à Calon-Ségur. Avant cela, les châteaux n'appartenaient qu'à des familles. Les nouveaux propriétaires ont apporté beaucoup à la communauté, ils ont permis aux vins de faire des progrès qualitatifs. Quand des gens de l'extérieur arrivent, cela apporte aussi de la notoriété. On en parle sur le plan national et mondial. C'est un plus en termes d'image, surtout s'ils construisent des chais remarquables.

LFV - Quel est selon vous le futur de l'appellation Saint-Estèphe ?
BM
- Eu égard à la qualité du terroir et des propriétaires traditionnels comme des nouveaux arrivants, Saint-Estèphe a un grand avenir.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Thierry Debaisieux » Lun 4 Juin 2018 12:40

Ca a le mérite d'être clair:
clientèle visée:
"Ces gens qui ne boivent que de très grands vins, ceux que l'on nomme les "ultrariches" et qui ne sont pas gênés de s'offrir ce type d'émotion".
Bien cordialement,
Thierry Debaisieux
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