Le Valais peut devenir une destination oenologique incontournable au niveau européen à l’horizon 2015. Telle est la vision du conseiller d’Etat Jean-Michel Cina, chef du Département valaisan de l’économie et du territoire.
Le Valais peut devenir une destination oenologique incontournable au niveau européen à l’horizon 2015. Telle est la vision du conseiller d’Etat Jean-Michel Cina, chef du Département valaisan de l’économie et du territoire. Selon lui, le vin doit devenir un produit touristique fort et pleinement intégré dans la promotion valaisanne globale.
Cet objectif se base sur une étude économique sur la stratégie vitivinicole valaisanne initiée en 2007 par le Conseil d’Etat valaisan et rendue publique lundi. Ses résultats montrent que les vins valaisans ont reculé en volume dans un marché suisse saturé et attaqué par les pays producteurs de vin «non traditionnels», tels que les Etats-Unis, l’Australie ou l’Afrique du Sud. La concentration des grands distributeurs représente également une menace.
Le maintien du patrimoine viticole valaisan ne pourra se faire qu’en assurant une juste rétribution de la valeur du raisin, a déclaré lundi en conférence de presse Jean-Michel Cina. Selon le conseiller d’Etat, il s’agit non seulement d’un enjeu économique immédiat pour le vigneron, mais d’une vision à long terme de pérennité de l’ensemble de la filière.
Hausse de prix
Selon l’étude, à volume de production constant, la progression qualitative de la filière devrait pouvoir aboutir à un chiffre d’affaires en hausse de 10%, pour atteindre 440 millions de francs. Ce qui se ferait au travers d’une hausse du prix public du vin d’environ 1,10 franc au litre. Chacun des acteurs du secteur serait alors rentable, notamment les vignerons, grâce à un financement complémentaire du raisin de 60 centimes le kilo.
La qualité des vins doit continuer à progresser: les consommateurs ont démontré y être particulièrement sensibles. Une appellation d’origine contrôlée Valais reconnue, forte et crédible permettra de valoriser les énormes investissements consentis à la vigne et à la cave ces dernières années, a encore relevé le chef de l’économie. La commercialisation des vins valaisans doit en outre se faire par un marketing, une communication et une distribution adaptés aux différents segments de marché et en fonction des qualités propres à chaque vin.
Réalisée par le professeur Bernard Catry de la Faculté des Hautes Etudes Commerciales de l’Université de Lausanne (HEC) avec l’appui d’experts internationaux en matière de législation et de marketing vitivinicoles, l’étude est maintenant à disposition des vignerons et encaveurs valaisans. Ils pourront l’utiliser comme base commune de réflexion pour établir, avant l’été 2009, leur vision de la stratégie marketing des vins du Valais. De son côté, l’Université de Lausanne planche également sur une analyse marketing, qui complétera celle de la profession .
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