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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Lun 13 AoĂ»t 2018 12:57

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LoĂŻc Pasquet
« Dans cinq ans, Liber Pater sera plus cher que la Romanée Conti »
Devenue le vin de Bordeaux le plus cher du moment (surclassant Petrus, Le Pin, Lafite, Haut-Brion, Latour…), la cuvée confidentielle d’anciens cépages bordelais plantés francs de pied a l’ambition de détrôner la mythique étiquette bourguignonne. C’est du moins le cap que se fixe Loïc Pasquet, le créateur de Liber Pater en 2006. Le vigneron de Podensac souhaite également inspirer un retour aux vins de terroir, avec des cépages oubliés qui permettent une différenciation et une valorisation des vins.




Dans le dernier classement WineSearcher des cinquante vins les plus chers au monde, Liber Pater arrive en nouveau-venu à la dix-septième place, nettement devant le mythique Petrus, qui pointe à la vingt-huitième position. Comment expliquez-vous cette surprenante performance ?
LoĂŻc Pasquet : Quels sont les domaines qui arrivent en premier de ce classement ?

Il s'agit essentiellement de grands crus bourguignons et de prestigieuses étiquette allemandes : le domaine de la Romanée Conti, le domaine Leroy, Egon Müller…
Dans cinq ans, Liber Pater sera plus cher que la Romanée Conti.

Comment arriverez-vous Ă  ces sommets ?
Liber Pater est un vin de lieu et pas de cépage, c’est notre terroir unique, l'anticlinal, qui s’exprime. Liber Pater donne l’occasion d’ouvrir l’histoire du goût. Aujourd’hui, il n’y a plus de vins fins, comme les nommaient les gourmets du XIXème siècle. Le goût des grands vins a disparu après la crise phylloxérique. On en trouve la preuve dans les archives : en 1904, l’intendant du château Margaux estimait que le greffage avait fait perdre son goût à ses vins. C’est expliqué dans le livre le Goût retrouvé des vins de Bordeaux, qui a été écrit sur Liber Pater par Jacky Rigaud et Jean Rosen (qui va être publié par les éditions Actes Sud en 5 septembre prochain).
Liber Pater donne l’occasion d’avoir le vrai goût des vins que l’on avait en 1855. On ne peut pas le mettre sur l’étiquette… Mais on peut le promettre grâce à un ensemble de détails. Tout notre vignoble de 3 hectares est planté en franc de pied, avec une densité de 20 000 pieds hectares, un travail en traction animale et une culture bio. À Bordeaux, ce discours me fait passer pour un hurluberlu, un fou furieux, mais c’est un discours évident en Bourgogne.

Votre positionnement prix est aussi lié à l'extrême rareté de vos bouteilles…
L’idée est de faire très peu de vin. Nous produisons de 0 à quelques milliers de bouteilles par an. Il faut accepter de ne pas pouvoir soumettre tous les ans la nature, selon les aléas climatiques (le gel de 2017) et la qualité (2013 ne méritait pas de sortir).

Votre approche iconoclaste de la viticulture est-elle compatible avec la nomenclature des appellations d’origine contrôlées ?
Avec la récolte d’anciens cépages hors cahier des charges, je vais passer en vin de France cette vendange 2018. C’est aberrant, alors que ce sont des variétés historiques en adéquation avec le terroir bordelais. Grâce à l’IFV, sur le vignoble de Liber Pater nous avons planté du cabernet sauvignon, du camaralet, de la carménère, du castet, du lauzet, du petit verdot, du saint macaire, du sémillon et du tarnais.

Regrettez-vous de quitter l’AOC Graves ?
Pour moi, les AOC sont mortes. Ce système devient de plus en plus industriel, le vin va connaître le même sort que le fromage. Ces vins seront techniquement bien faits, mais variétaux et sans âme. Il faut lutter contre l’uniformisation et préserver le goût : cela fait partie de notre culture. Les porte-greffe ont permis de mettre n’importe quel cépage n’importe où. Alors que ce ne devrait pas être le cépage qui impose le goût, mais le terroir.
Je viens d’avoir un contrôle de l’INAO [NDLR : Institut National de l’Origine et de la Qualité]. Ils pensent que j’ai commis un manquement majeur à l’AOC, avec des hauteurs d’herbes trop importantes au niveau de la zone fructifère de mes vignes. Mais en ayant recours à la méthode ancienne de l’arcure des rameaux, je ne peux pas faire autrement. Pour l’INAO, il faudrait du RoundUp à la place de l’herbe ! Je ne vais pas lâcher dans cette affaire. J’ai déjà gagné en appel mon procès contre l’INAO sur mes densités de plantation et les accusations de chaptalisation.

À Bordeaux, on semble vous voir au mieux comme un gugusse qui a réussi l’impensable, au pire comme filou qui va tomber, notamment avec l’affaire des aides de FranceAgriMer…
C’est comme en politique : parlez de moi en bien ou en mal, mais parlez de moi. Il n’y a rien de plus horrifique que d’être transparent. Concernant les subventions de FranceAgriMer, une enquête est aujourd’hui ouverte par le parquet de Bordeaux sur le témoignage de l’importateur chinois qui m’a dénoncé. Je suis confiant sur l’issue de cette procédure. Mes clients sont des businessmen, ils ont tous des affaires avec l’administration, cela leur est égal. Pour moi, l’important c’est que le prix de la bouteille de Liber Pater continue de monter. Et que le vin soit de plus en plus apprécié. C’est ma réussite.
Et nous ne sommes pas si isolés dans le vignoble bordelais. Je peux vous dire que des grands crus classés visitent Liber Pater pour voir nos francs de pieds… Il y a une perte de diversité à Bordeaux. Je souhaite y sensibiliser les autres vignerons : on a tous à y gagner. Si deux voisins dans les Graves produisent le même merlot, l’acheteur en face choisit le tonneau en fonction de son prix. Alors qu’en Bourgogne le terroir permet de distinguer deux parcelles côte à côte.



Un projet de nouvelle cuvée

En cours de plantation, un nouveau vignoble va émerger pour compléter la production de Loïc Pasquet. Avec 3 ha déjà plantés et 3 ha à planter, l’étiquette Denarius ne sera pas commercialisée avant plusieurs années, mais elle vise déjà un prix de vente de 300 euros. Si Liber est l’antique dieu du vin, Denarius signifie denier en latin.



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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mar 14 AoĂ»t 2018 12:08

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Vignoble de Bordeaux : Après la grêle, le mildiou ampute les récoltes
Le vignoble bordelais est confronté à une attaque virulente de mildiou, ce qui pousse les viticulteurs bio et conventionnels à intensifier les traitements.





Des grains de raisins petits et desséchés, des feuilles tâchées : "c'est la première fois que je vois une telle attaque de mildiou, même en 2008, il n'y en avait pas autant", se désole Joël Tauzin du domaine de Merlet, à Léognan, près de Bordeaux. Ce viticulteur, qui table sur une perte de récolte de 15 à 20%, surtout pour les cabernets, remonte sur son tracteur pour effectuer un des derniers traitements contre ce champignon friand d'humidité et de chaleur.

La situation aurait pu être pire : porté par les pluies abondantes du printemps, le mildiou a vu sa progression freinée par la canicule. Et une fois la véraison passée, quand la couleur des grains passe du vert au rouge vif, il ne peut plus attaquer le raisin. Reste aujourd'hui à traiter sur ses parcelles les jeunes feuilles car une fois touchées, elles ne fabriquent plus de sucre et retardent du coup la maturité des fruits.

"DES TRAITEMENTS TOUS LES 14 JOURS"

"Ce n'est pas catastrophique", nuance-t-il après avoir perdu l'année dernière 90% de sa récolte en raison du gel. "J'ai fait des traitements tous les 14 jours comme d'habitude, il aurait fallu tous les 10 jours", estime ce vigneron, installé depuis 1989. Selon le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), presque la totalité des 6.000 exploitations viticoles dans le Bordelais sont touchées à des degrés divers, et la récolte qui s'annonçait très élevée pourrait être amputée de 15 à 25%, toutes appellations confondues, après déjà une petite récolte en 2017 (-40%).

"Sur le volume, on sait qu'on n'aura pas une très grosse récolte, parce qu'on a près de 10.000 hectares (sur un total de 114.000 ha) qui ont été grêlés totalement ou partiellement (en mai et juillet), et des propriétés qui auront leur récolte amputée par le mildiou", souligne le vice-président du CIVB, Bernard Farges. "Le mildiou est dû à une pluviométrie et hygrométrie de mai et juin comme rarement on en a connues. Dans certaines propriétés, c'est plus qu'une inquiétude. C'est sur tout le territoire du vignoble girondin, mais avec des parcelles, des propriétés plus touchées que d'autres, selon qu'on a pris des risques ou pas en terme de protection", a-t-il précisé.

Ceux qui ont subi une faible attaque de mildiou ou ont fait les traitements suffisants s'en sortent bien. D'autres, en limitant les traitements, peuvent perdre jusqu'à la quasi-totalité de leur récolte, selon la chambre d'agriculture de la Gironde. "Ces dernières années, les produits utilisés sont moins virulents, les doses plus faibles et les fréquences (de traitement) moins rapprochées pour limiter les effets sur l'environnement", explique-t-elle. Car 85% des traitements phytosanitaires dans la vigne concernent le mildiou et l'oïdium, deux maladies qui se développent à la même période.

LES CÉPAGES RÉSISTANTS N'ONT PAS ÉTÉ ATTEINTS

Le Bordelais n'est pas la seule région viticole à connaître cette année une forte attaque de mildiou, les vignobles du Rhône et du Languedoc sont notamment impactés, selon les deux interprofessions. À noter que la vingtaine d'hectares de vignes plantées à titre expérimental au printemps avec des cépages résistants n'ont pas été atteintes par cette maladie, selon le délégué général du Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc (CIVL) Jérôme Villaret.

En agriculture biologique, les vignerons éprouvent les mêmes difficultés qu'en conventionnel et traitent avec du cuivre plus fréquemment. Dans l'appellation Graves, les blancs du château Bichon Cassignols à La Brède ont été en général préservés contrairement aux merlots, selon le propriétaire Jean-François Lespinasse, qui a interrompu ses vacances pour venir traiter. "C'est exceptionnel", reconnaît-il tout en se demandant si cela "préfigure notre quotidien dans les années à venir".

(Avec AFP)


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Ven 17 AoĂ»t 2018 07:32

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Les 6 plus belles collections de vins du monde !
C’est la cave qui fait le prestige du collectionneur. Et les collectionneurs rivalisent entre eux par le contenu de leurs caves : les crus extraordinaires se font concurrence, et la constitution d’une cave devient une course aux produits exceptionnels et de qualité ! Outre les bouteilles incontournables, une belle collection de vin contient des crus célèbres, prestigieux, des bouteilles d’exceptions. Le tout est stocké dans les meilleures conditions, dans des caves de qualités ! Nous verrons donc que collection va de pair avec cave, ce qui inclut souvent que la collection est celle d’un établissement prestigieux, qu’elle est le précieux cellier de restaurants.


Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir les plus belles collections de vin et ce qui fait leur valeur. Les Grappes vous amène visiter les prestigieux celliers !



La collection de la Tour d’Argent à Paris

La Tour d’Argent est une légende : c’est dans son sous-sol que David Ridgway, chef sommelier de la Tour, mais aussi maître des lieux, recueille ses bouteilles. Sa collection compte environ 35 000bouteilles, stockées dans une cave de 1 500m². La collection de vins de la Tour d’Argent sert à alimenter le plus ancien restaurant de Paris, qui date de 1582 et qui sert de cave à cette collection de bouteilles rares. La collection de la Tour d’Argent est donc accessible pour les clients du restaurant. Elle peut donc se déguster !

Cette collection compte à la fois des vins du XIXe siècle comme le Clos Vougeot 1874, mais aussi tous les premiers crus classés de Bordeaux des millésimes des années 1980 et 1990. L’on trouve donc des millésimes anciens et des crus récents exceptionnels.

L’originalité de cette collection réside dans le fait que certains des vins sont conservés dans des bouteilles de 37.5 cl ; ce sont des « mini bouteilles » uniquement produites pour la Tour d’Argent, et ne se trouvent pas dans le commerce.


La Cave du Château à Paris

Cette nouvelle cave à vin mêle tradition et modernité dans Le Clarence, qui l’accueille en ses murs. La Cave du Château est située dans un hôtel particulier adjoint d’un restaurant gastronomique, en bas des Champs-Elysées.

Elle contient de nombreuses références, notamment en matière de Bordeaux (plus de 2 000références), et compte s’agrandir encore. En effet, la cave regroupe tous les plus grands châteaux des rives droite et gauche, avec cette particularité qu’il n’y a pas d’intermédiaire entre les propriétaires et le cellier. Cela fait partie des gages de qualités sur les grands vins.
Le maître des lieux est le Prince Robert de Luxembourg, propriétaire de Château Haut-Brion : c’est un amoureux des vins et qui a choisi de pourvoir sa cave de ses propres vins. La cave compte ainsi 40 millésimes du Château Haut Brion rouge de 1961 à 2013, sous différents formats, de la demi-bouteille (37,5 cl) au salmanazar (9 litres).


La collection de l’Hôtel de Paris Monte-Carlo à Monaco

Dans les couloirs souterrains de l’Hôtel de Paris Monte-Carlo, à Monaco, sont regroupés près de 550000 grands vins. Une collection unique pour le restaurant Louis XV.

L’Hôtel fait partie des établissements hôteliers mythiques, c’est un palace. Et la cave de ce palace recueille à 13m de profondeur l’une des caves à vin les plus prestigieuses du monde. La cave a été inaugurée en 1874 par Marie Blanc, épouse et successeur du fondateur de la Société des bains de mer. Ses 1 500m² en font une des plus grande caves du monde.

C’est également une cave de prestige puisqu’elle recueille des vins très rares comme le Château Margaux 1929 ou le Château d’Yquem 1890.
La collection se divise en deux catégories : les vins à faire vieillir, et les vins à boire. Les vins à vieillir sont conservés dans des caisses de bois jusqu’à ce qu’ils aient atteint leur maturité : les écrins de bois sont alors ouverts et les bouteilles sont alors exposées sur des clayettes. La collection est donc vivante, en renouveau permanent.

Les vins de la collection de l’Hôtel de Paris Monte-Carlo peuvent être dégustés dans le restaurant Louis XV. Quand les vins sont arrivés à maturité, le sommelier les ajoute à la carte des vins du restaurant. L’occasion de découvrir des trésors des vins.


La collection du Rekondo Ă  San Sebastian en Espagne

La collection familiale est issue d’une passion perpétuée depuis plus de 50 ans. Cela a permis de constituer une cave prestigieuse pour un restaurant familial.

C’est l’œuvre du propriétaire Txomin Rekondo, qui, en 1964, a décidé de faire de son passe temps un mode de vie. Il a voulu donc commencer une cave à vin et s’ouvrir aux produits viticoles du monde entier. C’est là la condition d’une collection riche et variée.

La cave du restaurant situé à San Sebastian est considérée comme l’une des plus belles cave de restaurant du monde. Elle abrite environ 120 000 bouteilles et 4 000références de vins. Txomin Rekondo a tâché de découvrir les vins issus de terres du monde entier : plus de 20 pays sont représentés dans sa collection. On compte par exemple la collection du Château d’Yquem, premier cru supérieur classé en 1855, sur de très nombreux millésimes, à Sauternes ; ou encore l’impressionnante verticale de Marqués de Riscal.

La collection formée par Txomin Rekondo est une histoire de passion, de goût et de découvertes. C’est ce qui en fait une des plus belles collections, soigneusement préservée dans une cave familiale.


La collection de Belmond Villa San Michele Ă  Florence en Italie

Cette collection des plus grands vins de la Toscane est préservée dans l’hôtel Belmond Villa San Michele sur les hauteurs de Florence.

La Villa San Michele, avant d’être un des prestigieux hôtels florentin, était un monastère. Dans l’une des plus anciennes pièces du bâtiment, a été établie la cave dans laquelle les bouteilles sont conservées. 400 domaines sont représentés, sur plusieurs millésimes. Ce sont essentiellement des vins de Toscane, dont la renommée est indiscutable. Parmi ces précieux vins l’on retrouve des brunello-di-montalcino, montepulciano, bolgheri…

Le principe de cette cave est de retracer l’histoire de la Toscane viticole. Chaque dégustation devient un voyage dans le temps pour découvrir une année, une terre… La dégustation est donc agrémentée d’une leçon d’histoire, d’une découverte. Silvestro Napoletano propose des dégustations comparatives de plusieurs récoltes du vin emblématique du domaine San Guido par exemple à travers les années 1985, 1988, 1990, 1997, 2001, 2007… pour saisir toutes ses saveurs, ses évolutions.

La collection de vin peut donc se concentrer sur un territoire, plutôt que sur un panel très large. Ainsi elle permet de découvrir entièrement une terre au cours des années et de ses productions.


La collection de Michel-Jack Chasseuil : la plus belle cave au monde

Le cellier de Michel-Jack Chasseuil est considéré comme le plus grand, comme recelant la plus belle collection. En effet il possède plus de 40 000 bouteilles, incluant les plus grands millésimes. Mais aussi et surtout, Michel-Jack Chasseuil détient la bouteille la plus chère du marché : un Richebourg 78.

Le secret de Michel-Jack : avoir commencé sa collection tôt. En effet le début de sa collection date de l’époque où il était ouvrier.

Son but : constituer la base d’un musée du vin. Michel-Jack Chasseuil considère que chacune de ses bouteilles pourrait être une leçon d’histoire. Il possède par exemple des bouteilles qui ont appartenu à Napoléon quand il était à Sainte-Hélène.

Pour collectionner de telles bouteilles, la cave doit offrir les meilleures conditions de conservation : c’est Michel Jack qui l’a construite lui-même, à partir de parpaings. Sa cave, sa collection, tout cela est donc son œuvre. Et l’on peut ici voir que le vin est un travail passionné, son investissement pour ses bouteilles traduit son attachement à la culture viticole.



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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Thierry Debaisieux » Ven 17 AoĂ»t 2018 12:36

Merci, Alex, pour la copie de l’article sur Liber Pater.
J’ai trouvé sa lecture très intéressante.
Bien cordialement,
Thierry Debaisieux
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Messagepar alex73 » Ven 17 AoĂ»t 2018 21:08

Merci pour cet article. Je suis surpris que le collection de François Audouze n'y figure pas.
Bonne fin de soirée,
Alexis
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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Lun 20 AoĂ»t 2018 12:24

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Champagne : coup d'envoi des vendanges précoces
Le démarrage des vendanges a été fixé au 20 août pour une partie de l'appellation Champagne, confirmant la précocité de cette récolte et la promesse d'un "très beau millésime 2018", d'après l'interprofession.





Le démarrage des vendanges a été fixé au 20 août pour une partie de l'appellation Champagne, confirmant la précocité de cette récolte et la promesse d'un "très beau millésime 2018", d'après l'interprofession.

Les vendanges commenceront lundi 20 août dans plusieurs villages de l'Aube, situés dans la côte des Bar, selon le calendrier des dates d'ouverture diffusé par le Comité Champagne, l'organe institutionnel de l'interprofession champenoise.

"REMARQUABLE ÉTAT SANITAIRE DES RAISINS"

Les quelque 300 autres communes viticoles les rejoindront progressivement fin août, et quelques-unes devront patienter jusqu'au 2 septembre pour se lancer dans la cueillette, selon ce document.

"Le remarquable état sanitaire des raisins couplé aux prévisions météo optimistes permet ces prises de décisions en toute sérénité", a déclaré le Comité Champagne. Ces dates divergent selon les communes et les cépages qui y sont cultivés, en fonction des résultats des prélèvements réalisés pour connaître la maturité, le degré d'alcool et d'acidité des raisins, ce qui permet de déterminer le moment optimal de la cueillette.

Certains viticulteurs peuvent décider de commencer leur récolte avant cette ouverture officielle : c'est le cas du Champagne Beaufort Reol à Ambonnay (Marne), où les premiers coups de sécateurs ont été donnés dès vendredi.

"DES GRAINS MÛRS ET BONS"

"Quand on cueillait hier il y avait énormément de grains par terre, des grains mûrs et bons. Si j'avais encore attendu huit jours, la récolte était faite, fichue", explique Jacques Beaufort, à la tête de cette exploitation certifiée agriculture biologique.

"Les conditions climatiques exceptionnelles du printemps et de l'été nous offrent la possibilité de réussir un très beau millésime en 2018", a ajouté le Comité Champagne, qui avait tablé sur une vendange précoce, "en avance de quinze jours sur la moyenne".

Selon l'organisme, la vendange en Champagne, entièrement réalisée à la main, nécessite de mobiliser environ 120.000 vendangeurs, presque tous saisonniers.

(Avec AFP)


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mar 21 AoĂ»t 2018 11:59

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RĂ©colte 2018
La Champagne s’attend à un millésime très qualitatif
En cette fin du mois d’août, tous les feux sont au vert pour que la récolte champenoise soit qualitative. Restera-t-elle dans les mémoires ? D’ores-et-déjà, il est possible d’affirmer qu’elle le sera au moins pour sa précocité.




Le 20 août, les premiers coups de sécateurs ont été donnés en Champagne. Une date de vendange relativement précoce, comme le souligne le vice-président du Comité Champagne, Damien Champy. « La vendange est à peu près aussi précoce que les millésimes 2003, 2007, 2011 et 2015 » rappelle-t-il. Côté quantité, les volumes sont attendus au rendez-vous, sauf dans quelques secteurs touchés par la grêle ou impactés par le manque d’eau. La satisfaction vient de la qualité, jugée « parfaite ». Les contrôles de maturité, débutés le 6 août dernier, n’ont révélés de botrytis que dans trois échantillons sur les milliers prélevés. Ne reste plus qu’à souhaiter que la météo maintienne des conditions favorables à cet état sanitaire.

Vers un millésime exceptionnel ?

Comme souvent ces dernières années en Champagne, l’acidité est un peu basse et poussent à certaines interrogations. « A cause de la chaleur, tout l’acide malique a été brûlé. Il ne reste plus que de l’acide tartrique dans les raisins. Actuellement, le niveau du pH est relativement bon entre 2.8 et 2.9 » indique Damien Champy et de tempérer sur l'importance de cet indice sur la qualité. « D’abord, il ne s’agit que d’un critère parmi d’autres influençant la décision de récolte. Par ailleurs, une étude du Comité Champagne menée sur les 50 derniers millésimes montre que les grands millésimes associent à la fois un degré de10 et un état sanitaire excellent des raisins. C’est tout à fait la configuration de 2018 » se satisfait-il. Enfin, il rappelle que l’acidité 2018 est peu ou prou celle de 2002, un très beau millésime.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mer 22 AoĂ»t 2018 11:51

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Alsace: les vendanges de crémant dès mercredi
Les vendanges commenceront mercredi en Alsace pour le crémant et le 3 septembre pour les autres vins, un démarrage précoce en raison de la sécheresse de l'été, ont décidé lundi les viticulteurs alsaciens.




Ces dates du 22 août pour le Crémant et du 3 septembre pour les vins d'appellation d'origine contrôlée (AOC) dits tranquilles ont été fixées lors de l'assemblée générale de l'Association des viticulteurs d'Alsace (AVA) à Colmar.

Il s'agit de dates particulièrement précoces pour le démarrage des vendanges dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, généralement plutôt fixé début septembre.

En 2017, année où les vignes avaient été mises à mal par le gel, les vendanges de crémant avaient déjà été lancées tôt, le 24 août.

"Nous espérons un bon millésime, même s'il sera moins important que ce qu'on avait prévu" à cause de la sécheresse de l'été, a indiqué à l'AFP Jérôme Bauer, président de l'AVA, qui rassemble presque 4.000 viticulteurs.

Face à des raisins déjà arrivés à maturité, quelques viticulteurs ont fait une demande de pré-vendange et ont donné les premiers coups de sécateurs dès vendredi.

"Nous espérons vivement rentrer au moins un million d'hectolitres", après une production 2017 particulièrement faible de 907.000 hectolitres, a déclaré Gilles Neusch, directeur du Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace.

Après un été chaud et sec à peine entrecoupé de quelques orages, les viticulteurs réunis lundi à Colmar ont souhaité que la question de l'irrigation, interdite pour les vins AOC, soit rapidement étudiée pour faire face à des températures s'annonçant de plus en plus élevées.

En Alsace, les vendanges, qui devraient s'étaler jusqu'en octobre, sont en grande majorité faites à la main, ce qui nécessite l'emploi d'environ 20.000 saisonniers de plus en plus difficiles à recruter.

Entre fin d'exonérations de charges sociales rendant le salaire moins attractif et vendanges précoces entrant en concurrence avec les congés d'été ou les autres emplois saisonniers, "tous les ans, cela devient de plus en plus galère de trouver des vendangeurs", a regretté Jérôme Bauer.

Pour tenter de faciliter les recrutements, le Pôle Emploi de la région Grand Est dispose d'une cellule spéciale pour les candidats et le département du Haut-Rhin a accepté que les bénéficiaires du RSA puissent cumuler ce revenu avec un salaire de vendangeur.

En Champagne, les vendanges, qui mobilisent environ 120.000 vendangeurs, ont également commencé de manière précoce, avec un démarrage lundi dans plusieurs villages de l'Aube, tandis que le coup d'envoi des vendanges françaises a été donné le 7 août, comme presque tous les ans, par le petit village de Fitou dans l'Aude.

Avec AFP


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Jeu 23 AoĂ»t 2018 13:47

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Beaujolais : début des vendanges le 27 août ( source interbeaujolais)



Selon les dernières données récoltées par le réseau Maturation* sur plus de 230 parcelles, la véraison se termine dans les zones les plus précoces du Beaujolais.
Les vendanges devraient progressivement débuter à partir de lundi 27 août, pour les Gamay comme pour les Chardonnay. Elles seront plus étalées dans le temps que d'habitude avec un décalage d'une quinzaine de jours entre les zones précoces et tardives ce qui permettra de prendre le temps du ramassage et de la vinification. Toutefois, dans un vignoble où les vendanges sont majoritairement manuelles, cela nécessitera une parfaite gestion de la main d'oeuvre.
Les millésimes « précoces » ont tendance à s'enchaîner ces dernières années, 2018 s'inscrit ainsi, en termes de dates, dans la lignée de 2017, 2015, 2011 ou encore 2009.
Le coup d'envoi de cette nouvelle récolte bénéficie d'un contexte plus que favorable. Un état sanitaire excellent, un sol très sec et une météo à 15 jours qui semble bienveillante... A ce jour, tous les voyants sont au vert pour faire en 2018 de grands vins en Beaujolais.
Aucun incident climatique n'ayant entamé le potentiel de récolte, nous sommes dans le cadre d'une récolte équitable, du sud jusqu'au nord, en termes de quantité.
Ce petit coup de pouce de Dame Nature tombe à pic au moment où le Beaujolais lance sa nouvelle stratégie et entame sa bascule positive.
Les 2 000 Maisons et Domaines du Beaujolais affutent les sécateurs, les dieux du ciel ont fait leur travail, aux hommes de montrer leur savoir-faire avec leurs mains, leur tête et leur coeur, en un triptyque, comme la stratégie du Beaujolais, pour transformer ces superbes raisins en grands vins qu'ils soient de fête, de caractère ou d'exception !
*Le réseau Maturation signe sa 27ème campagne avec le millésime 2018. Dès le début de la véraison, 2 fois par semaine, près de 200 vignerons réalisent bénévolement des prélèvements sur plus de 230 parcelles et envoient les résultats à la Chambre d'Agriculture du Rhône qui coordonne et anime ce réseau. Les données ainsi récoltées sont compilées et analysées puis mises à disposition des vignerons et de la profession : un outil de suivi et d'aide à la décision précieux et unique dans son mode de fonctionnement.


www.bourgogneaujourdhui.com


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Hugo B. » Mer 29 AoĂ»t 2018 13:57

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LoĂŻc Pasquet
« Dans cinq ans, Liber Pater sera plus cher que la Romanée Conti »

Je suis curieux de voir jusqu'oĂą Mr Pasquet pourra mener sa com...
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Messagepar Lalex » Jeu 30 AoĂ»t 2018 12:19

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L'impossible estimation des rendements Ă  Bordeaux
Dans le bordelais, les vendanges sont placées sous le signe de la précocité. Les interrogations demeurent sur les rendements. Les attaques du mildiou chamboulent la donne : selon les parcelles impactées, les rendements seront plus ou moins au rendez-vous.




Le coup d’envoi a été donné par le château Tronquoy- Lalande à Saint-Estèphe, dans le Médoc. Le premier dans le bordelais à démarrer les vendanges en blanc. Les baies les plus expressives et aromatiques de sauvignon gris ont été ramassées le 22 aout dernier. 1,8 hectare est consacré aux blancs sur cette propriété de quelques 30 hectares. Une tendance à faire du blanc dans le Médoc s’installe. Le 27 aout, c’était au tour des Graves de démarrer les vendanges. Pour les rouges, les coups de sécateurs devraient être donnés pour le merlot entre le 10 et le 15 septembre, du côté de Pomerol et de Saint-Emilion. « Si on compare aux trente derniers millésimes, on a dix jours d’avance » note Thomas Duclos, du laboratoire d’œnologie Oenoteam, implanté à Libourne.

Attaque de mildiou

Les rendements seront-ils au rendez-vous ? L’œnologue reste d’une prudence de sioux. « A ce jour on ne peut pas donner d’estimation du fait de l’attaque du mildiou qui est très présent sur certaines parcelles et peu sur d’autres. On est face à une forte hétérogénéité. C’est du cas par cas » assure-t-il. Il faut dire qu’après la grêle de mai et juillet dernier qui a touché plus de 10 00 ha dans le vignoble girondin, c’est le mildiou qui occupe tous les esprits. Laurent Bernos, le directeur du service vigne et vin à la chambre d’agriculture de la Gironde, n’en revient toujours pas : « En vingt-cinq ans, je n’ai jamais vu ça, un tel niveau d’attaque du mildiou. C’est exceptionnel car ce n’est pas un secteur qui est touché mais ce sont toutes les exploitations viticoles, toutes les AOC qui sont atteintes, à des degrés divers, qu’elles soient en Bio ou en conventionnel. Les merlots sont particulièrement touchés » s’alarme-t-il.

Des estimations hétérogènes de pertes

Du coup la récolte qui s’annonçait élevée ne sera pas pléthorique. Le chiffre de pertes de l’ordre de 15 à 20% circule. Au CIVB, le conseil Interprofessionnel du vin de Bordeaux, Christophe Château, directeur de la communication préfère rester prudent quant au pourcentage de perte de récolte. Laurent Sierra à la tête du château Toinet-Fombrauge (8 ha en Saint-Emilion, 4, 5 ha en Montagne Saint-Emilion) a fait les comptes : certaines de ses parcelles enregistrent des attaques de mildiou à hauteur de 20%. Sur d’autres, c’est moins. Au global, il s’en sort pas trop mal. « Mon vignoble n’est atteint qu’en 5 et 10% » souligne-t-il. A Mourens, Ghislain Dubourg qui exploite 63 ha, table lui aussi sur 5 à 10% de perte. « Il faut dire que j’ai fait quatorze traitement au lieu des neuf habituels. Je suis sorti de la norme".

Reste que parler mildiou est compliqué : « C’est un sujet tabou car nombre de viticulteurs tiennent bien leur vigne. Ils sont touchés dans leur amour propre car ils ont le sentiment d’avoir mal travaillé » analyse Philippe Hébrard, directeur de la cave coopérative de Rauzan. Le président de la cave, Denis Baro qui détient 70 ha sur Rauzan et Blazimon, l’avoue : deux de ses parcelles qui représentent au global 8 ha ont été attaquées, chacune à 40%. « Le mildiou est apparu vers le 15 juillet. J’ai été surpris. J’ai mis cette attaque sur le compte de la rosée matinale ". Pour autant il se veut optimiste : « le mildiou ne devrait avoir aucun impact sur la vendange. Ce millésime précoce sera très qualitatif " assure-t-il. Même son de cloche pour Mickael Rouyer, directeur du syndicat viticole de Blaye Côtes de Bordeaux : « On n’est pas inquiet pour la qualité du millésime. Les degrés sont assez élevés. Ceux qui n’ont pas subi la grêle de mai dernier, auront des rendements corrects ». Reste que la récolte va être fortement amputée. La grêle du printemps dernier a touché 40% du vignoble du Blayais.


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Messagepar Lalex » Jeu 30 AoĂ»t 2018 12:21

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Vendanges 2018 : c'est bien parti !
Les vendanges ont sérieusement commencé en Bourgogne et particulièrement pour le cépage chardonnay.



Les vendanges 2018 ont commencé en Bourgogne dès la semaine dernière chez quelques vignerons de Côte de Beaune et du Mâconnais, mais le vrai départ vient d'être donné ces deux derniers jours. Il suffisait d'aller ce matin faire un tour dans les vignes vers 8 h 30 pour trouver beaucoup d'équipes de vendangeurs en Côte Chalonnaise, en Côte de Beaune et même quelques-unes en Côte de Nuits. C'est donc parti pour un nouveau millésime que l'on peut déjà qualifier de solaire (c'est quand même le 3ème du genre en 4 ans, après 2015 et 2017) mais qu'il va pourtant falloir aller "chercher", parcelle par parcelle, pour couper les raisins à maturité optimale. C'est qu'à ce jour, si tous les espoirs de grand millésime peuvent légitimement être formulés, ce n'est pas encore totalement dans la poche.

Dans toutes les vignes ou peu s'en faut les raisins sont dans un état sanitaire de rêve, fruit d'un été sec, chaud et ensoleillé. Pour autant les niveaux de maturités présentent une grande hétérogénéité, de 2 à 3 degrés d'écart parfois même à quelques centaines voire dizaines de mètres de distance seulement dans un même village. C'est la conséquence des pluies tombées ici et pas là, des rendements qui peuvent aller du simple au double entre celui qui a fait ce qu'il fallait pour les réguler et celui qui n'a rien fait, de l'âge des vignes, du matériel végétal, du terroir, des pratiques culturales... ; le tout donc dans un contexte de chaleur et de sécheresse qui a engendré ici et là des phénomènes de blocages plus marqués... en présence de rendements très élevés, ce qui n'est pas rare en 2018.

Pour résumer, les vendanges ont généralement commencé par le chardonnay ; les acidités sont manifestement souvent déjà basses, voire très basses dans certains secteurs et des producteurs ont fait le choix de couper à des niveaux de maturité pas toujours très élevés pour préserver de la fraîcheur ; plusieurs vignerons nous ont également rapporté que le chardonnay avait plus souffert que le pinot noir des derniers jours de canicules (du 20 au 23 août), avec donc des chutes d'acidité, mais aussi des phénomènes de déshydratation, donc de pertes importantes de récoltes. Ce n'est pour autant pas une généralité, puisque pour ne citer que le cas des Hospices de Beaune et bien Ludivine Griveau, la régisseuse, n'a même pas encore commercé de vendanger ses vignes de chardonnay (tout simplement pas assez mûres...), à l'exception de celles de Pouilly-Fuissé (Mâconnais) toujours en avance de quelques jours sur la Côte de Beaune. Quant aux vignobles de l'Yonne (Chablis, Irancy...), au nord de la Bourgogne ils sont dans les starting blocks. La sécheresse y a été plus sévère qu'ailleurs en Bourgogne, et on prie pour que 20 ou 30 millimètres de pluie tombent ces prochains jours pour apporter du jus dans les baies et permettre aux maturités d'aller à leur terme ; les premiers raisins vont être récoltés dans les prochains jours, probablement dès lundi prochain dans les zones précoces de la rive droite (Fourchaume, Mont de Milieu, les Chablis grands crus) et dans les terroirs chauds de la rive gauche comme les Vaillons.


Un mot enfin sur les rouges de Bourgogne, mais aussi du Beaujolais, sur lesquels nous aurions déjà dès aujourd'hui tendance à mettre un petit billet tant les commentaires recueillis chez tous les vignerons contactés sont d'un très grand optimisme. Etats sanitaires parfaits, rendements bien maîtrisés (chez les gens sérieux), maturités déjà élevées et qui progressent doucement mais surement... Les acidités seront sans doute basses également mais tant pis, les vignerons patientent* ! L'acidité est quand même moins importante en pinot noir ou gamay qu'en chardonnay nous semble-t-il et, compte-tenu de la météo annoncée à partir de ce jeudi et jusqu'à la fin de semaine prochaine au moins, sèche et sans températures excessives on se dirige tout droit vers un nouveau grand millésime de vins rouges, riches, concentrés, charnus, dans la lignée de 2015.

Christophe Tupinier

* Ce matin, si les vendangeurs étaient nombreux à Puligny-Montrachet et Meursault, villages de vins blancs, à Volnay et Pommard, villages dédiés au pinot noir, on ne trouvait pas encore grand monde dans les vignes.


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Messagepar Hugo B. » Ven 31 AoĂ»t 2018 07:08

C'est exactement le constat que j'ai pu faire sur place concernant les rouges notamment un état sanitaire parfait. Les derniers jours de châleur avant mon départ ont été difficiles pour le vignoble avec d'importantes pertes d'acidité. On va sur un millésime solaire entre 2009-2015, les vins seront très gourmands dès leur jeunesse avec un bon potentiel de vieillissement.
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Messagepar Lalex » Ven 31 AoĂ»t 2018 12:19

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Michel Redde & Fils : quand trois générations s’unissent…
Tradition et modernité ne sont pas toujours incompatibles. C’est ce que nous prouvent au fil des millésimes les vins de Michel Redde, de son fils et de ses petits-fils. Tous les quatre unis par ce goût du terroir ligérien, élaborent des pouilly-fumés de garde encensés par leur fraîcheur et leur puissance aromatique saisissante. Petit aperçu de ce domaine familial ancien, mais qui n’a rien perdu sa jeunesse !




On dit souvent que le vin est une affaire de transmission, de paternité, d’héritage. Le domaine Michel Redde et Fils en apporte la preuve vivante : du vin semble couler dans les veines de cette famille dont les origines viticoles établies à Pouilly-sur-Loire remontent à 1630. C’est exactement 300 ans plus tard, en 1930, que Michel Redde naquit à Saint-Andelain. Rapidement, son choix de carrière et fait et épaulé par sa femme Simone, il décide d’agrandir l’exploitation. Il commence en 1950 à acheter des parcelles qu’il regroupe, défriche et plante. Tous deux comprennent vite l’importance du contact humain avec leurs clients ou les touristes de passage. Le projet de construction d’un caveau de dégustation baptisé La Moynerie (en référence à ce métier de vigneron autrefois accompli par les moines) a vu le jour en 1966 et accueille depuis les visiteurs affluant de la route nationale 7 et désireux de déguster ses vins de Pouilly-Fumé et Pouilly-sur-Loire.

L’aventure ne s’arrête pas là et leur fils Thierry, tout aussi novateur, décide en 2001 de repenser l’architecture du chai sur 3 niveaux afin de procéder à des vinifications par gravité. Même dans un siècle d’innovation perpétuelle, la tradition est une notion chère au cœur des vignerons. Si les fils de Thierry, Sébastien et Romain, arrivés respectivement en 2003 et 2005, adoptent des méthodes récentes, ils n’en demeurent pas moins convaincus que leur vin doit concrétiser la symbiose entre trois facteurs : terroir, cépage et millésime.

C’est sur un petit bout de paradis terrestre que les Redde cultivent leurs sauvignons blancs (97%) en appellation Pouilly-Fumé, et, chose rare, leurs chasselas (3%) en appellation Pouilly-sur-Loire. Certaines parcelles bénéficient en effet d’une exposition plein sud sur des coteaux qui surplombent la Loire. Leurs sols argilo-calcaires apportent aux vins beaucoup de matière, de l’élégance, et, surtout, ils leurs permettent d’être conservés longtemps. D’autres parcelles situées sur la butte de Saint-Andelain sont constituées de sols argilo-siliceux qui offrent aux vins la minéralité typique du pouilly-fumé.

Michel Redde, son fils et ses petits-fils sont aux petits soins de leurs 42 hectares de vignes qu’ils convertissent peu à peu au bio. Sans surprise, les méthodes de culture sont donc raisonnées : la famille favorise la production de compost, ébourgeonne sévèrement et à maturité, et vendange manuellement les raisins avant de les vinifier par gravité.

Le domaine Michel Redde et Fils a rapidement repéré les particularités de chaque terroir et a procédé à des sélections parcellaires afin de valoriser chacune de leur expressions. Ses vins sont appréciés et recherchés pour leur fraîcheur, leurs arômes intenses de fruits jaunes et exotiques et leur fruité croquant. Expressifs et francs, ils séduisent aussi par leur pureté. C’est ce succès qui a conduit les Redde à agrandir à nouveau la propriété en cultivant de nouveaux plants dans l’ancienne carrière de silex de Tracy-sur-Loire, « Les Champs des Froids ».


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Messagepar Lalex » Lun 3 Sep 2018 11:51

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Bonnes conditions pour le démarrage des vendanges dans la Vallée du Rhône
Les vendanges ont démarré depuis la semaine du 22 août avec un peu d'avance, dans le nord du vignoble rhodanien. La récolte s'annonce globalement bonne en quantité et qualité. Seule ombre au tableau : le mildiou sur Grenache qui a provoqué des pertes de rendements.



Une fois n'est pas coutume, c'est dans le nord de la Vallée du Rhône que le coup d'envoi des vendanges 2018 a été donné, autour du 22 août, en Ardèche (St Péray) puis sur le secteur de Crozes-Hermitage, sur cépages blancs. Dans la partie méridionale, les toutes premières récoltes de raisins blancs ont eu lieu cette semaine, mais le gros devrait suivre tout début septembre. « On est donc sur une année normale en terme de précocité », commente Françoise Dijon, œnologue chez InterRhône. « Dans la partie nord, l'année a été marquée par une très faible pluviométrie printanière et estivale et des conditions caniculaires marquées, poursuit celle-ci. La partie mériodionale a connu plus de pluies et une très forte pression mildiou sur Grenache ».
Concernant les cépages rouges, Grenache et Syrah principalement, leur cueillette devrait démarrer à partir du 3 septembre sur Syrah et dans les secteurs les plus précoces, suivis par la plupart à partir du 10 du mois.

"Une vendange saine"

En terme de volume, la récolte 2018 dans la vallée du Rhône rime avec un retour à la « normale », après une année déficitaire l'an dernier, qui avoisinait les 2,5 millions d'hl, due à la sécheresse et la coulure. « On se situera dans une fourchette comprise entre 2,5 et 3 millions d'hl », estime l'experte. Les rendements en Grenache s'annoncent « moyens » malgré une belle sortie de grappes, entamés par le mildiou sur grappes ; ceux en Syrah seront « moyens à faibles », liés à une sortie de grappes inférieure à la normale.

L'état sanitaire (botrytis) de la vendange reste sinon très correct dans l'ensemble, aidé par une météo favorable qui devrait se poursuivre au moins pour les 10 jours à venir.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mar 4 Sep 2018 12:33

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Millésime 2018, aux Hospices de Beaune Ludivine prend son temps !
Les vendanges sont lancées aux Hospices de Beaune où Ludivine Griveau a fermement décidé de... ne pas se presser !



Aux Hospices de Beaune, les vendanges ont débuté mardi de la semaine dernière, le 28 août, à Pouilly-Fuissé (le 30 août en Côte de Beaune) et Ludivine Griveau, la régisseuse a bien l'intention de prendre tout son temps. "Le millésime 2018 s'annonce très bien après l'été que nous avons connu, mais c'est un puzzle dont il faut réunir patiemment toutes les pièces. Nous ne vendangeons une parcelle que quand les prélèvements montrent qu'elle est mûre. Certaines années, la météo ne permet pas d'attendre. En 2018, c'est possible ! Le travail a été fait pour réguler les rendements, les raisins sont dans un état sanitaire parfait, mais avec la sécheresse de l'été, les maturités ont progressé à des rythmes très différents en fonction d'une pluie tombée ici et pas 200 mètres plus loin, de l'âge de la vigne, du terroir, du matériel végétal, etc. Nous ne sommes quand même que le 3 septembre, pas le 3 octobre. Il fait beau, sec, il faut attendre que chaque vigne mûrissent, alors on ne va certainement pas se précipiter".

L'essentiel est dit et dans l'interview ci-jointe, Ludivine Griveau vous livre quelques clefs qui seront très utiles pour comprendre ce millésime 2018 qui se présente déjà comme un nouvel épisode dans le feuilleton du réchauffement climatique. Rappelons quand même que sur 3 des 4 derniers millésimes (2015, 2017 et 2018), les vendanges ont commencé en août en Bourgogne. Cela ne s'était jamais produit depuis 1366 au moins !


Source: bourgogneaujourdhui.com et lien vers la video: www.bourgogneaujourdhui.com


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Messagepar Lalex » Mer 5 Sep 2018 12:13

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A 4 kg/ha annuel de cuivre, 50% % des vignerons devraient renoncer Ă  la bio
La Cevi et les Vignerons indépendants ont réalisé une enquête sur l’usage du cuivre dans les exploitations viticoles bios. A 4 kg/ha/an, les conséquences seraient désastreuses.




En matière d’homologation du cuivre, la proposition européenne sur la table est de limiter sa dose à 4 kg/ha chaque année. Ce serait un choix à rebours de toutes les grandes déclarations en faveur du développement de la viticulture bio. C’est ce que démontre l’enquête réalisée par la Confédération européenne des vignerons de France et les Vignerons indépendants pour mesurer les conséquences qu’aurait la proposition européenne.

Recul de la viticulture bio

En France, la conclusion de cette étude est cinglante : la proposition actuelle ferait perdre plus de la moitié des surfaces bios à la France en 2018, année de forte pression mildiou. En effet, 57.8 % des vignerons interrogés ont utilisé plus de 4 kg/ha de cuivre cette année, rapporte l’enquête réalisée par l’Observatoire national des vignerons indépendants en août 2018 (1). Une année de faible pression comme 2017, 10,3 % des vignerons avaient un dosage supérieur à 4 kg/ha.

Par ailleurs, l’étude conclut également que 20 % des vignerons français enquêtés ont une moyenne lissée supérieure à 4 kg/ha/an. De quoi donner une idée sur l’importance des dé-conversions qui se produiraient si la réglementation européenne passait à 4kg/ha/an. Par ailleurs, note l’étude, « cela impactera les exploitations dont la surface moyenne est de 37 ha ».

L'intérêt du lissage

L’étude fait également ressortir l’intérêt du lissage et valide l’auto-régulation qu’elle induit. La moyenne lissée sur toute la France est de 2.98 kg/ha/an en 2018. Clairement, les viticulteurs bios adaptent leur dose en fonction de la pression et préfèrent la parcimonie pour pouvoir réagir en cas d’année de fortes pressions, manière de se constituer un crédit pour les années de crise. De quoi conduire l’enquête à conclure que « le passage de 6 kg/ha/an à 4 kg/ha/an n’impliquera pas une baisse des quantités moyennes utilisées par à l’hectare, car cette moyenne est déjà bien en-dessous de la limite réglementaire. La seule conséquence de cette baisse serait la reconversion de plus de 20 % du vignoble en bio ».

Fort de cette étude, les Vignerons Indépendants (qui défendent le statu quo à 6 kg/ha avec lissage sur cinq ans) lancent un appel au gouvernement français pour qu’il défende le principe du lissage au niveau européen. « Lors de notre rencontre avec le Commissaire à la Santé le 3 septembre dans l’Aude, nous lui avons fait par des résultats de notre enquête. Le Commissaire nous a indiqué que la France était restée muette sur le sujet » expose Thomas Montagne, président de la Cevi et des Vignerons indépendants. La France a jusqu’à fin octobre pour intervenir, date à laquelle une réunion sur la ré-homologation du cuivre est prévue. « Lors de notre rencontre avec le Commissaire à la Santé le 3 septembre dans l’Aude, nous lui avons fait par des résultats de notre enquête. Le Commissaire nous a indiqué que la France était restée muette sur le sujet »

"Pas satisfaisante"

Secrétaire nationale pour la viticulture de la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB), la vigneronne bordelaise Sylvie Dulong a pour sa part eu écho d'une volonté du ministère de l'Agriculture de défendre le lissage des doses sur cinq ans. Mais elle en attend la confirmation : « la réhomologation du cuivre à 4 kg/ha.an n'est pas satisfaisante. Le maintien du lissage est réclamé par toute la filière française et d'autres pays, dont l'Allemagne. Cet outil permet de réduire les doses de cuivre et de passer une année difficile comme 2018. »

Si la filière bio veut encore croire au sauvetage du lissage quinquennal, elle prend acte de la proposition de la Commission Européenne de ne réautoriser que pour cinq ans le cuivre (au lieu des sept ans des substances candidates à la substitution). Point positif dans le brouillon de la Commission Européenne, « un changement du modèle d'évaluation est prévu sur la base d'un modèle utilisé pour les produits métalliques biocides hors usage agricole » souligne Sylvie Dulong. Cette évolution répondant aux critiques sur la méthodologie d'évaluation de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), et permettant d'envisager un débat plus serein pour la prochaine réhomologation, prévue en 2024.

L’enquête a porté sur des exploitations certifiées bios réparties de façon homogène sur le territoire français (7% de l’échantillon est en conversion, 57 % est certifié depuis plus de 10 ans). L’ensemble des adhérents bios des Vignerons indépendants de France a été interrogée, soit environ 2100 producteurs.


Fort recours au cuivre en Europe cette année

Selon la Confédération européenne des vignerons indépendants, 2018 a été marquée par une hétérogénéité des utilisations de cuivre. Si la Hongrie, la Bulgarie et la Belgique ont été épargnées par les aléas climatiques et donc ont utilisé peu de cuivre, d’autres pays européens sont dans une situation inverse. Dans le Penédes (Espagne), la quantité de cuivre utilisée au 10 juillet était de 5 kg/ha/an avec une prévision à 6.5 kg/ha (NDLR : en Espagne, la dose réglementaire est de 5 kg/ha/an). Au Portugal, l’utilisation moyenne était prévue à 7 kg. Dans le Trintino italien, une demande de dérogation à 9 kg/ha/an a été formulée.




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Messagepar Lalex » Ven 7 Sep 2018 10:05

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Vins : un homme d’affaires américano-colombien s’offre une partie du domaine Pétrus
La famille Moueix a cédé une partie du cru de légende à un homme d’affaires américano-colombien.




Six lettres qui font rêver les œnologues du monde entier. La famille Moueix, propriétaire du mythique château Pétrus sur le plateau de Pomerol, a cédé 20 % de ses parts à un milliardaire américain d’origine colombienne.

Selon Les Echos, qui révèlent l’information, Alejandro Santo Domingo, 499e fortune mondiale, actionnaire du brasseur belgo-brésilien ABInBev, est depuis un an propriétaire d’au moins 2 des célèbres 11,4 ha dans le Bordelais.

Selon la Revue des vins de France, le montant de la transaction était de 200 M€, soit 87 millions l’hectare. Soit 14 500 € le pied de vigne. Si cette valeur se confirmait, elle en ferait la terre agricole la plus chère au monde. Ce n’est pas un hasard : les amateurs racontent que ce vin tire son nom de Saint-Pierre, qui détient les clés du paradis, une sacrée promesse.

«Pour le développement de Pétrus »

Les deux familles se connaissent depuis longtemps. Issus d’une famille corrézienne, installée comme beaucoup d’autres Corréziens avant guerre dans le Bordelais pour y développer le négoce du vin, Jean-François Moueix et son fils Jean Moueix assurent n’avoir aucune intention de se désengager de Pétrus. « L’arrivée de cet investisseur familial d’envergure est essentielle pour accompagner le développement de Pétrus à long terme et les deux familles comptent bien y rester associées très longtemps », a affirmé Jean Moueix aux Echos.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Ven 7 Sep 2018 12:29

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Encore un millésime précoce !
On l’oublierait presque dans cette série de millésimes de grande précocité, vendanger en août est exceptionnel en Bourgogne. C’est pourtant bien le scénario qui se répète pour la deuxième année de suite en 2018. Une année aussi marquée par la sécheresse.




Des premiers coups de sécateurs dès la dernière semaine d’aout et des vignerons qui rentrent de vacances pour se plonger sans transition dans la récolte de leurs raisins. C’est une nouvelle fois le scénario offert par le millésime 2018 en Bourgogne. C’était déjà le cas en 2017, même si cette année est encore plus précoce. Elle rentre même dans l’histoire du vignoble dans le palmarès des millésimes les plus en avance sur la normale (autour du 20 septembre). Il ne bat pas l’inoubliable 2003 (entre le 20 et le 25 août en Côte d’Or) mais se situe tout juste après.
L’été particulièrement chaud, a provoqué une situation d’avancement de la maturité généralisée dans tous les vignobles bourguignons. Les cuveries sont en activité partout : de Chablis au Mâconnais.


Le domaine Roux à Saint-Aubin a débuté la récolte dès le mercredi 29 août. Avec un premier constat : les raisins ont conservé du jus. C’était la grande crainte après un été très déficitaire en pluie. « Les grappes sont dans un état sanitaire parfait, mon père me dit qu’il n’a jamais vu cela. Nous avons la qualité et la quantité. Seules trois parcelles ont dû être triées », expose Sébastien Roux.


Plus au nord, le domaine Gouges à Nuits-Saint-Georges a débuté ses vendanges le 3 septembre par quelques parcelles de blancs. «Il était temps de commencer car nous avons enregistré des degrés potentiels à plus de 13 et même un maximum à 13,7°. La quantité est au rendez-vous même dans les vignes grêlées début juillet. Dans notre parcelle de Nuits premier cru La Perrière, où nous avons été touché à 20% environ, nous atteignons 36 hectolitres hectares. On peut dire que l’on s’en sort bien. A l’inverse dans les rouges, les prélèvements ne témoignent d’aucune urgence. « Nous sommes entre 12,5 et 12,8° selon les parcelles. La maturité phénoliques n’étaient pas encore complète jusqu’à ces derniers jours ». La faute certainement à la grêle mais aussi peut-être au manque d’eau qui a bloqué les vignes.


Au Château de la Commaraine à Pommard, la nouvelle équipe (voir l’article de novembre dernier) a commencé la récolte ce mardi 5 septembre. Les raisins sont là aussi parfaitement sains et ne nécessiteront que très peu de tri. La quantité est au rendez-vous : le millésime était potentiellement très généreux dans certaines parcelles. Nous avons pratiqué des vendanges vertes pendant l’été », explique Jean-Luc Vitoux, directeur.
Un deuxième millésime quantitatif et certainement qualitatif pour la Bourgogne se profile consécutivement pour la Bourgogne. Une situation inespérée après la série d’années déficitaires rencontrées jusqu’en 2016.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Ven 7 Sep 2018 12:33

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Vendanges] Blancs du Médoc : « l’état sanitaire est exceptionnel »
Nicolas Labenne, directeur technique des vignobles médocains JM Cazes (Château Lynch-Bages et Château Ormes de Pez), a donné le départ pour les vendanges du millésime 2018. Entretien.





Vous attaquez les blancs, comment se présentent ces vendanges ?
On attaque plus tôt que prévu grâce à un été particulièrement généreux en termes d’ensoleillement et de température. Vis-à-vis de la date de floraison, on a gagné une semaine de précocité. Ce sera la même chose sur les rouges. On pensait vendanger les blancs après le Marathon, c’est-à-dire le 10 et en fait nous avons commencé le 5. Pour les rouges, au lieu du 24, ce sera autour du 18.

Vos voisins sont-ils aussi sur les starting-blocks ?
Tout à fait, certains ont même commencé la semaine dernière comme à Mouton-Rothschild et même à Tronquoy-Lalande où des tris ont été opérés dès le 23 ou 24 août. Lagrange et Talbot sont dans le même timing que nous. Je pense que la semaine prochaine, les blancs seront terminés dans le Médoc.

La tension et la fraîcheur seront-elles au rendez-vous ?
A la sortie de l’été, les conditions étaient plutôt stressantes d’un point de vue hydrique. Donc ça se traduit par des acidités assez faibles et des degrés aussi plutôt en dessous de la normale. Mais ce blocage a été compensé par les 20 millimètres de pluie qui sont tombés la semaine dernière, dans la nuit du 27 au 28 pour être exact. Les degrés sont remontés et on pourra travailler sur l’acidité durant la fermentation.

Dans les grandes lignes, comment décrivez-vous le millésime 2018 ?
C’est un peu tôt pour le dire mais le volume de récolte est abondant, c’est-à-dire entre 50 et 55 hectolitres par hectare. Les jus sont très nets, l’état sanitaire est exceptionnel, on l’observe notamment sur la muscadelle qui est un cépage très sensible au botrytis. Nous avons maîtrisé le mildiou qui a pu faire des ravages cette année.

Quelle est la production du blanc Ă  Lynch Bages ?
Le premier millésime est le 1990 même si la famille Cazes en produisait auparavant pour sa propre consommation. Le blanc de Lynch Bages fait partie des pionniers dans le Médoc. Aujourd’hui, on a un peu plus de 7 hectares pour 60% de sauvignon, 25% de sémillon et 15% de muscadelle. C’est d’ailleurs l’assemblage que l’on retrouve dans la bouteille si ce n’est quelques lots déclassés parfois.

Quelle signature recherchez-vous ?
Notre vignoble a la particularité d’être à l’ouest, proche de l’estuaire, sur un sol argilo-calcaire avec un entourage forestier. C’est plus frais, idéal pour faire des blancs fruités, énergiques avec une très belle acidité. Nous sommes sur un style aérien, des fruits exotiques et un caractère floral. Le vin est élevé sur lies fines au deux tiers en barriques – 50% de barriques neuves – et nous conseillons de le consommer dans les 3 ans. Le tout à l’abri de l’oxygène.


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