Index du forum Les rubriques Histoire du vin et de la vigne... découvrir le vin, l'aborder, s'informer Histoire de vin Le vin en vidéo.

Retrouver ici toutes les vidéos sur le vin.

Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Lun 5 FĂ©v 2018 12:51

.
Saint-Vincent Tournante : après la fête, le bilan !
La Saint-Vincent Tournante du cru Saint-Véran s'est tenue le week-end dernier, à Prissé, dans le Mâconnais. Pour Kévin Tessieux, président du comité d'organisation, l'heure est à un premier bilan et... à la décompression.


"La chance sourit aux audacieux", dit l'adage populaire. Si c'est le cas, et reconnaissons qu'il faut quand même une bonne dose d'audace pour organiser une manifestation de la taille de la Saint-Vincent Tournante, en Bourgogne, fin janvier, et bien les organisateurs des dernières Saint-Vincent Tournante sont des audacieux. Le climat n'est plus aussi rude que dans le passé, mais quand même...

Bref, toujours est-il que comme en 2017 à Mercurey et bien cette année encore les organisateurs de la Saint-Vincent Tournante du cru Saint-Véran, dans le Mâconnais, ont eu de la chance avec le facteur météo qui reste le facteur déterminant dans la réussite ou l'échec de la fête. La journée du dimanche 28 janvier pouvant même être qualifiée d'idyllique avec un grand soleil presque printanier et une bonne dizaine de degrés.
Cette Saint-Vincent Tournante a accueilli 85 000 personnes environ sur les deux jours et c'est un succès incontestable à tous les niveaux. Kévin Tessieux, le jeune président du comité d'organisation fait un premier bilan et pardonnez-lui la tenue pour le moins incongrue : bonnet blanc sur la tête et gilet jaune des organisateurs encore sur les épaules. Nous l'avons rencontré mercredi dernier et il nous a semblé qu'après avoir passé quelques longues nuits blanches ces dernières semaines à se demander ce qu'il avait bien pu oublier, était venu pour lui le moment amplement mérité de la décompression. On respire...

C. Tupinier


www.bourgogneaujourdhui.com


Alex,
Lalex
 
Messages: 2147
Inscrit le: Ven 7 Sep 2012 10:47
Localisation: Ile-de-France (91)

Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Lun 5 FĂ©v 2018 12:53

.
Bordeaux : récolte de 3,5 millions d’hectolitres, en baisse de 40%
La production de vin dans le bordelais en 2017 a fortement chuté pour atteindre 3,5 millions d’hectolitres, soit une baisse de 40% par rapport à 2016 en raison du gel qui a frappé la région fin avril, a indiqué mercredi l’interprofession.



« La récolte globale de 2017 est de 3,5 millions d’hectolitres, en baisse de 40% par rapport à 2016. La zone de Saint-Emilion est la plus touchée et le Médoc la moins touchée », a précisé à l’AFP le Conseil interprofessionel des vins de Bordeaux (CIVB).

« Cette moyenne ne reflète pas la réalité car certaines propriétés ont perdu 80, 90% de leur récolte » et d’autres n’ont pas été impactées, a-t-il développé, alors que le détail des chiffres officiels doit être publié en février.

Le gel a frappé le vignoble bordelais les nuits 20 au 21 avril puis du 27 au 28 avril. Les vendanges dans d’autres régions, touchées par le gel ou par la sécheresse, ont également été historiquement faibles. Au niveau européen, la production de vin, affectée par des aléas climatiques, va baisser de 14% en 2017 par rapport à la récolte précédente, avait annoncé en octobre FranceAgriMer.


www.terredevins.com


Alex,
Lalex
 
Messages: 2147
Inscrit le: Ven 7 Sep 2012 10:47
Localisation: Ile-de-France (91)

Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Lun 12 FĂ©v 2018 13:31

.
Cote des vins de Bourgogne : « le point chaud par excellence »
Une récente étude démontre la notoriété acquise par les plus belles bouteilles de Bourgogne. Le travail de la société Wine Lister met en lumière les évolutions des grands noms de la région. Ses conclusions sont sans appel.




« La Bourgogne est le point chaud par excellence du monde des grands vins et rien n’indique un potentiel refroidissement dans un avenir proche. Après le récent changement de mains de quelques grands noms, ce n’est pas seulement la valeur de la terre qui augmente – le prix, la popularité, la demande, tout monte en flèche », conclut Wine Lister.

Basé à Londres, Wine Lister s’appuie sur un système de notation inclut qualité, notoriété, marque et force économique. Elle a ainsi mis en place un partenariat officiel avec « les instances qui font autorité au plan mondial dans le secteur des grands vins ». Pour la qualité, la société est partenaire de quatre grands critiques : Jancis Robinson, Vinous, Bettane + Desseauve et Jeannie Cho Lee.

La notoriété est évaluée grâce à deux facteurs : la visibilité sur les cartes des vins des meilleurs restaurants au monde et la fréquence de recherche sur le site Wine-Searcher.

A l’échelle du vignoble, la Bourgogne totalise 934 points quand Bordeaux en obtient 920 et le Piémont, en troisième place sur le podium, affiche 864.

L’étude bourguignonne a passé au crible 175 vins plus particulièrement. Le domaine de la Romanée-Conti écrase le classement du Top 25 bourguignons avec sept références classées, en prenant surtout les quatre premières places.

Les données économiques confirment ce que beaucoup constate : « Ces dernières années, les prix bourguignons ont augmenté plus vite que ceux des autres grandes régions viticoles ».

Si la qualité et la performance économique des vins de Bourgogne sont mises en exergue, l’étude pointe aussi du doigt l’une des faiblesses de la région : des marques en retrait. Les recherches internet sur le Château Lafite à Bordeaux sont nettement plus fréquentes que celles sur la Romanée-Conti par exemple.
« C’est l’étude qui me semble la plus aboutie, prenant en compte des éléments qu’on ne voit pas par ailleurs », estime Louis-Michel Liger-Belair à la tête du domaine Comte Liger-Belair (Vosne-Romanée). « On se rend compte que les appellations constituent de moins en moins des rentes de situation et qu’il faut aussi avoir une approche de marque. Un vin de Bourgogne doit reposer sur trois choses : la qualité, la marque et l’appellation ».

On ajoutera que l’étude des 175 vins les plus reconnus de Bourgogne ne résume pas la Bourgogne toute entière. De nombreuses appellations et producteurs offrent des vins de qualité à des prix accessibles…

Pour un aperçu plus complet de l’étude, suivre ce lien.


www.terredevins.com


Alex,
Lalex
 
Messages: 2147
Inscrit le: Ven 7 Sep 2012 10:47
Localisation: Ile-de-France (91)

Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Lun 12 FĂ©v 2018 13:38

.
Vin de Bordeaux : le gel du printemps prive des vignerons de millésime 2017
Certains domaines bordelais, très touchés par des épisodes de gel successifs au printemps dernier, ne peuvent pas produire de millésime 2017.




"C'est compliqué, avec 90% de perte par rapport à un chiffre d'affaires normal", se désole Frédéric Nivelle, directeur technique du château Climens à Barsac (Gironde), en contemplant ses chais vides : durement frappé par le gel en avril, le prestigieux cru du sauternais va devoir renoncer à son millésime 2017.

Le grand cru classé 1855 n'avait pas raté ce rendez-vous pour son premier vin depuis 1993. "Il y a deux raisons à cela : la qualité et la quantité. On a neuf lots satisfaisants mais pas suffisants pour faire du Climens. C'est dommage, il y avait un joli potentiel" pour ce vin liquoreux, regrette Frédéric Nivelle.

"UN VIGNERON SUR CINQ A PERDU PLUS DE 70% DE SA RÉCOLTE"

Avec des rendements passés de 20 hectolitres par hectare à seulement 2 hl, et une trentaine de barriques (9.000 bouteilles) dans ses chais, la "solution c'est d'avoir du stock et des banquiers qui suivent". "Mais il ne faudrait pas que le phénomène se reproduise deux ou trois années consécutives", souligne-t-il.

Toutes les appellations du bordelais ont été touchées par des épisodes de gel successifs qui ont brûlé les vignes. Mais si un vigneron sur cinq a perdu plus de 70% de sa récolte, selon la chambre d'agriculture de la Gironde, certaines exploitations, mieux exposées ou protégées des intempéries, ont à peine été touchées.

Autour de Sauternes, ce sont les parcelles les plus basses en altitude qui ont dégusté, comme à château Climens.

Mais les vignes situées en hauteur, elles, ont été épargnées, sauvant la mise de châteaux prestigieux comme Yquem ou Rieussec, avec "un millésime magnifique grâce à un botrytis (champignon donnant son arôme spécifique aux liquoreux, aussi appelé "pourriture noble") d'anthologie", prédit Xavier Planty, président de l'Organisme de défense et de gestion (ODG) Sauternes-Barsac.

LES ASSURANCES CONTRE LE GEL ?

Climens, comme beaucoup d'autres propriétés, n'en avait pas. Trop cher pour un tel sinistre qui n'avait pas été enregistré dans la région depuis 1991. Pour les rares domaines assurés, le compte n'y est pas non plus. Château Guiraud ne touchera rien pour ses 40% de pertes car le mode de calcul est fondé sur un rendement moyen, que les vins liquoreux du sauternais ne peuvent pas atteindre, explique Xavier Planty, l'un des propriétaires.

En moyenne, les propriétés de l'appellation Sauternes-Barsac ont perdu 50% de leur récolte. Celles avec une notoriété et de grandes surfaces s'en sortent mieux car "les banques suivent", constate ce viticulteur bio. Mais sur un total de 173 châteaux, le sauternais en compte moins de dix d'une surface de plus de 50 ha...

À l'échelle du département, l'association "SOS Vignerons sinistrés" a déjà recensé 300 à 400 exploitations qui risquent de ne pas pouvoir financer la campagne 2018. La majorité d'entre eux devraient vendre en vrac dans les prochains mois une récolte 2017 quasi-inexistante.

LES BANQUES SE DÉSENGAGENT

"Depuis le 3 janvier, les banques commencent à se désengager. Elles envoient des lettres recommandées pour demander des remboursements anticipés de prêts à court terme", reviennent sur les découverts autorisés. "Les gens sont totalement perdus", avertit sa présidente, Florence Cardoso.

Signe funeste, certaines parcelles n'ont pas été taillées et certains professionnels craignent que leurs propriétaires ne renoncent à la vigne, surtout ceux proches de la retraite et sans successeur.

D'autres savent déjà qu'ils ne survivront pas. "J'étais en redressement judiciaire. Le gel a mis un point final à la situation. Les prix ont augmenté mais pas assez pour que je m'en sorte. S'ils avaient doublé, ça aurait pu le faire!", témoigne ce quadragénaire sous couvert d'anonymat. "J'ai perdu 60 à 65% de ma récolte et j'avais besoin de tout pour sortir de l'ornière. Là, ça ne suffira pas".

(avec AFP)


www.larvf.com


Alex,
Lalex
 
Messages: 2147
Inscrit le: Ven 7 Sep 2012 10:47
Localisation: Ile-de-France (91)

Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Hugo B. » Mar 13 FĂ©v 2018 22:02

Je ne sais pas si on peu parler de "botrytis d'anthologie" mais pour avoir été sur place et visité le Clos Haut-Peyraguey durant leur 1er jour de vendanges je peux affirmer que c'était très beau (et chez certains voisins directs aussi) et que les équipes avaient le sourire, j'essaierai de mettre quelques photos quand je remettrai la main dessus :D . Je suis triste pour Climens que j'aurais vraiment voulu encaver pour la naissance de ma fille, le 1986 qu'on m'a ouvert pour mes 30 ans m'avait vraiment ému.
Hugo B.
 
Messages: 9
Inscrit le: Lun 5 FĂ©v 2018 20:56
Localisation: Schweinfurt

Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Thierry Debaisieux » Mar 13 FĂ©v 2018 22:57

"le 1986 qu'on m'a ouvert pour mes 30 ans m'avait vraiment Ă©mu"

Il ne me reste qu'une seule bouteille de Climens 1986 que je garde précieusement, c'est, en effet, un très grand Barsac.

Bonne nuit,
Bien cordialement,
Thierry Debaisieux
Thierry Debaisieux
 
Messages: 4676
Inscrit le: Mer 24 Oct 2007 21:50
Localisation: Nord (Flandre)

Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mer 14 FĂ©v 2018 13:09

.
Rétropédalage d’Agnès Buzyn sur les dangers du vin
Une semaine après, la ministre de la Santé essaie, laborieusement, d’éteindre la colère vigneronne allumée par ses déclarations sur la consommation de la dive bouteille. Ne reste plus qu’à appliquer la feuille de route présidentielle, comme le réclame Vin & Société.




« Je n’ai pris la parole sur l’alcool qu’une seule fois depuis huit mois. Dans une émission dédiée à l’alcoolisme sur France 2 mercredi dernier » semble presque regretter Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, invitée de la matinale de France Inter ce 14 février. Interpellée par un vigneron du Gard, Xavier*, l’ancienne présidente de l’Institut National du Cancer a tenté d’expliquer sa pensée : « le buzz fait sur ma prise de parole mercredi dernier fait penser à des gens que j’ai attaqué le vin. J’ai simplement parlé du problème de l’alcoolisme en France. [J’ai] un devoir de prévention de l’alcoolisme, notamment sur deux populations vulnérables : les jeunes et les femmes enceintes. Je ne vois pas en quoi en disant cela, j’attaque la viticulture. Par ailleurs, j’aime beaucoup boire un verre de vin en situation conviviale, comme tout le monde. »

Animant le débat sans s’en laisser conter, le journaliste Nicolas Demorand a remis la ministre face à ses déclarations fracassantes : « maintenez-vous qu’il n’y a pas de différence de nature entre les alcools, quels qu’ils soient ? » Ce qui a donné lieu à une contorsion mémorable : « ma prise de parole se mettait du côté du foie et du corps humain. L’alcool contenu dans tous les spiritueux, que ce soit la bière, le vin ou le whisky c’est la même molécule d’alcool. [Je parlais] pour le foie. Ensuite on peut évidemment trouver des vertus culturelles, un patrimoine, du plaisir et beaucoup de talents. Je parlais de la molécule d’alcool » a évacué Agnès Buzyn.

"Déclarations intolérables"

Peut-être la ministre a-t-elle fini par être rappelée à l’ordre par la présidence de la République, Emmanuel Macron ayant déclaré, dans un récent courrier à la filière, que le vin est « l’âme de la France ». Peut-être répond-elle aux pressions politiques venant du vignoble, comme les déclarations du sénateur audois Roland Courteau, vice-président du groupe Vigne et Vin du Sénat, qui se positionnait « contre la plus sévère et injuste attaque que la boisson vin ait eu à subir depuis des décennies ». Peut-être a-t-elle entendu les déclarations de Vin & Société. Ne souhaitant initialement « pas commenter un programme télévisuel, fut-il consacré au vin et à l’alcool », l’association est sortie hier de son silence pour rappeler les vertus de l’éducation et sa lutte contre les consommations excessives.

« Quelle place pour le vin dans notre société ? Allons-nous vers la promotion de l’abstinence et de la prohibition ? Représenter les intérêts de la filière viticole n’est pas immoral comme certains voudraient le faire croire » lance dans un communiqué Joël Forgeau, le président de Vin & Société (qui n'avait pas souhaité participer au débat de France 2). Le vigneron ligérien ajoute que « la filière ne se substitue pas aux acteurs de santé, ni aux scientifiques. Elle peut être force de proposition et promouvoir les bons comportements sur le terrain. »

DĂ©normalisation

Tout l’enjeu pour la filière est désormais de créer un espace de dialogue avec les ministères de l’Agriculture et de la Santé, où sera présenté le plan de prévention en cours de rédaction (qui doit être rendu en mai prochain). Et de pouvoir enfin mettre derrière elle les craintes de dénormalisation de la consommation des boissons alcoolisées, qui planent sur la Stratégie Nationale de Santé 2018-2022.



* : « Dans une bouteille de vin, il n’y a que 12 % d’alcool, le reste c’est de la culture, de la convivialité, de la passion, des hommes et des femmes qui travaillent et des paysages. Je vous pose la question Madame la ministre : je suis viticulteur, est-ce que demain je serai considéré comme un dealer ? » lance d’une traite Xavier.



Du côté de l'ANPAA

Cette inflexion du discours d'Agnès Buzyn ne devrait pas manquer de décevoir l'Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA), qui s'est félicitée avec une vingtaines d'asssociations et d'experts « le discours très ferme » tenu sur France 2 le 7 février. « Un positionnement sans ambiguïté d’autant plus important dans une période où les producteurs, notamment de vin, se félicitent de trouver une oreille attentive à l’Elysée. Les propos de la ministre sont en droite ligne avec les positions des associations intervenant dans le champ de l’addictologie, qui réclament une information objective des Français sur les risques liés à la consommation d’alcool » souligne un communiqué collectif du 12 février.


www.vitisphere.com

Alex,
Lalex
 
Messages: 2147
Inscrit le: Ven 7 Sep 2012 10:47
Localisation: Ile-de-France (91)

Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Jeu 15 FĂ©v 2018 13:05

.
Château Talbot : nouveau visage, nouvel élan
Le château Talbot, 4ème Grand Cru Classé 1855 (Saint-Julien) vient d’annoncer officiellement l’arrivée d’un nouveau directeur du mois de mars : Jean-Michel Laporte. Passé notamment par le château La Conseillante et par le courtage, ce dynamique Toulousain hérite d’une propriété en quête d’un nouvel élan.




Château Talbot fait partie de ces noms prestigieux du vignoble bordelais, de ces vignobles respectés et de ces marques estimées, qui malgré leur renommée cultivent une sorte de discrétion à contretemps de l’effervescence des grands cris bordelais. Malgré des investissements conséquents dans l’outil technique (un nouveau chai inauguré fin 2014) et une belle constance des vins dans un registre classique de l’appellation Saint-Julien, comme en atteste une verticale 2000-2016 à laquelle la rédaction de « Terre de Vins » a récemment pu participer, ce vignoble de 110 hectares, propriété de la famille Cordier depuis 1918, est encore en attente d’un nouvel élan qui le propulserait de nouveau parmi les « top players » de Bordeaux.

C’est ici qu’intervient la nomination de Jean-Michel Laporte. A partir du mois de mars, ce Toulousain de 43 ans prendra la direction de la propriété, succédant à Jean-Pierre Marty, qui part à la retraite après 10 ans de bons et loyaux services.

Ingénieur, diplômé de l’école de Purpan (31), Jean-Michel Laporte rejoint, après une première expérience dans le vignoble californien, l’équipe de Jean-Claude Berrouet, œnologue des établissements Jean-Pierre Moueix à Libourne et de Pétrus à Pomerol. À partir de 2000, il occupe le poste de chef de culture au Château La Garde (Pessac-Léognan) puis de régisseur au Château Pey La Tour, domaine de 135 hectares en appellations Bordeaux et Bordeaux Supérieur, propriétés du groupe CVBG Dourthe-Kressmann. En 2004, il rejoint le Château La Conseillante, cru familial de Pomerol, en tant que Directeur. Il a en charge la gestion du pôle technique ainsi que la partie financière et commerciale. Après onze années au Château La Conseillante, Jean-Michel Laporte décide de donner un nouveau sou e à sa carrière professionnelle et intègre le bureau de courtage Barre & Touton en tant que courtier spécialisé dans les Grands Crus de Bordeaux.

Jean-Michel Laporte revient donc à ses premières amours et à son premier métier. Au château Talbot, il supervisera la production de trois vins : Château Talbot, Connétable de Talbot et le Château Talbot blanc sous l’étiquette Caillou Blanc.


www.terredevins.com


Alex,
Lalex
 
Messages: 2147
Inscrit le: Ven 7 Sep 2012 10:47
Localisation: Ile-de-France (91)

Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Ven 16 FĂ©v 2018 14:43

.
Jean-Michel Comme (Pontet-Canet) : « la vigne est ma seule passion sur terre »
Aujourd’hui, Jean-Michel Comme s’est imposé parmi les figures les plus emblématiques de la biodynamie grâce à son travail au château Pontet-Canet. Nous avions quelques questions à lui poser sur son histoire avec la biodynamie et il a eu la gentillesse de nous y répondre, avec beaucoup de pédagogie.


Cela faisait bien longtemps que nous souhaitions interviewer Jean-Michel Comme, tant le vigneron nous semblait passionné et passionnant et puis bien sûr parce que nous souhaitions en apprendre davantage sur la biodynamie. Et nous n’avons pas été déçus ! Il nous parle en toute simplicité de son expérience, de l’évolution de sa démarche au château Pontet-Canet et de ses futurs projets.



iDealwine : Quel cheminement a conduit au passage en biodynamie ?
« Cela a été le fruit d’un long cheminement, qui a commencé bien avant le passage effectif de Pontet-Canet en biodynamie. Sauf qu’à l’époque, il n’y avait aucun exemple, pas de propriétés marquantes en biodynamie dans la région sur lesquelles nous aurions pu prendre exemple. Ça a été un long parcours intellectuel qui a progressivement mené à la biodynamie. Tout a commencé il y a plus de 20 ans, lorsqu’avec ma femme (Corinne), nous avons découvert le rôle central de l’alimentation dans la bonne santé des plantes, via les travaux de Francis Chaboussou, c’était une révélation. Cet ouvrage s’appelle « les plantes malades des pesticides ». Le chercheur mettait aussi en évidence le rôle des pesticides dans la physiologie des plantes. Aujourd’hui, il est beaucoup plus facile de concevoir le rôle de l’alimentation dans la bonne santé mais à l’époque, c’était assez novateur. Le réel passage à l’acte est arrivé plusieurs années après, à une époque où personne n’y croyait. Evidemment il y avait quand même certains grands domaines qui ont pu nous servir de caution, comme Humbrecht et Leflaive : on s’est dit que s’ils y arrivaient et faisaient de très beaux vins, c’est bien que la biodynamie devait avoir un intérêt réel. Et puis c’était une approche qui nous correspondait bien, car il y a une dimension globale que n’a pas le bio ; le bio, on ne s’est jamais vraiment reconnus dedans, car justement ça n’appréhende pas la maladie de manière globale. Donc la découverte de la biodynamie a répondue à une préoccupation que nous avions intuitivement que la démarche bio n’était pas suffisante ; qu’il fallait aller beaucoup plus loin et surtout adopter un point de vue plus large. Pour moi, la biodynamie est quelque chose de totalement différent du bio, c’est un autre raisonnement. On pourrait faire l’analogie avec la médecine chinoise et la médecine occidentale. Dans la médecine occidentale comme dans la viticulture conventionnelle ou bio, on essaie d’éradiquer la maladie ; la « maladie » étant considérée comme la cause du problème. Evidemment, en bio on utilise un « arsenal naturel », mais d’une certaine façon, l’idée reste la même ; détruire son ennemi avant qu’il ne nous détruise.
Alors qu’en médecine chinoise, comme en biodynamie, on appréhende la maladie comme la réponse à un problème auquel est confronté l’organisme à soigner, la maladie est la réponse à un déséquilibre de l’organisme (/la plante). C’est ce déséquilibre qui est la source du problème. Ne s’attaquer qu’à la maladie est une simple gestion de crise sans s’attaquer aux racines du problème, on ne traite pas la cause, seulement ses effets. »

iDealwine : Comment vous êtes-vous formé à la biodynamie ?
« Par une longue réflexion et beaucoup de lecture. Ce n’était pas simple car à l’époque, on trouvait beaucoup d’info un peu décalées sur ce sujet, il fallait picorer des informations intéressantes par-ci par-là puis synthétiser tout ça. Durant les premières années, on s’est fait aider par François Bouchet qui faisait du conseil en biodynamie. On a commencé d’abord chez nous, au Champ des Treilles puis à Pontet-Canet (2004), sur une quatorze hectares.
A Pontet-Canet, on a eu des soucis en 2007, avec une grosse attaque de mildiou qui a conduit Alfred Tesseron à prendre la décision – qui lui semblait juste à l’époque – de traiter la vigne avec un pesticide, ce qui a anéantie les trois années de conversion à la biodynamie et a obligé à repartir de zéro. A posteriori, il reconnait que c’était une erreur, mais ça a aussi été un mal pour un bien, puisqu’à l’époque, nous n’étions pas prêts, pas assez « professionnels » dans notre démarche biodynamie, pas assez formés ni armés. Ça a été un gros apprentissage, douloureux, mais finalement bénéfique, puisque depuis, nous n’avons plus été pris en défaut (et pourvu que ça dure !). Il faut rester humble, je ne dis pas que ça ne pourra plus jamais arriver, mais du moins, nous avons mis toutes les chances de notre côté. Nous avons développé une approche beaucoup plus large et profonde de la biodynamie, c’est devenu l’articulation centrale de notre travail et je pense que nous avons développé un véritable savoir-faire en la matière. Depuis, la qualité des vins a progressé, la réputation du domaine aussi et la proportion de grands vins a également beaucoup augmenté. »

iDealwine : Que répondez-vous à ceux qui vous disent que la biodynamie n’est que croyance et folklore ?
« Je ne suis pas prosélyte, je n’essaie pas de convaincre des gens qui n’ont pas envie de comprendre cette démarche. Je peux juste l’expliquer lorsqu’on me le demande. Je pense qu’une grande partie du problème vient justement des personnes qui parlent de la biodynamie et qui n’ont pas toujours un discours accessible.
Moi-même au début de ma carrière, je n’ai pas vraiment adhéré aux principes de la biodynamie, car je les considérais comme trop décalés – et je regrette d’ailleurs aujourd’hui de ne pas m’y être mis plus tôt ! Je suis de formation scientifique, ingénieur et œnologue et je suis quelqu’un de pragmatique… Il y a un véritable travail à faire pour expliquer la biodynamie au grand public, présenter les choses progressivement, sans aller directement vers les choses compliquées. Finalement la biodynamie c’est surtout beaucoup d’observation et de la réflexion sur des choses subtiles du vivant. C’est du bon sens et des choses relativement simples mais que nos sociétés modernes ont oubliés ; aujourd’hui on considère les choses de manière mécanique. La biodynamie permet de se rapprocher du vivant, d’être plus en osmose avec lui. Il y a toute une pédagogie à travailler, il faut présenter les choses positivement et progressivement. En réalité, il n’y a rien de décalé, de magique ou d’ésotérique lorsqu’on explique bien les choses. Les mauvaises perceptions de la biodynamie proviennent souvent de mauvaises explications, de raccourcis et de déformations, alors qu’il y a bien une logique derrière la biodynamie. En fait, on pourrait même dire que la biodynamie n’est que la partie émergée de l’iceberg, mais il y a dessous un ensemble beaucoup plus large. La biodynamie ne sort pas de nulle part, c’est au contraire quelque chose de très profond et ancré dans l’histoire du vivant et l’histoire de l’humanité. Depuis son origine, l’humanité a cherché à comprendre son environnement. Aujourd’hui, notre connaissance du vivant s’est en partie perdue et la biodynamie tente d’y remédier, sans pour autant tomber dans la sorcellerie et le folklore. La biodynamie touche à des choses très simples, mais subtiles du vivant. C’est un peu la même histoire qu’avec l’homéopathie : pour le moment on ne parvient pas à prouver scientifiquement son efficacité, probablement parce qu’il s’agit de choses trop subtiles pour être mesurées, d’actions et d’interactions infimes. Pourtant, il doit bien y avoir la moitié de la population qui utilise l’homéopathie alors que certains nient totalement son existence. Quel paradoxe ! »
« Travailler en biodynamie, c’est œuvrer pour que la plante soit la plus équilibrée possible et en bonne santé. On participe donc à rendre les plantes plus résistantes, en étant en permanence à l’écoute de la nature, en l’observant et en étant prêt à recevoir toutes les informations qu’elle peut nous donner. Il faut dire qu’à ce sujet, l’homme moderne est devenu en quelque sorte un handicapé des sens ! Il faut réapprendre à écouter et comprendre le vivant. Il y a notamment une étude multimillénaire et efficace du vivant, basée sur les quatre éléments (terre, air, eau et feu), qui constitue un outil intéressant et une grande justesse d’analyse. Et en plus, pas besoin d’analyses, de drones ou de satellites, c’est gratuit !
De toute façon, l’expérience m’a montré que la biodynamie était le bon choix : cela fait 29 ans que je travaille à Pontet-Canet et le résultat après 15 ans de biodynamie, c’est que les vins sont reconnus comme étant meilleurs qu’avant ! Et je suis bien plus convaincu par la biodynamie aujourd’hui que je ne l’étais lorsque je me suis lancé. Pour autant, comme je le disais je ne suis pas prosélyte, je ne cherche pas à convaincre tous les domaines à passer en biodynamie ! Chacun mène sa vie comme il veut. »

iDealwine : Qu’est ce qui a été le plus compliqué dans la conversion à la biodynamie ?
« Il n’y a rien eu de vraiment difficile dans l’application de la biodynamie, c’était plutôt sur le plan moral que ça a été dur, le manque de soutien et la nécessité d’avoir confiance en ce projet un peu seul contre tous, n’était pas évident. Il a fallu une grande énergie intérieure et une détermination forte. Aujourd’hui, la viticulture biodynamique, ce n’est pas juste mon travail, c’est aussi un chemin intellectuel presque un « parcours mystique » personnel, ce n’est pas quelque chose d’anodin que l’on fait uniquement pour le salaire, c’est un engagement et une démarche personnelle aussi ! La vigne est ma seule passion sur terre ; donc, je lui dédie ma vie… »

iDealwine : Les animaux ont une place centrale dans votre démarche, pouvez-vous vous parler de l’importance de leur rôle ?
« En effet, ils ont un rôle fondamental sur la propriété, que ce soit pour faire nos préparats biodynamique (élaborés sur place, ce qui leur donne un lien encore plus fort avec le terroir) mais aussi pour tout ce qu’ils apportent par ailleurs. La vache nourrit les gens et vivifie les sols. Chaque animal a sa propre personnalité et ses propres qualités, son utilité dans le cycle de la vigne. Les chevaux sont importants pour la traction animale, mais ils ont aussi une énergie qui leur est propre et qu’ils « diffusent » autour d’eux. Nous avons aussi deux ânes qui apportent leur énergie à la vigne quand le moment est approprié pour qu’elle en profite au maximum. »

iDealwine : Parallèlement à la conversion en biodynamie, quelle a été l’évolution de votre travail au chai ? Quelle a été l’évolution la plus importante selon-vous ?
« L’élevage en amphore (en béton), débuté pour le millésime 2012, n’a pas de lien direct avec la biodynamie. C’est surtout une conséquence de notre volonté de produire des vins épurés de tout artifice (pas de rognage, pas d’effeuillage, pas de vendanges vertes, pas d’ébourgeonnage pour une petite récolte basée sur les équilibres naturels du cep de vigne), de transmettre dans le raisin, puis dans le vin, l’âme de chaque terroir sans maquillage. L’évolution vers l’élevage en amphores s’est faite dans la continuité au fur et à mesure que la philosophie appliquée au vignoble se créait et prenait racine. Les années de recul montrent que l’on pourrait aller encore plus loin, mais pour l’instant il y a d’autres projets en cours. La prochaine étape pour les amphores pourrait être de passer à 50% (contre 35% aujourd’hui) et 50% de bois neuf. Par contre, au-delà de 50% d’amphores, cela changerait de style de vin. Je ne suis pas sûr que le « monde du vin » (marchands, journalistes, consommateurs) soient prêts à l’idée d’un grand vin moderne sans bois ; quoi qu’en disent les gens. Mais les choses évoluent et la vie nous guidera dans la bonne direction !
La dernière nouveauté est notre nouveau cuvier de vinification, mis en service en 2017 et qui intègre la philosophie biodynamique au sens large : le bâtiment est unique en son genre car il n’y a quasiment pas d’électricité, à l’exception de l’éclairage LED en 12V, avec des câbles électriques blindés pour réduire au maximum le champ magnétique. Il n’y a donc pas de prise de courant pour que le raisin et le vin ne rentrent pas en contact avec ces champs magnétiques ou électromagnétiques.
L’absence d’électricité implique que tout doit se faire à la main : réception de la vendange, égrappage, … La vendange reste dans sa cuve et on fait juste quelques petits pigeages pour mouiller le marc ; il n’y a plus de remontage et plus aucun bruit ! Les cuves sont arrondies, ce qui permet à la vendange d’être en mouvement, sans contrainte, c’est un peu une sorte de « Fen Shui » appliqué au vin ! Concernant ces amphores de vinification, on s’est inspiré d’une amphore romaine du IIe siècle, dont on a modifié la forme pour la faire correspondre aux proportions du nombre d’or. C’est la grave de la cour extraite pour réaliser les fondations du bâtiment qui a servi à la fois à la construction des murs et des cuves. Les cuves sont aussi colorées grâce à l’argile contenue dans cette même grave. Cuves et bâtiment sont donc une extrapolation du terroir de Pontet-Canet. L’isolation du bâtiment est faite en chanvre naturel afin de permettre une bonne respiration du lieu. Ce nouveau cuvier accueille 32 cuves de 40 hl, ce qui représente environ 1/3 de la récolte. Chaque bâtiment a été pensé dans une logique globale, afin de bien s’intégrer dans l’ensemble.
Nous avons aussi mis en place un projet géothermique, afin d’avoir une exigence énergétique en cohérence avec notre engagement biodynamique. Nous avons creusé 67 puits à 100m de profondeur pour alimenter l’ensemble de la propriété, en récupérant la température naturelle du sol qui est autour de 15°C toute l’année. Ça a permis de diviser de manière drastique nos besoins extérieurs en énergie. Il y a aussi des logements pour les salariés permanents, des hébergements pour les vendangeurs…
Progressivement, la biodynamie à Pontet-Canet est « chapeautée » par une dimension beaucoup plus large que l’on pourrait appeler « démarche éthique ». La biodynamie en est une composante mais aussi l’artisan qui va permettre d’améliorer la qualité des vins et donc financer les efforts en tous genres réalisés sur le domaine. »

iDealwine : Pensez-vous que votre démarche va faire des émules à Bordeaux et encourager le passage à la biodynamie d’autres domaines, notamment des grands crus classés ?
« Oui, je pense que nous avons pas mal débroussaillé le chemin et que la biodynamie est en train de devenir un objectif pour un certain nombre de propriétés, à Bordeaux aussi. D’autres ont d’ailleurs déjà franchi le pas, certains s’y essaient. Si j’ai pu servir à quelque chose dans ma vie, c’est bien à ça. »

iDealwine : Comment réagissent les autres domaines bordelais face à votre succès et votre conversion à la biodynamie ?
« Le regard sur la biodynamie a énormément changé. Il y a 15 ans, c’était souvent un regard incrédule voire agressif, alors qu’aujourd’hui, il y a beaucoup moins de personnes pour dire que c’est impossible, et il s’agit surtout de gens de mauvaise foi. Désormais, beaucoup de domaines sont intéressés par la biodynamie et aimeraient s’y mettre, les choses évoluent beaucoup. D’ailleurs, Bordeaux n’est pas forcément beaucoup plus en retard que les autres régions. Si on regarde le verre à moitié plein, c’est-à-dire le bon côté des choses, on peut dire par exemple qu’à Pauillac, il a déjà 3 propriétés en bio (certifiées ou en cours) ; c’est encourageant. Et puis dans les grands domaines bordelais, il y a quand même de difficultés du fait de la structure des exploitations qui sont souvent dirigées par des gens comme moi, c’est-à-dire des salariés. C’est un peu différent quand on cultive soi-même sa vigne.
Ce n’est pas une question d’actionnaires ou de propriétaires « physiques », c’est juste une question « d’humain » et de volonté ou pas de s’engager dans cette voie ambitieuse mais exigeante.
Mais vraiment, la dynamique est lancée. Il n’y a pas de recette simple puisque la biodynamie est un raisonnement global. D’ailleurs, à Pontet-Canet, il n’y a pas une biodynamie, mais une bonne dizaine de biodynamies différentes, selon l’endroit, le cépage et aussi le moment. Il y a toujours des ajustements à prévoir selon les terroirs et les situations. Il faut y aller sans a priori et essayer de comprendre les environnements particuliers pour apporter les soins adaptés.
Il y a aussi bien sûr une question de budget. Ce qui est agréable à Pontet-Canet, c’est que les propriétaires acceptent en général de faire l’effort supplémentaire pour pousser un peu plus loin le raisonnement. Ce fut le cas avec la géothermie pour laquelle nous avons vu que la présence est due à une préoccupation éthique. Un exemple parmi des milliers d’autres directement lié à la biodynamie : un jour on a souhaité avoir nos propres vaches sur le domaine pour que les préparâts soient réalisés avec des bouses « locales » issues de vaches ayant mangé de l’herbe ou du foin du domaine ; des espèces d’herbe de notre terroir et de notre climat. Cette herbe est aussi biodynamique car elle reçoit les préparâts biodynamiques ; pour boucler la boucle, si l’on peut dire.
Par contre, dans mon domaine familial, nous ne possédons pas nos propres vaches, nous faisons donc nos préparâts sur place mais avec les bouses des vaches de la voisine ! C’est presque parfait, mais un peu moins qu’à Pontet-Canet. »
Encore merci à Jean-Michel Comme pour sa gentillesse et le temps qu’il nous a accordé. Et nous n’avons qu’une hâte : c’est de retourner au château Pontet-Canet (que plusieurs membres de l’équipe ont déjà visité), qui est à nos yeux l’un des plus grands vins de Bordeaux, grâce au travail exceptionnel de son directeur… et du soutien que lui apporte le propriétaire, Alfred Tesseron, dans cette entreprise !


www.idealwine.net


Alex,
Lalex
 
Messages: 2147
Inscrit le: Ven 7 Sep 2012 10:47
Localisation: Ile-de-France (91)

Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Ven 16 FĂ©v 2018 14:45

.
Disparition de Gilles Jayer, une grande figure de la CĂ´te de Nuits
Le vinificateur Gilles Jayer s’est éteint il y a quelques jours. Il avait cédé son domaine Jayer-Gilles au cours de l’été 2017.



Gilles Jayer, vinificateur de talent (et petit cousin du célèbre Henri Jayer) exploitait le domaine nommé Jayer-Gilles, basé à Magny les Villers en Hautes-Côtes de Nuits, jusqu’à l’été 2017. Représentant la troisième génération de sa famille à la tête de l’exploitation, il a marqué les vins d’un style fruité et racé grâce à un élevage sur mesure. Dans les années 1990 Gilles Jayer s’est imposé comme un vigneron capable de remettre en question la tradition bourguignonne sans dénaturer les vins. Malgré la grande réputation de ses vins, ceux qui l’auront rencontré auront remarqué sa verve vive et son caractère franc, décomplexé. Gilles Jayer avait cédé son domaine à André Hoffmann, héritier du laboratoire suisse Hoffmann-Laroche. Il s’est éteint le 25 janvier à la suite d’une longue maladie. Le domaine Jayer-Gilles figure parmi les signatures présentes dans le réseau d’iDealwine (achat direct). Toute notre équipe adresse ses pensées à la famille de Gilles Jayer. André Hoffmann, dans l’avis de décès paru il y a quelques jours dans le quotidien Le Bien public, précisait : « Tu nous as laissé ton œuvre, nous saurons en être digne ».


www.idealwine.net


Alex,
Lalex
 
Messages: 2147
Inscrit le: Ven 7 Sep 2012 10:47
Localisation: Ile-de-France (91)

Précédent

Retour vers Le vin en vidéo.

Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité