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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mar 7 Nov 2017 13:00

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Le Mas de Daumas Gassac : sublimer un terroir pour produire des vins d’exception
VĂ©ronique et AimĂ© Guibert ont dĂ©couvert il y a quelques annĂ©es un terroir exceptionnel dans le Languedoc et ont dĂ©cidĂ© d’y implanter de la vigne pour crĂ©er le Mas de Daumas Gassac. Aujourd’hui, les enfants ont repris le flambeau et s’attachent Ă  prĂ©server ce magnifique terroir pour Ă©laborer des vins de cabernet sauvignon dignes des plus grands crus français. A l’occasion des ventes en primeur du millĂ©sime 2017, millĂ©sime plein de promesses, Roman nous raconte l’histoire, les projets et les ambitions du domaine.





Le terroir de la Vallée de Gassac est un terroir hors norme


« Le domaine a Ă©tĂ© crĂ©Ă© de toute piĂšce au dĂ©but des annĂ©es 70 par nos parents, sur la base de la dĂ©couverte d’un terroir un peu hors norme », introduit Roman. « Il s’est avĂ©rĂ© que le terroir de la vallĂ©e de Gassac Ă©tait similaire Ă  ce que l’on pouvait trouver en Bourgogne, notamment en CĂŽtes d’Or. De lĂ  est nĂ©e l’idĂ©e de planter de la vigne dans cet endroit. »

La vallĂ©e de Gassac prĂ©sente des conditions climatiques tout Ă  fait exceptionnelles : « nous avons des nuits d’une fraicheur incroyable qui peuvent avoisiner les 10 degrĂ©s l’étĂ©, puis atteindre 40 degrĂ©s en journĂ©e. Cela procure une belle aciditĂ© aux raisins, concentre les arĂŽmes et accompagne une maturitĂ© lente sans que la vigne ne soit abimĂ©e par les chaleurs. C’est un endroit vraiment singulier », s’exclame le vigneron.


L’expression du terroir de Gassac sublimĂ©e par le cabernet sauvignon


« A l’époque, nous avions choisi le cabernet sauvignon pour exprimer ce terroir ». Au domaine Daumas Gassac, l’excellence passe aussi par le choix des plants de vignes. « Toutes nos vignes sont issues de sĂ©lection massale de chĂąteaux bordelais et d’autres domaines provenant de grands vignobles français », raconte Roman.

Malheureusement, lorsque nĂ©e l’AOC Languedoc quelques annĂ©es plus tard, le cabernet sauvignon n’est pas retenu dans le cahier des charges de l’appellation. « Nous sommes donc restĂ©s en IGP », explique Roman. C’est un choix rĂ©flĂ©chi que les vignerons ont fait en connaissance de cause : « le cabernet sauvignon est le cĂ©page qui exprime le mieux notre terroir. Nous sommes sur un sol trĂšs pauvre, trĂšs bien drainĂ© et les racines vont en profondeur. Il y a peu de terroirs qui ont donnĂ© les mĂȘmes rĂ©sultats avec le cabernet sauvignon. »


La nouvelle gĂ©nĂ©ration reprend les rĂȘnes du domaine et poursuit l’aventure


« Nous sommes la seconde gĂ©nĂ©ration sur le domaine ». Ces derniĂšres annĂ©es, les 4 frĂšres, Samuel, Roman, GaĂ«l et Basile, ont repris petit Ă  petit le domaine crĂ©Ă© par leurs parents. « Chacun de nous a eu son expĂ©rience et son parcours. Nous nous complĂ©tons trĂšs bien. Nous n’avons ni les mĂȘmes caractĂšres, ni les mĂȘmes compĂ©tences. Mais nous sommes tous les 4 attachĂ©s Ă  ce lieu et nous partageons la mĂȘme envie d’élĂ©gance dans les vins. C’est tous les jours une surprise de travailler ensemble ».


Les vins sont élégants, fins avec un potentiel de garde exceptionnel


Les quatre frĂšres sont les heureux propriĂ©taires du Mas Daumas-Gassac sur lequel est produit un vin rouge, un vin rosĂ© et un vin blanc. « Nous sommes sur des vins de garde qui ont un potentiel vraiment exceptionnel », confie le vigneron. « Ce sont des vins avec une grande capacitĂ© de vieillissement. Nos vins commencent Ă  s’exprimer Ă  partir de 7 ans. Ils ont une signature de garrigue avec une colonne vertĂ©brale de fraĂźcheur. Ce sont des vins trĂšs digestes. On a toujours des nuances de fĂšve, lĂ©gĂšrement rĂ©sineux, avec une texture de tanins puissante mais jamais dure ».

En complĂ©ment, la famille a souhaitĂ© Ă©largir sa gamme de vin avec Le Moulin de Gassac. Cette marque reprĂ©sente une petite vingtaine de cuvĂ©es, Ă©laborĂ©es en petites sĂ©ries, issues de sĂ©lections parcellaires. « Nous travaillons ces cuvĂ©es en collaboration avec une quarantaine de viticulteurs. L’idĂ©e Ă©tait de dĂ©velopper une gamme de vins beaucoup plus accessibles. Des pĂ©pites qui restent Ă  un prix abordable », explique Roman.


Protéger le terroir pour exprimer tout son potentiel


Un terroir de cette qualitĂ©, il faut le protĂ©ger, le chouchouter, le sublimer. Les frĂšres Guibert le savent et s’attĂšlent Ă  conserver ce joyau, comme l’explique le vigneron : « Nous travaillons de sorte Ă  ne pas abĂźmer nos terroirs. Nous sommes vigilants. Notre dĂ©marche la plus importante aujourd’hui est la diminution des doses de cuivre dans les sols. Nous essayons de les limiter au maximum car nous sommes persuadĂ©s que le cuivre est trĂšs nĂ©faste ». La dĂ©marche de protection du terroir est globale ; les vignerons souhaitent Ă©galement limiter autant que possible le tassement des sols. « Nous travaillons avec des animaux et nous pratiquons Ă©galement l’agroforesterie. Nos parcelles ne dĂ©passent pas un hectare et sont entourĂ©es de garrigue. » Une signature que les amateurs retrouvent dans les vins du domaine, et c’est bien l’objectif, nous confirme Roman : « Nous avons la volontĂ© de tout faire pour exprimer avec encore plus de prĂ©cision la signature de notre terroir. Notre but est que demain, plus aucun tracteur ne rentre dans les vignes. Nous voulons favoriser la vie du sol, la rentre encore plus vivante et autosuffisante. »

Les quatre frĂšres du Mas de Daumas Gassac sont animĂ©s par une vision du travail vers l’excellence, l’envie d’aller plus loin, vers le meilleur et sans aucun doute, ils y arriveront.


lesgrappes.leparisien.fr


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mar 7 Nov 2017 13:07

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Au Portugal, le bouchon de liĂšge pousse son avantage
Dans cette forĂȘt portugaise de chĂȘnes-liĂšges baignĂ©e de soleil, chaque arbre pousse Ă  son rythme. Ils donneront la matiĂšre premiĂšre des bouchons en liĂšge destinĂ©s aux bouteilles de vin, de plus en plus techniques et en pleine rĂ©sistance face au plastique et aux capsules.





"Celui-ci a quatre ans", souligne Conceiçao Silva, ingĂ©nieure forestiĂšre, qui couve du regard de petites branches sortant Ă  peine du sol qu'on Ă©craserait si on n'y prenait garde. Dans cette forĂȘt naturelle de la rĂ©gion du Ribatejo, elle veille sur la santĂ© de 1.300 hectares de chĂȘnes-liĂšges.

Ces arbres, qui peuvent vivre jusqu'à 300, voire 400 ans, "grandissent trÚs lentement", explique-t-elle. "Il faut autour de 50 ans pour qu'ils rapportent de l'argent", selon Jean-Marie Aracil, chargé de mission à la Fédération française du liÚge.

Ces forĂȘts sont un trĂ©sor national au Portugal qui fournit, Ă  lui seul, la moitiĂ© des bouchons de liĂšge qui servent encore Ă  fermer sept bouteilles sur dix dans le monde.

DES ANNÉES DE TRAVAIL

Il faut entre 25 et 35 ans pour obtenir une premiÚre levée "qui ne vaut rien", puis attendre encore neuf ans pour la récolte suivante, la troisiÚme étant la premiÚre réellement exploitable par les bouchonniers.

À quelques kilomĂštres de la forĂȘt, autour d'une des usines du numĂ©ro un mondial du secteur, Amorim, des milliers de piĂšces de liĂšge tout juste rĂ©coltĂ©es sĂšchent Ă  perte de vue sur une surface grande comme une dizaine de terrains de football.

AprĂšs six mois de farniente, elles seront bouillies pour gagner Ă©paisseur et Ă©lasticitĂ©, et supprimer les tanins, avant d'ĂȘtre dĂ©coupĂ©es en bandes puis perforĂ©es en bouchons. Ceux-ci seront ensuite lavĂ©s, sĂ©chĂ©s, marquĂ©s et traitĂ©s avec de la paraffine ou du silicone afin de favoriser leur extraction.

Entretemps, les bouchons auront fait l'objet de multiples opérations de tri. Au minimum, six tris différents, selon José Pinto, directeur de Lafitte Portugal, bouchonnier français installé prÚs de Porto. Car seulement 15 à 30% du liÚge présente une qualité suffisante pour fabriquer des bouchons d'un seul tenant, réservés aux vins de qualité.

Les 80% restants seront transformés en granules. La moitié servira à faire fonctionner les chaudiÚres de l'usine. Les granules de l'autre moitié seront collés et agglomérés pour constituer des bouchons dits techniques.

REFORESTATION EN CHÊNES-LIÈGES

Ces bouchons techniques ont gagnĂ© du terrain ces derniĂšres annĂ©es, permettant au liĂšge de faire de la rĂ©sistance, sĂ©rieusement chahutĂ© qu'il Ă©tait par les bouchons en plastique et autres capsules Ă  vis qui ont fait perdre prĂšs d'un tiers du marchĂ© Ă  ce matĂ©riau naturel utilisĂ© depuis les Étrusques.

La raison principale du déclin du liÚge tenait en un seul mot : le "goût de bouchon", un goût de vieux carton mouillé. "On l'accepte de moins en moins", confirme Dominique Tourneix, directeur général de Diam Bouchage, société française spécialisée dans le bouchon technique.

Selon lui, les nouvelles clientÚles des vins français, les Chinois, Japonais ou Britanniques, "sont beaucoup moins tolérantes" et ont contaminées leurs voisins. "Il y avait une tolérance qui était énorme en Espagne, France, Italie. Ce n'est plus le cas, d'autant que ce sont les vins haut de gamme qui se développent", explique Dominique Tourneix.

Les bouchons techniques ont permis de limiter les incidents. Les fabricants ont également lourdement investis en recherche pour lutter contre le TCA (ou 2.4.6 Trichloroanisole), molécule identifiée comme responsable du "goût de bouchon". Certaines entreprises vont jusqu'à analyser les bouchons un par un.

"LE LIÈGE GAGNE DU TERRAIN"

Au terme de 20 ans de lutte, les professionnels du liĂšge affirment que le taux de bouteilles affectĂ©es est passĂ© sous 1%. "La premiumisation (montĂ©e en gamme) du vin est un phĂ©nomĂšne positif pour l'industrie", ajoute Carlos de Jesus, directeur du marketing d'Amorim oĂč les contremaĂźtres ont Ă©tĂ© remplacĂ©s par des ingĂ©nieurs en blouses blanches.

"Le liÚge gagne du terrain. La consommation mondiale de vin augmente de 0,8% à 1% par an, l'exportation de liÚge du Portugal augmente de 2% par an, soit 1,4% pour le bouchon de liÚge : nous retrouvons des parts de marché", souligne Carlos de Jesus. Une premiÚre depuis le début des années 2000, selon lui.

La matiĂšre premiĂšre ne devrait pas faire dĂ©faut. Selon Jean-Marie Aracil, les autoritĂ©s portugaises ont dĂ©cidĂ©, aprĂšs les Ă©normes feux de forĂȘts de l'Ă©tĂ©, de "favoriser chaque fois que c'est possible la plantation de chĂȘnes-liĂšges" qui par leurs propriĂ©tĂ©s isolantes jouent un rĂŽle de "barriĂšre Ă  la propagation du feu".

(avec AFP)


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mar 7 Nov 2017 13:32

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Bordeaux : de nouveaux chais Ă  Pontet-Canet
Faisant office de prĂ©curseur depuis de nombreuses annĂ©es, ChĂąteau Pontet-Canet, 5e Grand Cru ClassĂ© en 1855, est devenu maitre dans l’art de la biodynamie. Cette conduite de la vigne qui mĂ©lange Ă©sotĂ©risme, philosophie, pragmatisme et respect de l’environnement a permis en quelques millĂ©simes d’accentuer l’identitĂ© de ce magnifique cru de Pauillac.




D’autant que Jean-Michel Comme, son rĂ©gisseur depuis 1989, a engagĂ© une rĂ©flexion globale visant Ă  rĂ©nover et repenser la vinification, les bĂątiments, l’ensemble de Pontet-Canet. Le propriĂ©taire, Alfred Tesseron, qui soutient sans coup fĂ©rir les initiatives de Jean-Michel, Ă©tait donc fier de nous faire dĂ©couvrir les nouveaux chais de la propriĂ©tĂ©.

Une initiative d’autant plus remarquable que, lorsque certains s’engagent dans la biodynamie sans repenser l’ensemble de leur dĂ©marche, eux vont jusqu’au bout des choses, au firmament de leurs conceptions. Ainsi, dans l’optique de prĂ©server le travail d’une annĂ©e Ă  la vigne, Jean-Michel Comme cherche Ă  Ă©laborer « des vinifications neutres et des extractions les plus lĂ©gĂšres possibles. Il est donc normal que nous adaptions nos techniques » affirme-t-il, tout en accompagnant nos premiers pas dans ce nouveau chai totalement repensĂ© et magnifiquement construit autour de 32 cuves de 40 hl en bĂ©ton inspirĂ©es par les « formes d’une amphore romaine du IIe siĂšcle ».

« À un certain stade, nous ne pouvons pas faire mieux, il faut tout repenser » affirme l’homme de l’art en prĂ©lude Ă  son explication technique. « Nous avons donc imaginĂ© un nouveau cuvier pour changer le principe de vinification. L’idĂ©e c’est de diminuer la quantitĂ© de marc Ă  l’intĂ©rieur pour intervenir au minimum ». Certes, il y a quelques pigeages (immersion du marc dans la cuve) rĂ©alisĂ©s lors des vinifications, mais l’objectif des formes particuliĂšres de ces cuves est de laisser le « jus et le marc en libertĂ© afin d’intervenir au minimum ». « Il n’y a ni pompage, ni remontage, ni convoyage du vin, donc plus de bruit et d’interventions ! » explique Jean-Michel Comme de sa voix douce et dans un silence bienfaiteur.

RĂ©volution silencieuse

L’innovation ne s’arrĂȘte pas dans la forme des cuves ou le temps de macĂ©ration. Alfred Tesseron et Jean-Michel Comme annoncent de concert, et avec une certaine fiertĂ©, que les cuves ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es avec les granulats et l’argile de la cour, actuellement en pleine rĂ©novation. « Il est essentiel en biodynamie de conserver l’unitĂ© du lieu », affirme Jean-Michel Comme.

Remettre l’humain au centre des innovations c’est aussi Ă©tudier les effets nĂ©fastes des conceptions ordinaires, notamment les ondes Ă©lectriques ou Ă©lectromagnĂ©tiques. Ainsi, dans ce nouveau cuvier, « aucune cuve ne sera en contact avec des fils Ă©lectriques. Nous ne fonctionnons plus avec l’électricitĂ©, mis Ă  part l’éclairage qui est en LED 12 volts avec cĂąbles blindĂ©s ».

Et mĂȘme la rĂ©ception des raisins est revue. En lieu et place de machines bruyantes, le millĂ©sime 2017 a Ă©tĂ© l’occasion pour les Ă©quipes de tester un systĂšme de rĂ©ception et d’éraflage manuel Ă  base de grilles ajourĂ©es comme des tamis oĂč seuls la force humaine, l’art de la main et les conversations fĂ©minines couvrent le doux silence des temps de vendanges.

La rĂ©volution d’un seul brin de paille, assurait Masanobu Fukuoka, cĂ©lĂšbre agriculteur japonais, inspirateur d’une agriculture respectueuse et chantre du « faire avec la nature et pas contre elle ». DĂ©sormais Ă  Pontet-Canet, la rĂ©volution passe par le grain de raisin. Une rĂ©volution silencieuse, mais qui pourrait ĂȘtre plus profonde qu’il n’y parait.



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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mar 7 Nov 2017 13:39

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Les producteurs de liÚge en guerre contre le goût de bouchon
"Avant on était en lutte, aujourd'hui, notre but, c'est l'éradication": cette phrase guerriÚre vise une simple molécule qui ne présente aucun danger pour l'homme, mais menace son palais: le TCA, identifié comme seul responsable du goût de bouchon.




Au terme de 20 ans de lutte, les professionnels du liÚge affirment que le taux de bouteilles affectées par ce goût de vieux carton mouillé est passé en-dessous de 1%. "On s'est rendu compte que c'était dû à une molécule exogÚne, une contamination extérieure, et que ce goût de moisi était lié à l'humidité et au confinement", explique Jean-Marie Aracil, chargé de mission à la Fédération française du liÚge qui indique que les industriels ont fait "beaucoup de travaux sur la prévention et également sur le curatif".

Chaque entreprise a ses trucs, mais toutes ont surtout adoptĂ© des recettes de bon sens: "avant, c'Ă©tait un peu l'artisanat", explique Juan Dias, directeur gĂ©nĂ©ral de BourrassĂ©, un bouchonneur landais passĂ© rĂ©cemment sous pavillon portugais. "Les usines de bouchons Ă©taient de vraies usines Ă  TCA", explique-t-il, notamment par le fait que les bouchonneurs laissaient les planches de liĂšge reposer trois semaines entre deux passages dans l'eau bouillante, favorisant l'apparition de moisissures, contre "un jour, pas plus", dĂ©sormais. Les parties basses des arbres, en contact avec l'humiditĂ© des sols et donc susceptibles d'ĂȘtre contaminĂ©s, sont dĂ©sormais Ă©cartĂ©es et utilisĂ©es pour d'autres applications.
Mais les entreprises ont également massivement investi dans la détection.

"Vins trĂšs haut de gamme"

Certaines vont jusqu'Ă  analyser les bouchons un par un, si leurs clients les plus prestigieux sont prĂȘts Ă  payer le prix. Ainsi la branche portugaise du groupe français Lafitte a rĂ©cemment acquis deux machines capables de contrĂŽler 12.000 bouchons par jour, ou plus exactement l'air autour du bouchon qui passe dans un petit compartiment Ă©tanche. Au-delĂ  d'un nanogramme de TCA, le bouchon est Ă©cartĂ©. "C'est pour des vins trĂšs haut de gamme", explique le directeur gĂ©nĂ©ral Jose Pinto. Le surcoĂ»t n'est en effet pas nĂ©gligeable puisqu'il faut compter 15 centimes d'euro supplĂ©mentaires pour un bouchon dont le prix de base varie de 0,40 Ă  1,50 euro. MalgrĂ© cela, le carnet de commandes est plein jusqu'Ă  l'Ă©tĂ© 2018 et M. Pinto aimerait bien pouvoir faire tourner des machines supplĂ©mentaires.

D'autres firmes ont mis en place des détections individuelles. C'est le cas d'Amorim, numéro un du secteur, dont Miguel Cabral, responsable recherche et développement, exhibe fiÚrement dans une usine prÚs de Porto plusieurs dizaines de machines. Dotées de bras articulés, elles manipulent les bouchons un par un dans un concert de souffle pneumatique et les répartissent selon les résultats de leurs analyses. Amorim espÚre pouvoir contrÎler ainsi à l'horizon 2019 un bouchon sur 9 produit en liÚge naturel, soit 100 millions par an. Pour y parvenir, la lutte continue sans répit: les machines tournent déjà 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

Avec AFP.


avis-vin.lefigaro.fr


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mar 7 Nov 2017 13:41

...Le surcoût n'est en effet pas négligeable puisqu'il faut compter 15 centimes d'euro supplémentaires pour un bouchon dont le prix de base varie de 0,40 à 1,50 euro.


Je ne sais pas vous, mais moi, si cela me garantie que mes bouteilles ne seront pas bouchonnĂ©es, je suis prĂȘt Ă  payer ce supplĂ©ment.

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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mer 8 Nov 2017 08:37

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Philippe Castéja : "Bordeaux va sortir des 2017 de grande qualité"
Le négociant et propriétaire donne sa vision du dernier millésime et présente les grands défis que le vignoble va devoir relever.


PrĂ©sident de la sociĂ©tĂ© de nĂ©goce Borie-Manoux SA, prĂ©sident du Conseil des grands crus classĂ©s en 1855 et propriĂ©taire de chĂąteaux sur la rive gauche (ChĂąteau Batailley, ChĂąteau Lynch-Moussas...) comme sur la rive droite (ChĂąteau Trottevieille, Domaine de l'Église...), Philippe CastĂ©ja Ă©voque le millĂ©sime 2017 et passe en revue les grands dĂ©fis que Bordeaux doit relever.



LE FIGARO.- Le gel d'avril a-t-il porté un coup fatal au millésime 2017 ?
Philippe CASTÉJA
- À Bordeaux, le millĂ©sime 2017 va manquer d'homogĂ©nĂ©itĂ©, car certaines zones ont Ă©tĂ© touchĂ©es par le gel et d'autres ont Ă©tĂ© Ă©pargnĂ©es. À Saint-Emilion, des piĂšces ont Ă©tĂ© abĂźmĂ©es, la rĂ©colte a Ă©tĂ© parfois difficile. Rive gauche, dans le MĂ©doc, des appellations comme Pauillac ou Saint-EstĂšphe n'ont pas souffert, contrairement Ă  d'autres comme Pessac-Leognan. Bordeaux en gĂ©nĂ©ral va avoir du mal Ă  atteindre les 4 millions d'hectolitres, mais nous allons sortir des vins de grande qualitĂ©. En tout cas, la belle dynamique que nous avons amorcĂ©e avec les rĂ©coltes 2014, 2015 et 2016 n'est pas enrayĂ©e.

La compétition avec les autres régions productrices dans le monde se durcit-elle ?
En Europe, la compĂ©tition a lieu, comme toujours, entre Français, Italiens et Espagnols. En AmĂ©rique du Nord, c'est plus ouvert. Les États-Unis sont un marchĂ© de vins de marque Ă  volume, et les Français ne sont pas forcĂ©ment les mieux armĂ©s pour l'affronter, d'autant plus que les Italiens y sont trĂšs prĂ©sents, tant dans la restauration que dans la distribution. L'Asie est partagĂ©e entre marchĂ©s mĂ»rs et Ă©tablis, comme le Japon, et des marchĂ©s en plein dĂ©veloppement, comme la Chine.

Constatez-vous une évolution des goûts des consommateurs ?
En ce qui concerne les grands vins, il semble que nous revenions vers la fraĂźcheur. Ainsi, Ă  Saint-Émilion, les cuvĂ©es avec une bonne part de cabernet franc sont de plus en plus apprĂ©ciĂ©es. Sur ces grands vins, l'effet millĂ©sime reste trĂšs important pour une clientĂšle connaisseuse qui s'intĂ©resse au terroir. Pour les entrĂ©es de gamme, les consommateurs apprĂ©cient les vins fruitĂ©s pour lesquels le millĂ©sime compte beaucoup moins.

Les amateurs de vin eux-mĂȘmes ont-ils changĂ© ?
En rÚgle générale, les gens boivent moins et meilleur. La connaissance du vin est de plus en plus importante. Par exemple, en Inde ou en Chine, les nouveaux consommateurs veulent tout savoir sur le vin qu'ils dégustent.

L'oenotourisme doit-il se développer ?
C'est crucial pour notre développement. Mais en France, cela reste trÚs compliqué : la législation relative aux 35 heures, les fermetures le dimanche, les tentatives de taxation des propriétés à la taxe professionnelle ne nous aident pas. Notre législateur a mis en place des freins colossaux au développement de l'oenotourisme. Pourtant, il faut que la région viticole de Bordeaux embraie sur ce grand bond en avant réalisé par la ville de Bordeaux en termes d'accueil.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mer 8 Nov 2017 08:43

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BiocontrĂŽle
Des levures de vignes sauvages aux propriétés fongicides
Des chercheurs italiens de l’UniversitĂ© de Milan ont identifiĂ© des souches de levures qui pourraient s’avĂ©rer plus efficaces que certains fongicides.



PubliĂ©s le 4 novembre dernier sur la revue scientifique en ligne Frontiers in Microbiology, les travaux des chercheurs de l’UniversitĂ© de Milan ouvrent une nouvelle voie au biocontrĂŽle. Des levures prĂ©sentes sur les vignes sauvages s’avĂšrent opĂ©rantes dans la lutte fongicide. Les chercheurs les ont prĂ©levĂ©es en GĂ©orgie, Italie, Roumanie et Espagne (ils ont aussi recueilli des souches de variĂ©tĂ©s cultivĂ©es). Au total, ils ont collectĂ© 231 souches de levures issues de 26 espĂšces. Parmi ces souches, 20 ont donnĂ©s des rĂ©sultats intĂ©ressants dans le contrĂŽle des champignons de la vigne. Et, surprise, 18 provenaient de prĂ©lĂšvements sur vignes sauvages. Les chercheurs ont constatĂ© que leur mode d’actions est variĂ©. Certaines produisent une enzyme capable de digĂ©rer la membrane cellulaire des levures pathogĂšnes. D’autres agissent en sĂ©crĂ©tant de l’acide acĂ©tique ou du sulfure d’hydrogĂšne qui tuent les levures pathogĂšnes.
L’efficacitĂ© de six souches dont l’effet fongique Ă©tait le plus important a Ă©tĂ© comparĂ©e in vivo a un fongicide de synthĂšse (composĂ© de 37.5 % de cyprodinil et 25 % de fludioxonil). L’une d’elle, P. Kluyveri a montrĂ© un effet plus intĂ©ressant que le fongicide contre le botrytis. Affaire Ă  suivre.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mer 8 Nov 2017 13:10

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Le domaine Bobinet Ă  Saumur: des grands vins qui portent l’identitĂ© des vignerons
Le mĂ©tier de vigneron pour SĂ©bastien Bobinet? « J’aime le contact avec la nature et le travail de la terre qui est quelque chose de trĂšs profond. C’est un mĂ©tier absolument merveilleux : de la taille jusqu’à la vinification, il y a un vrai travail de crĂ©ation. » SĂ©bastien Bobinet et Emeline Calvez s’épanouissent sur le domaine familial Ă  Saumur oĂč ils produisent des vins de belles qualitĂ©s, Ă  leur image, Ă  leur idĂ©e et dans le respect de leur philosophie.





SĂ©bastien Bobinet met en pratique sa philosophie de travail sur le domaine familial


SĂ©bastien Bobinet revient Ă  32 ans sur le domaine familial Ă  Saumur : « nous sommes la 8iĂšme gĂ©nĂ©ration sur le domaine » explique-t-il. « J’avais envie de revenir aux sources aprĂšs avoir passĂ© toute ma jeunesse dans l’euphorie des vendanges et l’élaboration du vin. » SĂ©bastien veut alors retrouver le contact avec la terre, la nature et l’espace. En 2002, il pose donc ses bagages sur les 2 Ha de vigne de Saumur et engage sans tarder la conversion biologique du domaine Bobinet. « Je me suis engagĂ© dans la conversion biologique avec l’idĂ©e d’éviter le plus possible les intrants, sur le vignoble comme en vinification », confie le vigneron. « Je me suis aussi essayĂ© Ă  la traction animale. En ce moment, nous avons dĂ» mettre ce projet en stand-by, mais il va reprendre Ă  trĂšs court terme». Au domaine Bobinet, la philosophie de travail va bien au-delĂ  du seul respect de la terre : « Nous voulons produire des vins avec un travail respectueux de la terre bien entendue, mais aussi, un travail respectueux socialement. Nous avons une philosophie qui n’est pas seulement tournĂ©e vers la terre mais Ă©galement avec les gens qui travaillent avec nous. »


Avec Emeline, le domaine Bobinet s’agrandit


Lorsque SĂ©bastien rencontre sa femme, Émeline Calvez, sommeliĂšre dans une cave Ă  vin sur Paris, le domaine Bobinet connait un nouveau souffle: le couple de vignerons agrandit le domaine qui s’étend aujourd’hui sur 8Ha. « Nous avons dĂ©cidĂ© de mener ce projet ensemble », raconte SĂ©bastien, « nous voulions agrandir le domaine tout en restant sur la mĂȘme philosophie. » Pendant 2 ans, les jeunes vignerons travaillent leurs gammes sur tout le domaine. « Aujourd’hui, nous nous sommes partagĂ©s le travail. J’interviens plus sur les vignes quand Émeline travaille majoritairement sur les vinifications », explique SĂ©bastien.


Le domaine Bobinet : du Saumur dans les vins


SĂ©bastien et Émeline cultivent du Cabernet Franc et du Chenin. Les plus jeunes vignes ont environ 40 ans, les plus vieilles arrivent Ă  80 ans. Un choix rĂ©flĂ©chi pour la qualitĂ© des vins : « plus les vignes sont ĂągĂ©es, plus elles apportent du caractĂšre et de l’aromatique aux vins car elles sont plus enracinĂ©es dans le terroir et la terre », souligne le vigneron. D’autant plus intĂ©ressant que le terroir est une source inĂ©puisable de qualitĂ© pour les vignes de Saumur. « Nous avons un sous-sol calcaire : c’est la roche mĂšre de notre rĂ©gion. Ce calcaire amĂšne une tension dans les vins, des caractĂšres trĂšs salins et iodĂ©s avec de l’aromatique de l’ordre de la pierre Ă  fusil » note SĂ©bastien. « Au-dessus de la roche mĂšre, nous pouvons avoir de 40 m Ă  1 m50 de terre selon les parcelles. Parfois, ces sols sont trĂšs limoneux, d’autres fois ils sont plutĂŽt argileux. C’est la diffĂ©rence de sol qui nous permet d’obtenir des vins trĂšs diffĂ©rents : des arĂŽmes de fruits murs Ă©picĂ©s ou des fruits plus frais type pĂȘche blanche », raconte le vigneron passionnĂ©.


Sébastien Bobinet : « Nous avons envie de faire des vins naturels, précis, de terroir : des vins qui régalent »


Naturellement, les vignerons du domaine Bobinet vinifient donc les vins par parcelle. Les cuvĂ©es sont ensuite Ă©laborĂ©es avec une logique et cohĂ©rence parcellaire, comme l’explique SĂ©bastien : « La cuvĂ©e Ruben, par exemple, rĂ©unit 3 parcelles qui sont sur des sols profonds et argileux. » Certaines parcelles, particuliĂšres et d’intĂ©rĂȘts, sont vinifiĂ©es Ă  part et font l’objet d’une cuvĂ©e qui leur est propre. « Pour cette raison, nous proposons beaucoup de cuvĂ©es sur le domaine », s’exclame SĂ©bastien. « Nous essayons avant tout de produire des vins qui nous ressemblent. Ils n’ont pas d’équivalent dans le sens oĂč nous voulons des vins avec une identitĂ© 
 qui est la nĂŽtre ».


Des projets plein la tĂȘte pour les vignerons du domaine Bobinet


SĂ©bastien et Emeline pĂ©tillent d’idĂ©es et de projets pour faire Ă©voluer le domaine Bobinet. Cette annĂ©e, ils ont commencĂ© une petite activitĂ© de bar Ă  vin : « cette activitĂ© nous plait Ă©normĂ©ment », s’exclame SĂ©bastien, « elle a Ă©tĂ© un vĂ©ritable succĂšs, nous allons continuer pour transformer cet essai. » CĂŽtĂ© vignoble, convaincus par l’agriculture biologique, les jeunes vignerons regardent dĂ©jĂ  plus loin « Plusieurs thĂ©ories agronomiques nous intĂ©ressent, comme la permaculture ou la biodynamie. C’est extrĂȘmement intĂ©ressant ! Nous sommes en train d’explorer ces applications », confie le vigneron.


Les promesses du millésime 2017 ?


« Les vendanges se sont merveilleusement bien passĂ©es. C’est une vendange tout Ă  fait magnifique, nous avons un trĂšs bel Ă©quilibre entre la maturitĂ© des raisins et l’aciditĂ© qui nous permettra d’avoir des vins frais. Les vins seront puissants mais pas lourd. Nous sommes engagĂ©s sur un millĂ©sime de garde. Il sera trĂšs beau, c’est certain. »


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Jeu 9 Nov 2017 13:00

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Sur le Divin avec
 Aubert de Villaine
DĂ©guster une romanĂ©e-conti, voilĂ  l’ambition de plus d’un franc et fin buveur ! Ce vin de Bourgogne est produit sur le climat de la RomanĂ©e-Conti, en CĂŽte de Nuits. Cette appellation, en situation de monopole, est exclusivement exploitĂ©e par le domaine de la RomanĂ©e-Conti, codirigĂ© par Aubert de Villaine avec, depuis 1992, Henry-FrĂ©dĂ©ric Roch, successeur de Lalou Bize-Leroy, membre d’une autre branche familiale, qui officia de 1974 Ă  1992. NĂ© en 1939 Ă  Rennes, Aubert de Villaine a entrepris des Ă©tudes en littĂ©rature et en droit, puis est parti vivre Ă  New York, oĂč il a rencontrĂ© Pamela, celle qui allait devenir son Ă©pouse. Revenu en Bourgogne aux cĂŽtĂ©s de son grand-pĂšre, Edmond Gaudin de Villaine, et de son pĂšre, Henri de Villaine, il a appris Ă  leurs cĂŽtĂ©s le mĂ©tier et s’est vu transmettre le domaine en 1971.




Sur le domaine familial de Vosne-RomanĂ©e, qui s’étend sur 25,5 ha au total, Aubert de Villaine veille sur la trĂšs prestigieuse RomanĂ©e-Conti (domaine acquis par sa famille dĂšs 1869) mais aussi sur sept autres grands crus : La-TĂąche, Richebourg, RomanĂ©e-Saint-Vivant, Grands-Échezeaux, Échezeaux, Vosne-RomanĂ©e 1er cru ainsi que Montrachet et Corton, dans le vignoble de la CĂŽte de Beaune.

La RomanĂ©e-Conti s’étend sur une surface de seulement 1,8140 ha, soit 42 ouvrĂ©es. ExploitĂ©e en monopole, c’est-Ă -dire d’un seul tenant, par le domaine de la RomanĂ©e-Conti (DRC), la RomanĂ©e-Conti ne produit que 6 000 bouteilles environ. Depuis 2003, et face Ă  l’engouement mondial, la commercialisation se fait par vente panachĂ©e de 13 bouteilles, soit une unique bouteille de romanĂ©e-conti pour 12 autres bouteilles de grands crus de la CĂŽte de Nuits (Ă©chezeaux, grands-Ă©chezeaux, romanĂ©e-saint-vivant, richebourg et la-tĂąche). Au domaine de la RomanĂ©e-Conti, Aubert de Villaine agit sans relĂąche et s’impose comme une conscience de la Bourgogne. Il incarne certes son prestige, mais davantage son Ăąme, Ă  un moment oĂč cette rĂ©gion viticole, victime de la flambĂ©e des prix du foncier, vit une pĂ©riode charniĂšre de son histoire. Confidences.




Rodolphe Wartel : La RomanĂ©e-Conti, monumentale et iconique, semble immuable. Pourtant, chez elle aussi les choses Ă©voluent. Quels sont les grands sujets qui vous mobilisent aujourd’hui ?
Aubert de Villaine
: Le domaine Ă©volue dans un souci permanent d’essayer de mettre en place les moyens adĂ©quats pour faire les plus grands vins possible en 2017. Cela consiste Ă  faire le travail qui s’impose, immĂ©diat, mais aussi Ă  rechercher dans des directions qui sont les plus importantes pour nous comme le matĂ©riel vĂ©gĂ©tal, la sĂ©lection des plants fins. On peut avoir le plus grand terroir du monde, si on n’a pas un matĂ©riel fin, on n’en atteindra jamais le potentiel. Il y a aussi d’autres chantiers : comment trouver notamment des tracteurs lĂ©gers qui permettent de moins compacter ? C’est un vrai problĂšme Ă  l’heure actuelle de trouver un fabricant capable de proposer des tracteurs lĂ©gers et fiables. Que faire Ă©galement des sarments aprĂšs la taille ? Nous recherchons des voies pour disposer de ces sarments sans avoir Ă  les brĂ»ler. Au niveau des vinifications, il n’y a pas de miracle Ă  attendre : c’est dans le cadre de la tradition qu’on fera des grands vins. Il est totalement inutile Ă  mon sens de chercher des mĂ©thodes rĂ©volutionnaires de vinification. On peut faire des Ă©volutions sur le pressurage ou le tri de la vendange, mais mĂȘme sur ces points, on n’est pas trĂšs loin de ce qui peut ĂȘtre le plus efficace. Dans un domaine comme le nĂŽtre, l’important est d’obtenir qu’à tous les niveaux il y ait une recherche de la perfection. La perfection n’existe pas. C’est pour cela qu’il faut arriver Ă  ce que tous les dĂ©tails soient accomplis dans un esprit de perfection.

Accompagner la Romanée-Conti semble donc constituer un chemin perpétuel

Exactement. C’est d’ailleurs un chemin plus que passionnant, car il s’agit, chaque annĂ©e, de sortir une expression du cru, du climat, qui soit celle de la personnalitĂ© de ce climat. Dieu sait si on a fait des analyses de sol, au niveau de la faune du sol, des microbes, des bactĂ©ries ou des levures
 Les gĂ©ographes ont travaillĂ© sur ce qui se passe au niveau des vents et de l’ensoleillement
 mais, quel que soit le millĂ©sime qui donne chaque annĂ©e un visage diffĂ©rent au vin, il y a aussi chaque annĂ©e cette personnalitĂ© du cru, du climat, qui ressort et ne s’exprime pas par un goĂ»t, une odeur ou un parfum, mais par une forme, une allure
 comme une personnalitĂ© humaine, qui peut ĂȘtre pour le romanĂ©e-conti sur la finesse, la puretĂ©, l’élĂ©gance. Le richebourg exprimera davantage un esprit de puissance et de rondeur. La biodynamie a Ă©tĂ© Ă  ce sujet un Ă©lĂ©ment intĂ©ressant, car elle permet d’arriver Ă  une « finesse de maturitĂ© » supplĂ©mentaire dans les vins
 Non pas plus de puissance de fruit ou d’alcool, mais plus de finesse de maturitĂ© et d’expression


Vous vous ĂȘtes lancĂ©s dans le bio en 1985, puis dans la biodynamie dĂšs 1995. Comment analysez-vous le fait que bon nombre de vignerons français, notamment dans de grands crus, invoquent la menace de perdre tout ou partie d’une vendange pour ne pas se lancer ?
Nous sommes passĂ©s entiĂšrement en biodynamie en 2006. Mais l’important pour nous Ă©tait d’abord le bio. Avec la biodynamie, on arrive comme je le disais Ă  une finesse de maturitĂ© supplĂ©mentaire, Ă  une adĂ©quation avec le millĂ©sime qui est encore meilleure qu’en bio. Toutefois, que ce soit contre le mildiou ou contre le botrytis, il y aura toujours des attaques qui se manifesteront. Il faut les regarder comme un gain qualitatif. Il y a des millĂ©simes oĂč les raisins sont parfaits d’un bout Ă  l’autre
 mais, en Bourgogne, la plupart des millĂ©simes connaissent des attaques diverses. Dans ces millĂ©simes plus pluvieux, plus froids, la diminution de rĂ©colte qui en dĂ©coule est qualitativement positive Ă  condition de trier ce qui a Ă©tĂ© attaquĂ© par le botrytis, par exemple. Le tri est un des grands progrĂšs que la Bourgogne a rĂ©alisĂ©s au cours des vingt derniĂšres annĂ©es. Pour le reste, je ne connais pas bien Bordeaux. Bordeaux a un climat atlantique qui est assez difficile, je crois
 Notre climat, en Bourgogne, est continental. Il n’y a pas une annĂ©e oĂč on n’ait pas pu se dĂ©brouiller correctement en bio, et je ne connais pas de vignerons qui aient abandonnĂ©.

La tendance vers la biodynamie est croissante mais encore faible au niveau national, alors que la pression sur les pesticides, les herbicides, les fongicides est de plus en plus forte. Comment l’expliquez-vous ?
En Bourgogne, j’ai le sentiment qu’il y a une vraie prise de conscience Ă  ce sujet. Sur toute la zone des grands crus et des premiers crus, vous constatez rĂ©ellement le travail du sol. Vous ne voyez plus d’herbicides. Au niveau des pesticides, la baisse est rĂ©elle. Ceux qui ne sont pas en bio ou biodynamie sont en viticulture raisonnĂ©e. Et le vigneron travaillera de la mĂȘme façon sur ses bourgognes et ses villages. Le « bon travail » se propage sur tout le reste de la Bourgogne.

Vous ĂȘtes copropriĂ©taire de la RomanĂ©e-Conti et reprĂ©sentez une rĂ©elle conscience de la Bourgogne. Avez-vous justement conscience d’ĂȘtre un porte-Ă©tendard observĂ© et une voix Ă©coutĂ©e ?
Je ne m’en occupe pas, je fais mon travail. Si cela peut servir à d’autres, tant mieux. C’est quelque chose à quoi je ne pense pas du tout. J’estime qu’avoir des devoirs envers la Bourgogne, envers le domaine dont je m’occupe, ça se confond, et que c’est d’abord faire de trùs grands vins et mettre les moyens pour ça. Je ne me sens aucune vocation missionnaire.

Qui sont aujourd’hui vos Ă©lĂšves ?
Je ne peux pas le dire car j’ai beaucoup d’amis, et beaucoup que je ne connais pas, qui sont des vignerons formidables. La Bourgogne est un reflet de la grande diversitĂ© du monde. Ce mot, « diversitĂ© », est important. Il est aussi important que le mot « finesse ». La Bourgogne est un modĂšle de diversitĂ©.

La Bourgogne suscite aujourd’hui toutes les convoitises. Les prix du foncier s’envolent. Comment rĂ©agissez-vous face Ă  cette tendance folle qui dĂ©fie tous les modĂšles Ă©conomiques ?
Je suis trĂšs philosophe Ă  ce sujet. Il n’y a pas si longtemps, entre le moment de l’arrivĂ©e du phylloxera (en 1880 en Bourgogne) et 1972, un domaine comme le nĂŽtre n’a pas fait le moindre centime de bĂ©nĂ©fice. Il y a eu le phylloxera, la PremiĂšre Guerre mondiale, la crise de 1929, la Seconde Guerre mondiale
 1972 a Ă©tĂ© la premiĂšre annĂ©e oĂč on a fait du bĂ©nĂ©fice au domaine ! C’était il y a quarante ans. Ce n’est pas si loin
 Entre les deux guerres, tout Ă©tait Ă  vendre en Bourgogne, et il n’y avait pas d’acheteurs. Aujourd’hui, des investisseurs sont prĂȘts Ă  acheter Ă  n’importe quel prix des vignes en grands crus et premiers crus. Sans parler de bulle, nous sommes dans une pĂ©riode contraire Ă  celle que je citais. Il est donc important de regarder ces prix avec un certain recul historique. Combien de temps cela durera-t-il ? Je n’en ai pas la moindre idĂ©e. Des particuliers sont prĂȘts Ă  payer des sommes qui n’ont rien Ă  voir avec la valeur Ă©conomique des vignes. À comparer avec ce qu’un collectionneur peut donner pour un timbre-poste ou un tableau. On n’est plus dans l’économie, ce qui est grave. Car si la Bourgogne s’est maintenue dans sa vocation vigneronne pendant tous ces siĂšcles, c’est parce que des familles se sont transmis leur savoir-faire et ont maintenu cet esprit vigneron. Le grand danger aujourd’hui est le problĂšme des taxations. Si le TrĂ©sor public prend comme base ces transactions folles, il y a dĂ©jĂ  lĂ  une forte impossibilitĂ© Ă  transmettre
 Et, surtout, quand un enfant sur quatre reprend un domaine, comment peut-il dĂ©dommager les autres ? Avec les prix pratiquĂ©s actuellement, cela devient impossible


Que sera le domaine de la Romanée-Conti dans dix ans ? Notamment en termes de gouvernance ?
Dans dix ans, il sera gouvernĂ© par un tandem comme il l’est aujourd’hui. Il sera gouvernĂ© par mon associĂ© Henry-FrĂ©dĂ©ric Roch et mon neveu Bertrand de Villaine, des personnes qui sont toutes les deux aussi pĂ©nĂ©trĂ©es que je le suis de la philosophie du domaine. J’espĂšre ĂȘtre encore lĂ  dans dix ans pour y veiller ! Quant Ă  la date de la passation, elle n’est pas dĂ©terminĂ©e


Vous avez fait inscrire les fameux climats au Patrimoine mondial par l’Unesco. RĂ©trospectivement, quel regard portez-vous sur cette inscription, et mesurez-vous mieux aujourd’hui ce qu’elle peut apporter Ă  la Bourgogne ?
J’ai lancĂ© ce projet car il permettait d’abord, Ă  travers le dossier scientifique de l’inscription, de saisir une image complĂšte du vignoble de CĂŽte-d’Or, en Bourgogne, sous tous ses aspects, historique, gĂ©ologique, gĂ©ographique, sociologique, etc. Le dossier d’inscription a Ă©tĂ© une source d’enrichissement formidable pour la connaissance de ce vignoble. Si on a choisi le mot « climat » comme banniĂšre, c’est parce que, mĂȘme si autrefois il a Ă©tĂ© employĂ© puis abandonnĂ© dans d’autres rĂ©gions, Ă  partir des XVe et XVIe siĂšcles, il reste couramment utilisĂ© en Bourgogne pour dĂ©signer une parcelle de vigne nommĂ©e, dĂ©limitĂ©e, et produisant un vin ayant une personnalitĂ© unique. Cette partie scientifique a Ă©tĂ© tout Ă  fait passionnante. La deuxiĂšme raison Ă©tait de faire prendre conscience aux gens qui vivent sur le territoire et Ă  ceux qui l’exploitent qu’ils ont entre les mains quelque chose de trĂšs ancien, qui a une trĂšs longue histoire, qui est prĂ©cieux et qu’il est essentiel de le protĂ©ger. Cette prise de conscience que j’avais faite a Ă©tĂ© le motif principal de mon engagement. On a Ă©tĂ© bien suivis, mĂȘme s’il y a eu des rĂ©ticences, car certains ont eu peur que cela n’engendre des contraintes. La plupart des gens ont en revanche compris qu’il s’agissait de rĂ©pondre Ă  une ambition de prĂ©server et de transmettre. Les protections qui ont Ă©tĂ© apportĂ©es vont dans ce sens. Un autre rĂ©sultat de cette inscription des climats, plus gĂ©nĂ©ral et qui dĂ©passe la Bourgogne, c’est qu’il fait taire pour de bon ceux qui nient la rĂ©alitĂ© de l’idĂ©e de « terroir ». Ces « nĂ©gationnistes », souvent amĂ©ricains, sont de moins en moins nombreux, c’est vrai, tous les vignerons du Nouveau Monde cherchent aujourd’hui Ă  faire des « vins de terroir » et viennent pour cela se ressourcer en Bourgogne, mais la reconnaissance de l’idĂ©e de « climat » met un terme Ă  toute discussion Ă  cet Ă©gard, de mĂȘme qu’elle en affirme la nature culturelle.

La RomanĂ©e-Conti, c’est aujourd’hui une moyenne de 6 000 bouteilles, un joyau rare et convoitĂ©. Que rĂ©pondez-vous Ă  ces passionnĂ©s de vins, cavistes ou sommeliers, qui consacrent leur vie Ă  construire une carte et rĂȘvent un jour d’ĂȘtre allocataires de quelques bouteilles ?
Je leur dis que la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a. La RomanĂ©e-Conti ne peut pas donner plus de 6 000 bouteilles par an. C’est Ă©videmment un problĂšme. Il y a pas mal d’annĂ©es, Ă  l’époque oĂč Lula Ă©tait candidat Ă  la prĂ©sidence du BrĂ©sil, un journaliste brĂ©silien m’a appelĂ©, car des partisans de Lula avaient crĂ©Ă© un site socialiste qu’ils avaient appelĂ© « La RomanĂ©e-Conti pour tous ». J’ai dit que j’en pensais une seule chose : on en fait 6 000 bouteilles, et il n’y en aura jamais pour tous ! De plus, nous ne voulons pas la vendre Ă  un prix totalement extravagant, mĂȘme si elle est dĂ©jĂ  trĂšs chĂšre. On entrerait alors dans le concept de produit de luxe, que je dĂ©teste. Nous ne faisons pas un produit de luxe, nous faisons du vin, qui est un breuvage. Nous la vendons donc en proportion de la rĂ©colte avec les autres grands crus produits au domaine. C’est une mĂ©thode qui n’est pas totalement satisfaisante mais dont on ne peut pas sortir, sinon il faudrait mettre le romanĂ©e-conti au dĂ©part du domaine Ă  un prix totalement extravagant.

Que ressentez-vous lorsque, dans une vente aux enchÚres à New York, six magnums de romanée-conti sont adjugés 134 315 euros ?
Cela me choque. Ce qui se passe sur les marchĂ©s aux enchĂšres, je ne m’en occupe pas, trĂšs franchement. C’est un marchĂ© Ă  part qui porte sur de trĂšs petites quantitĂ©s. Ce dont nous nous occupons, c’est de notre distribution, que nous essayons de contrĂŽler en faisant en sorte que le romanĂ©e-conti soit distribuĂ© chez les amateurs qui le boiront et le conserveront en cave.

Le monde entier vous suppose riche. Vous l’ĂȘtes, mais sans ostentation. Quel est votre rapport Ă  l’argent ?
J’ai un rapport Ă  l’argent qui vient de ma famille. L’argent permet au domaine d’avoir de la libertĂ© et, par lĂ , la possibilitĂ© de rechercher sans contrainte ce qui est le meilleur pour les vins qu’il fait et pour sa pĂ©rennitĂ©. Cela a permis Ă  toute une gĂ©nĂ©ration de payer les droits de succession, par exemple. J’espĂšre que cela permettra Ă  la prochaine gĂ©nĂ©ration de payer Ă©galement ses droits de succession. L’argent, ça n’est que ça : libertĂ© et transmission. Quant Ă  moi, personnellement, je n’en gagne pas tant. Le domaine est constituĂ© de telle maniĂšre que les associĂ©s soient servis en premier. Je suis associĂ©, donc je suis servi, mais si on a la chance de gagner de l’argent, il faut ĂȘtre gĂ©nĂ©reux.

Vous avez Ă©tĂ© maire d’une commune, Bouzeron, pendant sept ans. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur la sociĂ©tĂ© qui est la nĂŽtre et plus largement sur la France ?
On est trĂšs frappĂ© par cette violence. Je ne pense pas que la France soit aussi fracturĂ©e qu’on le dit. La violence a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e par les attentats islamistes et par une frange extrĂȘme de la population. Cette violence existe dans le monde entier. On en est plus conscient aujourd’hui. On vit dans une ambiance oĂč les mĂ©dias sont perpĂ©tuellement en train de vous raconter des catastrophes. Si nous avons une mission, nous, vignerons, dans ce monde-lĂ , c’est de mettre en avant l’apport culturel du vin. Si ce que nous apportons est quelque chose qui dĂ©passe le vin en tant que boisson, si on apporte une culture, on combat cette violence.

Un mot sur notre président, Emmanuel Macron ?
Mon regard est favorable, comme pour beaucoup de monde. C’est une chance de sortir de cet affrontement rĂ©current gauche-droite. Tout le monde aspire Ă  ĂȘtre gouvernĂ© de maniĂšre raisonnable, sans idĂ©ologie, d’une façon oĂč l’adversaire peut trĂšs bien avoir raison et oĂč il n’a pas toujours tort uniquement parce qu’il est votre adversaire. Je souhaite tout Ă  fait que Macron rĂ©ussisse dans un pays oĂč il y a des lourdeurs trĂšs fortes.

Une révolte, une colÚre, un coup de gueule ?
Il y a une chose que je n’aime pas en Bourgogne. Il y a encore des vignerons qui croient qu’on peut intervenir sur un climat de maniĂšre extrĂȘmement brutale en faisant ce qu’on appelle des « broyages-concassages » (on enlĂšve la couche de terre, on fait passer des engins extrĂȘmement puissants qui broient la roche et on plante
). C’est pour moi la nĂ©gation de l’idĂ©e de terroir, c’est-Ă -dire de la branche sur laquelle on est assis. Cela me met en colĂšre Ă  chaque fois que j’y pense. Le respect des climats est le premier devoir du vigneron. Le talent, ce n’est pas lui qui le possĂšde, c’est son climat. Il faut qu’il l’exploite dans le respect.

Que boira-t-on le jour de vos obsĂšques ?
Il est facile de dire, quand on est vivant, que la mort ne vous fait pas peur, mais on sait trĂšs bien qu’elle peut survenir. Je souhaite que le jour de mon enterrement on boive du vin. Quel millĂ©sime ? 1999. Je souhaite qu’il y ait encore quelques bouteilles de 1999 pour boire Ă  ma santĂ© dans l’au-delĂ . Et je me contenterai complĂštement d’échezeaux



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Messagepar Lalex » Jeu 9 Nov 2017 13:16

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Deux américains reprennent le clos de la Commaraine à Pommard
Denise DuprĂ© et Mark Nunnelly ont repris l’exploitation des 3,75 hectares du Clos de la Commaraine, premier cru de Pommard, et son ChĂąteau. Ce dernier redeviendra un lieu de vinification mais aussi un site d’oenotourisme haut de gamme.


C'est une nouvelle transaction qui devrait faire parler d'elle en Bourgogne. La Commaraine est un clos monopole (un seul tenant, un seul propriĂ©taire) en premier cru et un chĂąteau qui ne manque pas d'allure. Ce dernier redeviendra un lieu de vinification mais aussi un hĂŽtel-restaurant gastronomique. Le projet doit voir le jour dans un dĂ©lai non prĂ©cisĂ© pour l’heure. « Nous voulons en faire un lieu intimiste qui sera peut-ĂȘtre Ă©galement dotĂ© d’un spa », explique Jean-Luc Vitoux, directeur.
Les raisins du clos Ă©taient jusqu’à prĂ©sent vinifiĂ©s par la maison Louis Jadot (Beaune). Cette derniĂšre assurant aussi la commercialisation du vin sous sa marque.
Denise DuprĂ© est professeur Ă  Harvard (restauration et hĂŽtellerie) et Mark Nunnelly financier (Bain Capital Ă  Boston). Le couple poursuit donc ses investissements en Bourgogne puisqu’il a repris, avec d’autres investisseurs, le domaine Belleville (22 ha) et le Manoir murisaltien (maison de nĂ©goce) en mai dernier (lire ici). Le Manoir murisaltien, nom peu accrocheur pour des non-francophones, doit changer de dĂ©nomination Ă  l’occasion de cette reprise pour ĂȘtre rebaptisĂ© La Commaraine.
Le Clos de la Commaraine a dĂ©jĂ  un lien historique avec les États-Unis : Thomas Jefferson, cĂ©lĂšbre contributeur Ă  la DĂ©claration d'indĂ©pendance et troisiĂšme prĂ©sident des USA, a Ă©tĂ© l’un des acheteurs de ces vins (millĂ©sime 1785).
Des américains qui semblent avoir les yeux de ChimÚne pour les belles propriétés de Pommard : le Chùteau de Pommard est la propriété du californien Michael Baum depuis 2014.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Ven 10 Nov 2017 12:52

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Acquisitions de propriĂ©tĂ©s : ça bouge encore Ă  Saint-Émilion
La rive droite bordelaise semble bien dĂ©cidĂ©e Ă  cultiver une image plus dynamique que son grand frĂšre mĂ©docain. Des propriĂ©tĂ©s plus petites, des consultants plus mĂ©diatiques, des « success stories » rapides
 Et, en ce moment, lĂ  oĂč l’étendue des propriĂ©tĂ©s mĂ©docaines engendre une certaine inertie et des nĂ©gociations plus longues de la part des investisseurs, la rive droite connait un dynamisme du marchĂ© des fusions-acquisitions.




Le ChĂąteau Bellefont-Belcier, par exemple, superbe propriĂ©tĂ© de 13 hectares en Saint-Émilion Grand Cru ClassĂ©, sur la cĂ©lĂšbre cĂŽte Pavie, vient de changer de mains. Auparavant dĂ©tenu par un investisseur chinois qui ne donnait plus signe de vie puis repris par un investisseur quasi inconnu, il vient d’entrer dans le giron de l’homme d’affaires de Hong Kong Peter Kwok, via sa sociĂ©tĂ© Vignobles K, l’entitĂ© qui regroupe l’ensemble de ses domaines. Cette derniĂšre vient de signer un compromis de vente qui ne sera effectif que le 15 dĂ©cembre pour laisser libre cours Ă  une possible prĂ©emption. Cette belle acquisition permet de complĂ©ter le portefeuille de Monsieur Kwok qui est propriĂ©taire de ChĂąteau Tour Saint Christophe en Saint-Émilion Grand Cru, ChĂąteau Haut-Brisson conduit en culture biologique lui aussi en Saint-Émilion Grand Cru, ChĂąteau Le Rey en Castillon- CĂŽtes de Bordeaux ainsi que `ChĂąteau La Patache, L’Enclos de Viaud et L’Enclos Tourmaline en Pomerol et Lalande-de-Pomerol.
Un peu plus haut sur le plateau de Saint-Émilion, cette fois-ci, c’est ChĂąteau Troplong Mondot, Premier Grand Cru ClassĂ© de Saint-Émilion, rĂ©cemment achetĂ© par le groupe de rĂ©assurance SCOR, qui vient de s’offrir une belle propriĂ©tĂ© : Clos Labarde. BĂ©nĂ©ficiant de l’appellation Saint-Émilion Grand Cru, la propriĂ©tĂ© est contiguĂ« Ă  Troplong Mondot et s’étend sur 4,58 ha.

« Nous avons eu l’opportunitĂ© d’acheter un trĂšs beau terroir Ă  cĂŽtĂ© de chez nous et nous le faisons dans une optique de dĂ©veloppement Ă  long terme », confirme Aymeric de Gironde, le nouveau directeur de ChĂąteau Troplong Mondot.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Ven 10 Nov 2017 12:56

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VĂ©zelay et bourgogne CĂŽte-d'Or, officiellement nouvelles appellations
Les appellations VĂ©zelay et Bourgogne CĂŽte-d’Or viennent d'ĂȘtre officiellement reconnues.



Deux nouvelles appellations, VĂ©zelay et Bourgogne CĂŽte-d'Or, sont officiellement reconnues en Bourgogne depuis ce jeudi 9 novembre. Les arrĂȘtĂ©s ministĂ©riels homologuant les modifications des cahiers des charges de VĂ©zelay, qui accĂšde Ă  l'appellation village, et celui de Bourgogne qui intĂšgre dĂ©sormais une nouvelle dĂ©nomination gĂ©ographique complĂ©mentaire, Bourgogne CĂŽte d'Or, sont parus au Journal Officiel.
Auparavant Bourgogne identifié avec son nom de commune, Vézelay devient donc la 44Úme appellation village de Bourgogne. C'est la reconnaissance du travail accompli par la vingtaine de vignerons de ce terroir qui, depuis des dizaines d'années sur les 70 hectares que compte le vignoble, améliorent sans cesse la qualité de leur vin blanc, issu du cépage du Chardonnay.
Porté depuis plus de 15 ans par les vignerons de la CÎte de Beaune et de la CÎte de Nuits, le nouveau Bourgogne CÎte d'Or voit lui aussi enfin le jour. Avec un potentiel de 1 000 hectares, seront produits des blancs (en Chardonnay) et des rouges (en Pinot Noir).


www.bourgogneaujourdhui.com


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Messagepar Lalex » Ven 10 Nov 2017 13:25

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Emmanuel Delmas : Sommelier 2.0
PassĂ© par de grands noms de la gastronomie (HĂŽtel Vernet, Guy Savoy, la Tour d'Argent, Lasserre, etc.), Emmanuel Delmas est aujourd’hui un sommelier connectĂ© (sommelier-vins.com). Également formateur et consultant en vin, il a la bonne habitude d’ĂȘtre bien souvent dans les vignobles et les caves. Nous l’avons rencontrĂ© au cours de l’un de ses sĂ©jours en Bourgogne.





Vous ĂȘtes arrivĂ© au mĂ©tier de sommelier par la cuisine, le service en salle, comment s’est faite votre culture vin ?
J’ai lu Ă©normĂ©ment de livres. Celui qui m’a plus particuliĂšrement marquĂ© : « Le Livre des vins rares ou disparus » de Robert de Goulaine. Il y aussi « MillĂ©sime et campagnes » de Pierre Boisset, sur les vieux millĂ©simes bordelais. Je citerais aussi « Mes aventures sur les routes du vin » de Kermit Lynch. Et un autre Ă©crit par Jean-Luc Pouteau, meilleur sommelier du Monde 1983, « Le Savoir-boire ». Je lisais sans toujours comprendre complĂštement car je n’avais pas dĂ©gustĂ© les vins il Ă©tait question.


Avez-vous Ă©tĂ© attirĂ© par certains vignobles plus que d’autres ?
Un sommelier ne vas pas souvent dans les vignobles, par manque de temps. C’est un vrai tord. Chez Guy Savoy, je faisais 18 heures par jour
 A la Tour d’Argent, 15 sommeliers Ă  l’époque, nous allions dans un vignoble ou dans un grand restaurant un lundi par mois. Mais tu profites peu avec la fatigue
 En dĂ©gustation il faut ĂȘtre prĂ©sent. En 2007, j’étais au Fouquet’s, j’ai ouvert un blog car j’avais besoin de respirer, je tournais en rond. J’étais frustrĂ© de ne pas ĂȘtre en contact avec les vignobles. LĂ  je suis dit : je vais voir les vignerons.


Vous revendiquez une façon assez peu académique de déguster. Comment la définissez-vous ?
J’ai dĂ©sappris Ă  dĂ©guster comme le dit Bruno Quenioux (ndlr : caviste Ă  Paris). C’est lui qui m’a appris Ă  mĂącher. L’aspect tactile du vin c’est primordial. Auparavant le vin se mĂąchait, comme un aliment. La "mĂąche" est d’ailleurs un terme trĂšs ancien en dĂ©gustation faisant rĂ©fĂ©rence Ă  la "chair". Un fois le vin entrĂ© en bouche, je le mĂąche en le faisant voyager dans la bouche, lentement. Je respire par le nez, la bouche fermĂ©e. Cela crĂ©e un "pont" entre le nez et la bouche. La salive entre en contact avec le vin et en rĂ©vĂšle toutes les saveurs. Elle libĂšre les molĂ©cules sapides et odorantes. La mastication accentue ainsi le goĂ»t du vin comme celui de n’importe quel autre aliment.


Parlons un peu de la Bourgogne. Qu’est-ce que vous en attendez ?
Pour moi ce sont de vrais grands vins d’émotions. C’est le maitre mot. J’ai pleurĂ© en dĂ©gustant des vins de Claude Dugat
 J’aime venir en Bourgogne car je prends un vrai plaisir Ă  dĂ©guster un pinot noir sur fĂ»t. Ce sont des vins qui fournissent de l’énergie, qui nourrissent Ă  la fois le cƓur et l’esprit. Ils donnent Ă  rĂ©flĂ©chir aussi.


La Bourgogne parvient-elle Ă  vous surprendre encore ?
Le jour oĂč la Bourgogne ne surprend plus, c’est tu es arrivĂ© Ă  niveau
 Je ne sais pas si c’est possible ! La Bourgogne rend humble. N’importe quel bon dĂ©gustateur dira cela. En avoir conscience est dĂ©jĂ  une premiĂšre Ă©tape pour la comprendre. La notion de terroir va vraiment trĂšs loin en Bourgogne. Il faut sans cesse approfondir. Au-delĂ  du terroir, il y a aussi les hommes, il ne faut pas les occulter. Quand en Bourgogne tu as un grand terroir et le grand bonhomme qui va avec, tu n’as pas de grands vins, mais des vins immenses !


L’influence de l’homme parlons-en. Le revers de la mĂ©daille, c’est aussi que mĂȘme avec un grand terroir, un « petit » vigneron ne fera jamais rien d’inoubliable

Oui, c’est vrai. Il vaut mieux acheter un bourgogne de chez Claude Dugat qu’un grand cru d’un vigneron qui fait de la m
 Tout part de la volontĂ© de l’homme, encore faut-il qu’il comprenne le terroir.


"Entre les vins sans soufre et les vins technologiques, il y a bien d'autres voies."


Quels accords mets et vins privilégiez-vous avec des Bourgognes ?
La chance des vins de Bourgogne est d’avoir de belles trames acides, on parle souvent de tension et des tannins fins. Ils sont plus faciles Ă  accorder que des vins rouges avec des tannins appuyĂ©s. Ces tannins sont un vrai problĂšme Ă  table dĂšs qu’il y a des Ă©pices, des plats salĂ©s, etc. C’est un Ă©lĂ©ment perturbateur. A l’inverse, les trames acides des bourgognes sont revitalisantes, Ă©nergisantes. C’est important car Ă  table tu ne peux pas boire des vins qui alourdissent, qui pompent l’énergie. Les vins de Bourgogne, Ă  l’inverse, en donne plus que tout autre vin. A la Tour d’Argent ou chez Lasserre, on ouvrait des vins qui avaient 20, 30 ou 40 ans. C’était remarquable : tu peux les accorder avec des volailles, des viandes blanches ou mĂȘme des poissons. Un large spectre d’accords. Et je ne parle pas des viandes rouges, gibiers, canards, etc. Ce sont des vins qui parviennent Ă  se glisser sous le plat pour le rehausser, c’est ça la Bourgogne.


Et pour les blancs ? Le message vin blanc et fromage passe de plus en plus. C’est tant mieux ?
Oui Ă  force
 Rouges et fromages, c’est juste incompatibles. On a parlĂ© des problĂšmes de tannins des rouges. Dans un fromage, il y a les ferments lactiques, le gras, parfois l’amertume de la croute. Les tannins vont ĂȘtre durcis, ferrailleux. Le vin devient abrasif, c’est le terme. Un blanc n’a pas ce type de problĂšme. Il faut rechercher les accords rĂ©gionaux. On n’invente rien en fait : reblochon avec une mondeuse blanche de Savoie, un bourgogne blanc avec l’époisse, etc. AprĂšs il y a des fromages qui n’aiment pas le vin. Ils sont souvent en provenance de rĂ©gions oĂč il n’y a pas vignoble : le maroilles, le brie, le camembert. Mais un maroilles avec une biĂšre trappiste ou un cidre avec le camembert c’est gĂ©nial



Y-a-t-il des points qui vous irritent dans les Ă©volutions du monde du vin ?
Je ne vais pas parler des vins « natures » ce serait leur donner de l’importance
 Il y a une voie entre les vins sans soufre, complĂštement barrĂ©s, et les vins technologiques. Entre le vin plein de dĂ©fauts, que l’on ne boirait pas, et le vin sans Ăąme, il y a beaucoup de bouteilles pour se faire plaisir.


Que pensez-vous des vins du Beaujolais ?
C’est une trĂšs belle rĂ©gion. Avec de trĂšs jolis terroirs. Des vieux gamays pourraient en remontrer Ă  beaucoup de vins de Bourgogne. J’en suis convaincu. IntĂ©ressons-nous aux bons vignerons. Il y en a plein et il faudrait qu’ils soient encore plus nombreux. Tu prends vraiment des claques chez eux Ă  des prix trĂšs cohĂ©rents. Le Beaujolais est plus qu’une alternative.



www.allaboutburgundy.fr


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Lun 13 Nov 2017 12:52

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Bourgogne : Pouilly-Fuissé veut avoir ses premiers crus
AprĂšs dix ans d’efforts, les vignerons de l’appellation Pouilly-FuissĂ© en SaĂŽne-et-Loire soumettent jeudi leur dossier Ă  l’INAO pour faire reconnaĂźtre une vingtaine de premiers crus, l’un des classements les plus prestigieux des vins de Bourgogne.



Fin septembre, ils ont votĂ© Ă  une trĂšs large majoritĂ© la dĂ©limitation de ces 22 climats – nom donnĂ© aux terroirs en Bourgogne – rĂ©partis sur 182 hectares, soit 23% de l’appellation.

Ce classement en premier cru serait une premiùre depuis 1943 au sein d’une appellation qui n’en compte encore aucun, et l’aboutissement d’un long processus pour le cru le plus populaire du Mñconnais.

Le projet doit beaucoup Ă  FrĂ©dĂ©ric-Marc Burrier, prĂ©sident de l’Organisme de dĂ©fense et gestion (ODG) du Pouilly-FuissĂ©, une appellation « village » qui s’étend sur quatre communes – Vergisson, SolutrĂ©-Pouilly, FuissĂ© et ChaintrĂ©.

Quand il reprend le domaine familial, le chĂąteau de Beauregard Ă  FuissĂ©, en 1999, il a dĂ©jĂ  travaillĂ© plusieurs annĂ©es en CĂŽte-d’Or et s’interroge: « Pourquoi n’a-t-on pas la mĂȘme reconnaissance qu’en Bourgogne du nord ? On a les mĂȘmes atouts en termes de gĂ©ologie, de terroirs, d’histoire, de climats
 »

Sur l’ensemble de la Bourgogne, les appellations rĂ©gionales reprĂ©sentent environ la moitiĂ© de la production, les villages plus du tiers, les premiers crus seulement 10% et les trĂšs recherchĂ©s grands crus encore moins : 1,3%.

Oppositions au projet

Convaincu que son appellation mĂ©rite elle aussi ses premiers crus, M. Burrier lance le projet en 2007. « Je n’avais aucune idĂ©e de sa faisabilitĂ© mais j’avais l’intuition qu’il pourrait ĂȘtre dĂ©cisif pour notre avenir. A ce moment-lĂ , sur les 20 membres de l’ODG, 18 Ă©taient contre! », s’amuse aujourd’hui ce vigneron charismatique.

Trois autres appellations du MĂąconnais ont engagĂ© la mĂȘme procĂ©dure mais sont encore loin d’y parvenir : PouillĂ©-LochĂ©, Pouilly-Vinzelles et Saint-VĂ©ran.

« Aujourd’hui, on est fiers et heureux », se rĂ©jouit Denis Bouchacourt, viticulteur Ă  SolutrĂ© depuis 30 ans, membre de la commission « Premiers crus » au sein de l’appellation. Au dĂ©but, il faisait pourtant partie des rĂ©ticents.

« J’avais peur que cela crĂ©e des jalousies, des conflits mais FrĂ©dĂ©ric a su ĂȘtre fĂ©dĂ©rateur. Et visionnaire », reconnaĂźt-il, satisfait « de ce que cela va apporter aux gĂ©nĂ©rations futures. »

Une fois le projet lancĂ©, l’appellation a dĂ» rĂ©aliser un Ă©tat des lieux prĂ©cis de sa situation. Un bureau d’études spĂ©cialisĂ© dans les sols et les terroirs, Sigales, a Ă©tabli une cartographie dĂ©taillĂ©e des 800 hectares du Pouilly-FuissĂ© et de ses 217 climats.

Un travail qui a servi de base pour le premier dossier dĂ©posĂ© au bureau de l’INAO Ă  MĂącon en 2010. « A partir de lĂ , on est entrĂ© dans le processus officiel », explique M. Burrier.

Preuves de légitimité

Il a nĂ©cessitĂ© de nombreux allers-retours entre l’ODG, la commission d’enquĂȘte et la commission d’experts nommĂ©e par l’INAO pour instruire la demande. L’ODG a dĂ» notamment rĂ©diger un rapport fondateur sur son appellation et ses origines.

Et pour chaque climat candidat Ă  la mention premier cru, il a fallu rĂ©pondre Ă  10 critĂšres, de la dĂ©gustation aux critĂšres techniques – altitude, pente ou topographie – en passant par les critĂšres d’usage.

« Ce sont les Ă©lĂ©ments touchant Ă  la notoriĂ©tĂ©, aux distinctions, au prix de vente » ou encore, par exemple, l’appartenance Ă  un climat revendiquĂ©e sur la bouteille, explique ChristĂšle Mercier, dĂ©lĂ©guĂ©e territoriale de l’INAO.

Un travail de collecte s’est organisĂ© auprĂšs des vignerons afin de rĂ©unir les preuves de la lĂ©gitimitĂ© des candidats.

« L’instruction du dossier a Ă©tĂ© trĂšs longue mais cela a permis Ă  chacun de mĂ»rir le projet », estime ChloĂ© Bayon, gĂ©rante du Manoir du Capucin, un domaine de FuissĂ©.

S’il reste encore plusieurs formalitĂ©s administratives avant les premiĂšres cuvĂ©es Pouilly-FuissĂ© en premier cru, sans doute en 2019, la viticultrice est confiante. « C’est historique pour l’appellation. Tout va ĂȘtre tirĂ© vers le haut. »


www.terredevins.com


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Thierry Debaisieux » Lun 13 Nov 2017 16:56

J'espĂšre que ce classement en Premier Cru ne va pas faire flamber le prix des climats promus ;)
Bien cordialement,
Thierry Debaisieux
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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mar 14 Nov 2017 12:49

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Grands vins italiens, le guide iDealwine
Si l’Empire romain ne s’est pas aventurĂ© plus loin que lĂ  oĂč poussait la vigne, c’est bien que le vin a toujours Ă©tĂ© au cƓur de la civilisation romaine. Cette semaine iDealwine vous emmĂšne Ă  la dĂ©couverte d’un vignoble Ă©blouissant de beautĂ© : le vignoble italien.




La tradition de la vigne en Italie remonte aux Étrusques. Depuis l’AntiquitĂ© donc, la vigne y fut l’objet de toutes les attentions. A tel point que Domitien ordonna des arrachages de vignes dans les provinces sous domination romaine pour protĂ©ger son vignoble de la concurrence en l’an 92. L’Italie a d’ailleurs trop longtemps regardĂ© le succĂšs des vins français avec envie, et ce jusqu’au milieu du XXĂšme siĂšcle. Depuis 50 ans cependant, de brillants vignerons ont rĂ©vĂ©lĂ© au monde la qualitĂ© des incroyables terroirs italiens. La diversitĂ© des climats, des terroirs, des cĂ©pages n’a que peu d’égale dans le monde.



La hiérarchie des appellations italiennes

Le systÚme des appellations italiennes a certes beaucoup évolué depuis 1963, mais il est devenu assez lisible :
‱A la maniĂšre des IGP en France, les IGP italiennes (Indicazion Geografica Protteta) correspondent Ă  la dĂ©limitation la plus lĂąche. A la maniĂšre des IGP languedociennes, vous y trouverez aussi bien des vins de cĂ©pages, que les meilleurs crus qui refusent de se soumettre Ă  la lĂ©gislation des appellations.
‱Parmi les DOP (Denominazione di Origine Protetta), l’équivalent des AOP, on trouve d’abord les DOC (Denominazione di Origine Controllata) et les DOCG. Les DOC imposent un cahier des charges plus exigeant et encadrent l’utilisation des cĂ©pages.
‱Enfin les DOCG (Denominazione di Origine Controllata et Garantita), l’équivalent d’un grand cru, sont sujets Ă  des contrĂŽles plus sĂ©vĂšres, un numĂ©ro de sĂ©rie et Ă©ventuellement des dĂ©gustations avant la mise en bouteille. La plupart des DOCG se trouvent dans le PiĂ©mont, en Toscane et en VĂ©nĂ©tie.

A l’instar du systĂšme français, un dĂ©lai minimum est nĂ©cessaire pour qu’une appellation passe de l’IGP Ă  la DOC, ou de la DOC Ă  la DOCG.



Les grandes régions italiennes

Le Trentin


C’est la rĂ©gion la plus septentrionale du vignoble italien. Aux pieds des Alpes, la production a d’ailleurs un point commun avec les vins suisses ou savoyards : la combinaison d’un fruit mĂ»r et d’une aciditĂ© marquĂ©e. On trouve cependant des climats trĂšs diffĂ©rents en fonction de l’altitude et des vallĂ©es dans lesquels se trouvent les domaines. Les vins sont majoritairement produits en IGP.

Les cĂ©pages y sont trĂšs nombreux. Vous y trouverez aussi bien des cĂ©pages endĂ©miques comme le morei, le teroldego, lagrein ou schiava que des cĂ©pages français comme le pinot noir, le merlot ou le cabernet. Les rouges sont gourmands, fruitĂ©s, mais certains sont Ă©galement structurĂ©s et peuvent vieillir Ă  merveille. En blanc, vous trouverez du pinot grigio (pinot gris), du chardonnay, du riesling, du gewurztraminer etc. Les blancs sont absolument superbes, Ă  la fois mĂ»rs et frais. Que ce soit en blanc, ou en rouge, nous sommes sous le charme des vins d’Elisabetta Foradori qui cultive ses vignes en biodynamie. L’entrĂ©e de gamme est fruitĂ©e et gourmande. Les grands vins se hissent au sommet de la production italienne.

Le Piémont

Comme son nom l’indique, cette rĂ©gion se trouve aux pieds des Alpes et au sud de Turin. Cette rĂ©gion qui entoure la ville d’Alba, produit majoritairement du vin rouge. Le barbera et dolcetto donnent des vins dĂ©licieux, faciles Ă  boire, et dotĂ©s d’un fruit impressionnant. Mais le cĂ©page noble est sans conteste le nebbiolo. Sa robe claire peut faire penser au pinot noir, mais ses reflets sont souvent tuilĂ©s, couleur brique. Le nez est Ă©galement plus puissant et Ă©volue vers le cuir, les Ă©pices etc. En bouche cependant, les plus beaux crus Ă©galement en finesse les crus de la cĂŽte de Nuits, avec un niveau d’alcool plus Ă©levĂ©. Si vous aimez les rouges bourguignons, alors vous craquerez pour les barolos et barbarescos.

Barolo

Cette DOCG est l’une des premiĂšres et sans doute la plus cĂ©lĂšbre d’Italie. Au sud d’Alba, dans les Langhe, elle s’étend sur deux vallĂ©es et cinq villages : Barolo, Castiglione Falleto, Monforte d’Alba et Serralunga d’Alba. Comme pour le pinot noir, le nebbiolo est trĂšs sensible aux sols, aux expositions etc. Bien qu’ils n’existent pas de systĂšme officiel, les lieux-dits les plus qualitatifs sont souvent reportĂ©s sur l’étiquette comme Rocche dell’Annunziata, Monfortino ou Brunate. Les Ă©levages sont trĂšs longs, 38 mois au minimum et plus de 62 mois pour les Riserva. Deux Ă©coles s’affrontent, entre les classiques qui dĂ©fendent des vins profonds mais parfois austĂšres, et des vignerons qui prĂ©fĂšrent des barolos davantage tournĂ©s vers le fruit. Quoi qu’il en soit, les barolos sont des vins d’exceptions qui nĂ©cessitent au moins 15 ans de garde pour se rĂ©vĂ©ler. Parmi les meilleurs producteurs on peut citer : Elio Altare, Luigi Pira, Roagna, Luciano Sandrone, Burlotto ou encore Roberto Voerzio.

Barbaresco

SituĂ© Ă  quelques kilomĂštres seulement de Barolo, la DOCG Barbaresco produit Ă©galement de magnifiques nebbiolos. Les producteurs ont pour l’écrasante majoritĂ© des vignes sur les deux appellations. Les barbarescos sont trĂšs similaires mais pourront gĂ©nĂ©ralement ĂȘtre dĂ©gustĂ©s bien avant les barolos. Les vins d’Angelo Gaja sont Ă©videmment des musts absolus


Et aussi
 Barolo et Barbaresco sont deux crus de Langhe. Cette sous-région a depuis 1994 droit à sa propre DOC. De nombreux producteurs comme Roagna ou Sottimano déclassent leurs jeunes vignes de Barolo ou Barbaresco en Langhe. Une véritable opportunité pour les amateurs de nebbiolo.

Dolcetto & Barbera d’Alba

Si vous ĂȘtes Ă  la recherche de vins fruitĂ©s et gourmands, les dolcetto d’Alba ou barbera d’Alba produisent des vins dĂ©licieux Ă  boire jeunes. Ces deux cĂ©pages sont cultivĂ©s Ă©galement aux alentours d’Alba par tous les grands noms de Barolo & Barbaresco. Rien de mieux pour dĂ©couvrir ces vignerons de lĂ©gende Ă  prix doux


La Toscane

La Toscane produit majoritairement du vin rouge. Le cépage de prédilection est le sangiovese (aussi appelé montepulciano ou brunello). Le nielluciu corse est un clone du sangiovese italien. On trouve en blanc du trebbiano ou du vermentino.

Chianti

C’est Ă  Chianti que l’on doit la rĂ©putation du sangiovese dans le monde. Il doit representer au moins 80% de l’assemblage, complĂ©tĂ© par du merlot ou du canaiolo. Malheureusement, cette appellation a Ă©tĂ© ternie par une production intensive destinĂ©e Ă  faire face Ă  la demande. Cependant des producteurs de talent comme Sebiastiano Castiglioni et son domaine Querciabella ou encore San Giusto A Rentennano de la famille Martini di Cigala signent des vins Ă©poustouflants. Ceux-ci se montrent concentrĂ©s, chaleureux et comparables aux vins charpentĂ©s du RhĂŽne sud ou du Languedoc.

Brunello di Montalcino

La lĂ©gende raconte qu’un vigneron local, Clemente Santi, isola une espĂšce locale de sangiovese, le brunello, s’adaptant Ă  merveille au terroir local. Par la suite, le domaine Biondi Santi produisit seulement dans les meilleures annĂ©es son Brunello di Montalcino, confĂ©rant Ă  ce vin le statut de mythe absolu. Encore aujourd’hui, les domaines dĂ©classent rĂ©guliĂšrement leur production en DOC Rosso di Montalcino. Brunello di Montalcino est une appellation mythique donnant des vins concentrĂ©s, d’immense garde, austĂšres dans leur jeunesse mais incroyablement complexes. Les vins des domaines Conti Costanti, d’Angelo Gaja ou la Fortuna sont incontournables.

Les « Supers Toscans »

Il s’agit d’un courant lancĂ© par la Tenuta San Guido qui a souhaitĂ© sortir de la DOCG Chianti car elle souhaitait planter des cĂ©pages bordelais. Son grand vin Sassicaia fit Ă©cole, et d’autres grands domaines lui emboitĂšrent le pas. Les vins sont immenses, dans un style qui ressemble Ă  s’y mĂ©prendre aux plus grands bordeaux. A l’origine Ă©tiquetĂ© en IGP, la Tenuta San Guido dispose dĂ©sormais de sa DOC propre DOC, Bolgheri Sassicaia.

Et aussi
 Les producteurs siciliens parviennent, grĂące au climat insulaire, Ă  crĂ©er des vins Ă©quilibrĂ©s. L’étoile montante de la rĂ©gion est assurĂ©ment Ariana Occhipinti. Elle assemble avec talent des cĂ©pages endĂ©miques comme le frappato et le nero d’avola en rouge ou l’albanello et le zibibbo en blanc. Des vins superbes, mĂ»rs et Ă©quilibrĂ©s qui Ă©voquent quelques peu les grands vins corses.


www.idealwine.net


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mar 14 Nov 2017 12:54

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Vin du Muscadet : bientĂŽt un cru communal pour Vallet ?
25 vignerons de Vallet, la "capitale" du Muscadet, ont lancĂ© une dĂ©marche auprĂšs de l’INAO pour que soit reconnu leur cru communal, Ă  cĂŽtĂ© des neuf autres dĂ©jĂ  identifiĂ©s.



Mercredi 8 novembre 2017, 25 vignerons ont trĂšs officiellement prĂ©sentĂ© leur dĂ©marche de reconnaissance du cru Vallet. Une dĂ©marche qu'ils effectuent auprĂšs de l’INAO (Institut national de l'origine et de la qualitĂ©).

Ils rejoignent ainsi Clisson, Gorges, Le Pallet (déjà reconnus), Goulaine, MonniÚres-Saint-Fiacre, Chùteau-Thébaud, Mouzillon-TilliÚres, La Haye-FouassiÚre et Champtoceaux (dossiers en instruction).

Le Muscadet a en effet lancé un projet structurant depuis plusieurs années qui vise à mettre en valeur ses meilleurs terroirs. Car si le Muscadet a un seul cépage, le Melon de Bourgogne, il a en revanche une mosaïque de terroirs : gabbros, micaschistes, gneiss, amphibolites...

Les vignerons du Nantais en sont conscients depuis longtemps, eux qui ont pris l’habitude de produire des cuvĂ©es parcellaires. Il reste donc Ă  construire la valorisation "officielle" et organisĂ©e de ces terroirs singuliers, autour des crus communaux.

À VALLET, UN TERROIR DE MICASCHISTES

À Vallet, 25 vignerons portent la dĂ©marche : ils ont rĂ©pertoriĂ© pour l’instant une quarantaine de parcelles, reprĂ©sentant 20 hectares de vignes (dans une commune qui en compte 1500). Des analyses poussĂ©es des sous-sols ont permis de dĂ©finir ce qui caractĂ©rise Vallet : son sous-sol de micaschistes.

Six millĂ©simes ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© produits Ă  partir de ces parcelles. Les Muscadet du cru Vallet sont des vins aux arĂŽmes de fruits exotiques, ronds et riches. Mais pour l’instant, les domaines concernĂ©s n’ont pas encore le droit d’afficher "Vallet" sur ces cuvĂ©es, Ă  l’instar des sept autres "crus" en voie de reconnaissance.

Leurs dossiers sont encore en cours de traitement par l’INAO. Un traitement qui prendra au moins deux ans encore, voire plus. Les trois crus dĂ©jĂ  reconnus (Gorges, LePallet et Clisson) ont attendu quant Ă  eux plus de 10 ans !

En attendant, ce sont donc des Muscadet SÚvre-et-Maine, et Vallet reste une "dénomination régionale", dont la mention sur une étiquette est tolérée.

Les domaines dans la démarche du cru communal Vallet :
Domaine de la Roche Blanche
Chùteau La Noë
Domaine de la TourlaudiĂšre
Domaine des Tilleuls
Le Clos du Chaillou
Domaine du Moulin Camus
Domaine du Grand Chatelier
Domaine Thierry Hallereau
Domaine Goislot Papin
Chñteau de l’Audigùre
Chùteau de la Ferté
Chùteau du Cléray
Domaine Stéphane Orieux
Domaine du moulin
Vignoble Blanchard
Domaine du Bois Brûlé
Domaine Petiteau
Domaine Alain Olivier
ChĂąteau de Fromenteau
Domaine Pierre Chevallier
ChĂąteau de la RagotiĂšre


www.larvf.com


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mar 14 Nov 2017 12:59

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Herbicide
PrĂšs de 60 % des viticulteurs estiment que le glyphosate leur est indispensable
Une large majoritĂ© de viticulteur estime que le glyphosate est nĂ©cessaire Ă  la conduite de leur exploitation. Plus d’un tiers d’entre eux le remplaceraient par une combinaison dĂ©sherbage chimique et mĂ©canique s’il Ă©tait interdit.




PrĂšs de 60 % des viticulteurs estiment que le glyphosate est indispensable Ă  la conduite de leur exploitation. Cette proportion monte Ă  67 % dans la rĂ©gion de production de l’Est et descend Ă  51 % dans le Sud-Est. Chez les moins de 50 ans, ils ne sont que 52 % Ă  penser que le glyphosate est nĂ©cessaire. C’est ce qu’indique un sondage de l’institut ADquation pour le magazine Agrodistribution de novembre.


Une combinaison chimique et mĂ©canique en cas d’interdiction

En cas d’interdiction du glyphosate, 36 % des viticulteurs combineraient le dĂ©sherbage chimique et mĂ©canique. Ils seraient 22 % Ă  passer au dĂ©sherbage mĂ©canique et 17 % Ă  chercher une autre solution chimique. 4 % des sondĂ©s rĂ©pondent qu’ils arrĂȘteraient leur exploitation.


Le désherbage mécanique comme solution de repli dans le Sud-Est

Dans l’Est, 58 % des viticulteurs rĂ©pondent qu’ils combineraient le dĂ©sherbage chimique et mĂ©canique, ce qui est bien supĂ©rieur Ă  la moyenne nationale. Les exploitants du Sud-Est sont ceux qui seraient les plus nombreux Ă  passer au dĂ©sherbage uniquement mĂ©canique. Ils seraient 25 % Ă  le faire dans le Sud-Ouest et 19 % dans les Pays de Loire.


Plus de la moitié des viticulteurs désherbe déjà en mécanique sous le rang

Actuellement 60 % des viticulteurs pratiquent dĂ©jĂ  le dĂ©sherbage mĂ©canique sous le rang. Ils sont 66 % Ă  le faire dans l’Est, 60 % dans le Sud-Est, 58 % dans les Pays de Loire et 55 % dans le Sud-Ouest. Des rĂ©ponses qui interpellent Éric Chancelot, directeur du pĂŽle RhĂŽne-MĂ©diterranĂ©e de l’IFV (Institut français de la vigne et du vin). « Concernant le dĂ©sherbage mĂ©canique sous le rang, le chiffre de 60 % le pratiquant me paraĂźt beaucoup : est-ce que “sous le rang” a bien Ă©tĂ© compris ? » s’interroge-t-il dans les colonnes d’Agrodistribution.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mar 21 Nov 2017 09:05

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Adieu Ă  Patrick Maroteaux, ChĂąteau Branaire-Ducru
Patrick Maroteaux (67 ans), Ă  la tĂȘte de ChĂąteau Branaire-Ducru, 4Ăšme Grand Cru ClassĂ© en 1855 (Saint-Julien), vient de nous quitter en ce dimanche 19 novembre 2017.




C’est un homme Ă  qui Bordeaux doit beaucoup. En quelques annĂ©es, il a redonnĂ© au chĂąteau Branaire-Ducru tout l’éclat de son terroir, en apportant un esprit familial et conquĂ©rant Ă  l’ensemble du bordelais.
Inlassable voyageur, pĂ©dagogue, homme de terrain et de rĂ©seaux, il n’était pas de ceux qui aiment se mettre en avant mais parlait au nom d’un collectif. Entre 2000 et 2008, il fut le PrĂ©sident de l’Union des Grands Crus de Bordeaux (UGC Bordeaux), cette association de promotion des grands crus bordelais en France et Ă  l’international, et organisateur de la cĂ©lĂšbre semaine des primeurs. Sous son mandat, l’UGC Bordeaux prit une nouvelle stratĂ©gie. Celle de s’ouvrir au monde, de faire venir le monde du vin Ă  Bordeaux, une rĂ©elle ouverture d’esprit. GrĂące Ă  son dynamisme et Ă  sa gentillesse, il fut l’un des ambassadeurs de Bordeaux les plus apprĂ©ciĂ©s, tant par les professionnels que par les consommateurs.

A la tĂȘte du chĂąteau Branaire-Ducru, il mĂšnera une stratĂ©gie de construction et de reconquĂȘte des terroirs avec l’aide d’un jeune vinificateur plein de promesse : Philippe Dhalluin, aujourd’hui directeur de Mouton Rothschild. Originaire de Picardie, il a acquis ChĂąteau Branaire-Ducru en 1988 et prendra la dĂ©cision de s’occuper Ă  temps plein de son « Ɠuvre » en 2000. PrĂ©cĂ©demment il eut deux brillantes carriĂšres dans la finance et Ă  la tĂȘte de Eurosucre, un groupe dĂ©tenu par la famille de son Ă©pouse Évelyne.

Adepte des vinifications traditionnelles, d’un travail de fond au vignoble, d’une stratĂ©gie de long-terme bannissant les fluctuations et prĂ©jugeant que la stabilitĂ© Ă©tait la piĂšce maitresse d’une bonne gestion d’entreprise, il fut un conquĂ©rant noble, un amoureux de la terre, un visionnaire douĂ© et d’une extraordinaire amabilitĂ©.

Son fils François-Xavier Maroteaux nous a livrĂ© ces quelques mots : « il se battait depuis trois ans mais son Ă©tat s’est dĂ©gradĂ© dans les derniers jours. Il a souffert psychologiquement mais n’a pas souffert physiquement. Il voulait continuer « autant qu’il le pourrait ». Ce matin, j’ai rĂ©uni les personnels en leur disant qu’une nouvelle page s’écrit pour poursuivre tout le travail qui a Ă©tĂ© fait « .

Les obsĂšques auront lieu ce jeudi en fin de matinĂ©e (horaires en attente) Ă  Saint-Julien (33). Patrick Maroteaux sera inhumĂ© ans le caveau familial prĂšs d’OrlĂ©ans.

A toute sa famille, son Ă©pouse Évelyne, ses enfants Sophie, Anne-Laure, Pierre-Henry et François-Xavier, ses petits-enfants et tout le personnel du ChĂąteau Branaire-Ducru, l’équipe de « Terre de Vins » prĂ©sente ses plus sincĂšres condolĂ©ances.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mar 21 Nov 2017 09:16

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Vente record aux Hospices de Beaune : 13,5 millions d'euros récoltés
La 157e vente des vins des Hospices de Beaune, célÚbres enchÚres à des fins caritatives, a totalisé dimanche 19 novembre plus de 13,5 millions d'euros, un record historique, selon ses coorganisateurs.



La 157e vente des vins des Hospices de Beaune, célÚbres enchÚres à des fins caritatives, a totalisé dimanche 19 novembre plus de 13,5 millions d'euros, un record historique, selon ses coorganisateurs.

La vente totalise 13.529.301 euros, soit "le meilleur résultat jamais réalisé pour la vente du Domaine des Hospices de Beaune", ont indiqué dans un communiqué conjoint l'institution bourguignonne et la maison d'enchÚres britannique Christie's.

Le précédent record remontait à 2015 avec un total de 11,3 millions d'euros. La vente de 2016 avait enregistré environ 8,4 millions d'euros.

"UNE SALLE ACTIVE ET DYNAMIQUE"

Agathe de Saint Céran, spécialiste du département Vin chez Christie's, s'est félicitée de cet "excellent résultat" qu'elle a notamment attribué à "une salle active et dynamique" dimanche et à un "important travail de promotion dans le monde entier, à Paris, Londres, Shanghai, Hong-Kong, Tokyo, Los Angeles, Bordeaux et Pékin".

Cette année, il y avait non pas une, comme d'habitude, mais deux "piÚces des Présidents", issues de l'appellation Corton grand cru Clos du Roi, vendues au profit de trois associations. Elles ont été adjugées à 420.000 euros, en deçà du record de 2015 de 480.000 euros au profit notamment des victimes des attaques du Bataclan et des terrasses à Paris survenus deux jours auparavant.

Les enchĂšres se disputaient entre un acheteur au tĂ©lĂ©phone et un homme d'affaires chinois, Shek Kong Leung, client de la maison de nĂ©goce bourguignonne Albert-Bichot. À 410.000 euros, ce dernier allait perdre quand un acheteur brĂ©silien, Alaor Pereira Lino, lui a offert d'ajouter 10.000 euros pour remporter le lot.

UNE CONTRIBUTION DE DERNIÈRE MINUTE !

En échange de cette généreuse contribution, Alaor Pereira Lino a demandé à son associé d'un jour de bénéficier d'une bouteille "minimum" sur les deux fûts adjugés.

La vente des Hospices, qui attire toujours de nombreux acheteurs étrangers, proposait cette année 787 piÚces de vin contre 596 l'an dernier, de 50 cuvées (33 de rouge et 17 de blanc). Chaque piÚce (tonneau) contient 228 litres.

Le domaine des Hospices, qui s'étend sur environ 60 hectares, s'est constitué au fil des siÚcles grùce à des donations. La recette des enchÚres est reversée à l'institution hospitaliÚre des Hospices, fondée au XVe siÚcle.

(avec AFP)


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